‹ Faune de la Normandie (volume 2)Chapitre 102 sur 125 · Anthus Richardi Vieill. — Pipit de Richard · texte numérisé non relu

Anthus Richardi Vieill. — Pipit de Richard

Anthus longipes Hol., À. macronyx Glog., À. rupestris Ménétr.

Corydalla Richardi Vig.

Corydalle de Richard.

DEGLAND et GERBE. — Op. cil., t. I, p. 363.

LEMETTEIL. —= 0p. Ci. UT 4 pit EE

Dugois. — Op. cit. : texte, t. I, p. 494; atlas, t. I, pl. 115, et pl. XIX, fig..96:

OLPHE-GALLIARD. — Op. cit., fasc. XXX, p. 87.

Le Pipit de Richard habite les plaines incultes situées dans le voisinage des eaux, les lieux humides et marécageux, les rizières, les bords couverts d'herbes des cours d'eau. Il est migrateur et peu sociable. I émigre en grandes bandes. Son naturel est querelleur. Ses mœurs sont diurnes. Son vol est rapide, élégant et en ligne ondulée; 1l court sur le sol d'une façon rapide et gracieuse. Sa nourriture se compose d'Insectes et d'Araignées. La femelle ne fait annuellement qu'une couvée, ordinairement de cinq œufs. La ponte a lieu en mai. Cette espèce niche isolément. Le nid, peu profond, est construit avec des tiges et feuilles d'herbes sèches et garni intérieurement de racines sèches ; il est placé dans un creux du sol, parmi les herbes.

Seine-Inférieure :

Espèce mentionnée, sans aucune indication géonémique, comme ayant été observée plus d'une fois dans la Seine-Inférieure. [J. Harpy. — Op. cil., p. 286|.

« Dieppe, 10 janvier, femelle; et Dieppe, 2 décembre, mâle ». [Collection de Josse Harpy, au Musée de Dieppe]. [Examinés par H. G. de K.].

« J'ai tué un mâle, le 2 décembre 1827, sur nos falaises qui bordent la mer,. 0 plus une femelle, le 21 janvier 1836 ». [Josse Harpy. — Manusc. cil., D: 471].

« Nous avons abattu, sur le marais de Lillebonne, le Pipibhiehard.:..: Ce Pipit... se montre de passage dans nos régions..... Nous le croyons moins rare que nous ne l'avions pensé d’abord, car nous avons entendu plusieurs fois son cri, sans pouvoir jamais le joindre. Enfin, nous sommes parvenu à en abattre un premier le 15 octobre (1868), et un second le? du méme mois... "Une vingtaine de ces Pipits sont restés une partie de l'automne sur le marais de Lillebonne. Nous les avons entendus dès le 10 septembre (1868), et ils n'ont dù partir que vers la fin d'octobre, à la suite d'une gelée précoce..... Nous avons vu, sur le même marais de Lillebonne, le 29 avril de cette année (1869), une Minotane ste Ces Oiseaux. Me Pipit Richard. peut donc être considéré comme de double passage dans notre département ». [E. LEMETTEIL. — Op. cit., PRÉ LeD.1900):

Calvados :

« Il doit être rare et n'existe point dans nos collections. J'en vis une grande quantité, 11 y a quatre ans, sur la côte d'Ingouville (Calvados) ». [LE SAUVAGE. — Ones, pr 187]:

M. Albert Fauvel fait savoir qu'un individu à été tué dans les marais de Troarn, le 24 octobre 1863, et qu'il fait partie de sa collection. Trois autres ont été poursuivis en vain. [Note sans titre, in Bull. de la Soc. linnéenne de Normandie, ann. 1863-64, p. 127].

Cet Oiseau a été tué auprès de la redoute de Colleville, par M. Eugène Eudes-Deslongchamps, qui le conserve dans sa collection. [|Note, in

Mémoir. de la Soc. linnéenne de Normandie, ann. 1849-53, p. xi|.

2° Genre. ALAUDA — ALOUETTE:

l. Alauda arvensis L. — Alouette des champs.

Altauda cantarella Bp., A. coelipela Pall., À. ifalica Gm., À. vulgaris Leach.

Alouette commune, À. ordinaire, A. vulgaire.

BERT. — Op. cit, p. 68; tir. à part, p. 44.

GENTIL. — Op. cil., Passereaux, p. 174; tir. à part, p. 162.

Dugois. — Op. cit. : texte, t. I. p. 498; atlas, t. I, pl. 116, etipl. AVI ies ADI

OLPHE-GALLIARD. — Op. cit., fase. XXX, p. 109.

L'Alouette des champs habite les champs, les prairies, etc., en un mot, les divers endroits non boisés, et, pendant la saison froide, elle s'approche des lieux habités par l'Homme. Elle est migratrice et sédentaire, et sociable en dehors de l'époque des amours, pendant laquelle cet Oiseau est fort querelleur. Elle émigre en bandes plus ou moins orandes. Ses mœurs sont diurnes. Son vol est très-facile ; elle décrit une longue ligne ondulée, vole tantôt rapidement, tantôt lentement, et se tient la plus grande partie de son existence sur le sol, où elle court d'une façon rapide et marche en se dandinant un peu. Sa nourriture se compose d'Insectes, d'Araignées, de graines, de jeunes pousses de plantes, de mouron, etc. La femelle fait deux couvées par an, et jusqu'à trois si l’année est favorable, la première de quatre à six œufs. La ponte de la première couvée a lieu dès la seconde quinzaine de mars si ce mois est beau, celle de

ca PE

la deuxième dans la seconde quinzaine de mai ou la première quinzaine de juin, et celle de la troisième dans la seconde quinzaine de Juillet ou la première quinzaine d'août. La durée de l'incubation est de quatorze jours. Crutevespécemiche isolément. Le mid est construit d'une façon lâche et très-négligente, avec des tiges et feuilles sèches de plantes herbacées, des radicelles sèches, et parfois de la mousse, et garni intérieurement de plus fines tiges et feuilles sèches de plantes herbacées et de crins ; il est placé dans une petite dépression du sol, quelquefois creusée par l'Oiseau, au milieu de végétaux herbacés, dans un champ, une prairie, et même dans un marais sur un monüicule garni d'herbe.

Toute la Normandie. — Sédentaire. — T.-C.

Page 1