Emberiza miliaria L. — Bruant proyer
Cynchramus miliaria Bp.
Miliaria europaea SWs., M. seplentrionalis Brehm. Spinus miliarius G.-R. Gray.
Proyer d'Europe.
Gros-bec, Gros-pré, Prêle, Tisserand, Verdri.
DER On Ci. 0p.albet 2; tir. à part,:p. 47 et 48, DEGLAND et GERBE. — Op. cit., t. I, p. 308.
BÉEMEREME = Or. cl, (Grantivores, D. 91; tir: à part, t'on ip el:
GENE 0p. (cit, Passereaux, p.169: tir. à part, Dr A9 7.
Dibons 01e. texte, t. Lp. 540%.atlas, t. I, pl. 125, et pl. XVIII, figs. 106.
OLPHE-GALLIARD. — Op. cit., fasc. XXXI, p. 15.
Le Bruant proyer habite les prairies plus ou moins miarécaseuses, les champs, Surtout ceux de colza, les endroits fertiles et humides parsemés de buissons ou d'arbres isolés, etc. ; on le voit aussi dans les champs secs ; pendant la saison froide, il s'approche des lieux habités par l'Homme ; 1l évite les montagnes et les bois et les forêts. Il est migrateur, errant et sédentaire. Il émigre en bandes.
Son naturel est très-querelleur, ordinairement assez tranquille, et remuant à l’époque de la reproduction. Ses mœurs sont diurnes. Son vol est assez rapide, pénible et en ligne ondulée ; pendant ses migrations il vole généralement à une assez grande hauteur; à terre il sautille lentement. Sa nourriture se compose d'Insectes et de graines. La femelle fait deux couvées par an: la première de quatre à six œufs, exceptionnellement de sept, et la seconde de trois ou quatre au plus. La ponte de la première couvée a lieu dans la seconde quinzaine d'avril ou la première quinzaine de mai et celle de la deuxième en Juin ou dans la première quinzaine de juillet. La durée de l’incubation est d'environ quinze jours. Cette espèce niche isolément. Le nid, peu compacte, est construit avec des tiges et feuilles sèches de Graminées, des brindilles, radicelles et feuilles sèches, et de la mousse, et garni intérieurement de brins d'herbe fins et secs, de crins ou de poils; 1l est généralement placé à terre dans une petite dépression parmi des végétaux herbacés, quelquefois dans un buisson très-près du sol ou sur le sol même, etc.
Toute la Normandie. — De passage régulier : arrive en avril avant la reproduction et repart en septembre ou octobre, et sédentaire. — P. C.
4, Emberiza citrinella L. — Bruant jaune.
Citrinella citrinella G.-R. Gray.
Verdier, Verdière, Verdri, Verdrie, Verdrier, Verdrix.
BERT. — Op. cit., p. 71; tir. à part, p. 47.
DEGLAND et GERBE. — Op. cût.,t. I, p. 310.
LEMETTEIL. — Op. cit., Granivores, p. 59; tir. à part, LEA, De 40
GENTIL. — Op. cit., Passereaux, p. 169 et 170 ; tir. à part, D 15'heEt 168.
Durs = NO bee texte ct [L, p. 544; atlas, t. L pl. 126, ED SMTP 9s. 107.
OLPHE-GALLIARD, — Op. cit., fasc. XXXI, p. 53.
Le Bruant jaune habite les prairies et les champs qui possèdent des haies, des buissons ou des arbres, les bosquets, les lisières des bois et des forêts, les jardins des campagnes, etc., mais ne va pas dans la profondeur des forêts ; quand la saison froide est rigoureuse, il s'approche des lieux habités par l'Homme et pénètre dans les villages. Il est sédentaire, errant et migrateur, et sociable. Son naturel est très-querelleur,- et remuant excepté à l'époque de la mue. Ses mœurs sont diurnes. Son vol est rapide et facile; à terre 1l sautille avec plus ou moins de vivacité. Sa nourriture se compose de graines, d'Insectes et d’Araignées. La femelle fait deux couvées par an, et Jusqu'à trois si l’année est très-favorable, la première de quatre ou cinq œufs, rarement de six. La ponte de la première couvée a lieu en avril et celle de la seconde en juin. La durée de l’incubation est de treize Jours. Cette espèce niche isolément. Le nid est construit avec des tiges et feuilles sèches de plantes herbacées, des radicelles sèches et parfois de la mousse, et rarement garni à l'intérieur de laine, de poils ou de crins; il est placé à une très-faible hauteur dans un buisson, une haie, etc., ou sur le sol dans une touffe d'herbe, au piea d'un buisson ou d’une haie, etc.
Toute la Normandie. — Sédentaire. — T.-C.
o. Emberiza cirlus L. — Bruant zizi.
Cirlus cirlus G.-R. Gray.
Emberiza eleathorax Bchst., E. sepiaria Briss.
Bruant des haies.
Bribri.
BERT. — Op. cit., p. 11;etpl L fig. 22; ur. 4 part pe et même fig.
DEGLAND et GERBE. — Op. cif., t.1, p. 311.
LEMETTEIL. — Op. cit., Granivores, p. 62; tir. à part, t: Ab DURS
GENTIL. — Op. cif., Passereaux, p. 169 et 170; tir. à part, p. 157 et 158.
Dugois. — Op. cit. : texte, t. I, p. 517; atlas, t. I, pl 127 et pl. XIX, fig. 109.
OLPHE-GALLIARD. — Op. cif., fasc. XXXIT, p. 50.
Le Bruant zizi habite les buissons, les haies, les lisières des bois et des forêts, les bosquets, les prairies, les champs, les steppes, même les Jardins des campagnes. Il est migrateur et sédentaire. Son naturel est querelleur. Ses mœurs sont diurnes. A terre 1l sautille avec aisance. Sa nourriture se compose de graines et d'Insectes. La femelle fait deux couvées par an, et Jusqu'à trois si l'année est trèsfavorable, la première généralement de cinq œufs et trèsrarement de six. Le nid est construit avec des tiges et feuilles sèches de plantes herbacées, et garni intérieurement de radicelles sèches ; il est placé dans un buisson, sur un arbuste, à terre parmi des plantes basses, etc.
Toute la Normandie. — De passage régulier : arrive en avril avant la reproduction et repart généralement en octobre, et sédentaire. — A. C.
Emberiza cia L. — Bruant fou.
Cia cia G.-R. Gray.
Emberiza barbata Scop., E. lotharingica Gm., E. pratensis Briss.
Bruant des prés.
DEGLAND et GERBE. — Op. cif., t. I, p. 312.
LEMETTEIL. — Op. cil., Granivores, p.64; tr. à part, t. Il, pr20
Désois. = Ophcit.": texte, t: [, p. 590; atlas, t I, pl. 128, et DÉRXAL ES T0 OLPHE-GALLIARD. — Op. cit., fasc. XXXI, p. 45.
Le Bruant fou habite, pendant la saison chaude, les montagnes, surtout les flancs escarpés, et les plaines pendant la saison froide. Il est sédentaire et migrateur. Son naturel est querelleur. Ses mœurs sont diurnes. Sa nourriture se compose de graines et d'Insectes. La femelle fait probablement deux couvées par an, la première généralement de trois à cinq œufs. Cette espèce niche isolément. Le nid est construit avec des tiges et feuilles sèches de plantes herbacées, de la mousse et parfois des fibres corticales, et garni intérieurement de radicelles sèches et de crins; il est placé dans une cavité de rocher, dans un buisson ou une haie, dans une cavité de mur, etc.
Normandie :
« Cette espèce se trouve fort rarement en Normandie ». [C.-G. CHESNON. — Op. cil., p. 218].
Cette espèce « se montre rarement dans notre département ». [E. LEMETTEIL. — Op. cit., Granivores, DOS AE a partent: p. 21|.
Calvados :
« Un individu a été tué à Blainville ei se voit dans
la collection du D° Hardouin ». [LE SAUVAGE. — Op. Cit.; p: 00€ 7. Emberiza hortulana L. — Bruant ortolan.
Emberiza badensis Gm., E. chlorocephala Gm., E. Tunstalli Lath.
Glycyspina hortulana Cab.
Hortulanus chlorocephalus Bp.
BERT. — Op. cûf., p. 71 ; tir. à part, p. 47. DEGLAND et GERBE. — Op. cit., t. I, p. 316.
LEMETTEIL, — Op. cit., Granivores, p. 66; tir. à part, t. II,
GENTIL. — Op. cil., Passereaux, p. 169 et 171; tir. à part, p. 157 et 159.
Dugois. — Op. cit. : texte, t. I, p. 553; atlas, t. I, pl. 129, et pl. XIX, figs. 108.
OLPHE-GALLIARD. — Op. cit., fasc. XXXI, p. 35.
Le Bruant ortolan habite les lisières des bois et des forêts, les buissons, les prairies, les champs, les vignobles, les Jardins des campagnes, de préférence dans le voisinage de l’eau ; on ne le voit pas dans les vrais marais. Il est migrateur et sédentaire. Il émigre isolément ou par familles. Son naturel est paisible. Ses mœurs sont diurnes. Son vol a lieu généralement à une faible hauteur. Sa nourriture se compose principalement de graines de Graminées et d'Insectes. La femelle fait d'ordinaire deux couvées par an, chacune habituellement de cinq œufs, souvent de quatre et rarement de six. La ponte de la première couvée a lieu en mai
et celle de la deuxième dans la seconde quinzaine de juin ou la première quinzaine de Juillet. La durée de lincubation est de treize Jours. Le nid est construit, d'une facon plus ou moins compacte, avec des tiges et feuilles sèches de plantes herbacées, des racines et feuilles sèches, de la mousse, etc., et garni: intérieurement de radicelles sèches et souvent de poils ou de crins ; il est placé généralement dans une petite dépression du sol creusée par l'Oiseau au milieu de végétaux herbacés ou au pied d’un buisson, ou près du sol dans un buisson ou une haie, etc.
Normandie :
Espèce mentionnée, sans aucune indication géonémique, comme étant de passage accidentel en Normandie. [Noury. — Op. cit., p, 93].
Seine-Inférieure :
Espèce mentionnée, sans aucune indication géonémique, comme ayant été observée plus d’une fois dans la Seine-[nférieure. [J. Harpy. — Op. ci., p. 287].
Cet oiseau « se montre quelquefois dans nos localités, où nous l'avons abattu le 15 avril 1861. Quelques couples se reproduisent dans notre département ». [E. LEMETTEIL. — Op. cif., Granivores, PAROI Apart LH p. 25]:
Eure :
Espèce mentionnée comme ayant été observée dans le canton de Gisors. [Charles BoucxaRD. — Op. cil., p. 20|.
Calvados :
« M. Le Normand, ainsi que M. Dubourg-d'Isigny, naturalistes très-distingués à Vire, m'ont-assuré que
des individus ont été tués dans les environs de cette ville ». [C.-G. CHESNON. — Op. cit., p. 220].
« Cet Oiseau. 2 doit être chez nous de passage ». [LE SAUVAGE. — Op. cit., p. 190].
S. Emberiza schoeniclus L. — Bruant des roseaux.
Cynchramus schoeniclus Boie.
Emberiia arundinacea S. Gm.
Schoenicola arundinacea Bp.
Cynchrame des roseaux, C. schoenicole.
Moineau de rivière, M. des prés, Ortolan des roseaux.
BERT. — Op. cit., p. 71 ; tir. à part, p. 47. DEGLAND et GERBE. — Op. cit., t. I, p. 323.
LEMETTEIL. — Op. cit., Granivores, p. 69; tir. à part, t. IL, p. 25.
GENTIL. — Op. cit., Passereaux, p. 169 et 172 ; tir. à part, p-- loft 160.
DuBois. — Op. cit. : texte, t. I, p. 556; atlas, t. I, pl. 130, et pEtAX, fius- 111:
OLPHE-GALLIARD. — Op. cit.,fasc. XXXI, p. 26.
Le Bruant des roseaux habite les endroits des plaines où croissent des roseaux, des Jones, des buissons de Saules et autres plantes aquatiques. Il est migrateur et sédentaire, et sociable. Il émigre par familles, en bandes, par couples ou isolément. Son naturel est très-remuant. Ses mœurs sont diurnes. Son vol est léger ; à terre 1l sautille d'une façon rapide. Sa nourriture se compose de graines, d'Insectes et d'Araignées. La femelle fait généralement deux couvées par
an, la première de quatre à six œufs. La ponte de la première couvée a lieu en avril et cellé de la seconde én juin ou juillet. La durée de l'incubation est de quatorze Jours. Le nid, peu profond, est grossièrement construit avec des brindilles sèches, des tiges et feuilles sèches de plantes herbacées, des feuilles sèches et de Ia mousse, et garni intérieurement de brins d'herbe plus fins et secs, de crins, de duver vésétal, etc. ln est ordinairement placé à terre parmi des végétaux herbacés ou entre des racines, ou près du sol dans un buisson, etc.
Toute la Normandie. — De passage régulier : arrive en février ou mars avant la reproduction et repart en octobre. — A. C.
9. Emberiza passerina Pall. — Bruant passerine. Poeme NO pD cr.. Granivores, p. 11; 4ir. à part, t. I, Done
Cette espèce a probablement le même genre de vie que celle qui précède : le Bruant des roseaux (Æmberiza schoeniclus L.).
Seine-Inférieure :
« Nous avons capturé le 7 février 1867, sur le marais de Lillebonne, une jeune femelle que nous JOHSCCOnSevée vivante quelques jours... Le Passerine ne fait vraisemblablement dans nos contrées que de très-rares apparitions; nous pensons cependant qu'il s’y montre plus souvent qu'on ne Île pense, mais qu'il y passe inaperçu, à cause de ses rapports marqués avec le Bruant des roseaux. On y rencontre le plus souvent de jeunes individus égarés, ou entraînés par d'autres espèces dans leurs mi-
grations ». [E. LEMETTEIL. — Op. cit., Granivores, p. 72; tr. à part, t. II, p. 28]. — La jeune femelle en question à été examinée par Jules Vian. [H. G. de K.].
2° Genre. AFGIOTHUS — SIZERIN. 1. Aegiothus linarius L. — Sizerin boréal.
Acanthis linaria Bp.
Aegiothus linarius Cab.
Fringilla linaria L.
Linaria borealis Vieill.
Linota borealis Bp.
Passer linaria Pal].
Spinus linaria K.-L. Koch.
Tarin sizerin.
Linot de vigne, Petite-linotte, Tartarin.
BEeRT. — Op. cit. p. 13 et 145 Gr: 2 part 0pe A9 TER
DEGLAND et GERBE. — Op. cit., t. I, p. 293.
LEMETTEIL. — Op. cit., Granivores, p. 76; tir. à part, t. II, p. 92.
Dugors. — Op. eût. : texte, t. I, -p. 606: atlas, T° pete, et pi: XXIX/Hios SI
Le Sizerin boréal habite les forêts et les bois, de préférence ceux qui sont riches en Bouleaux ou en Aulnes; on le voit aussi dans les champs bordés d'arbres isolés ou de buissons, et, pendant la saison froide, il s'aventure même jusque dans les villages. Il est migrateur, errant et sédentaire, et très-sociable. Il émigre en bandes plus ou moins
grandes. Son naturel est vif. Ses mœurs sont diurnes. Son vol est rapide et en ligne ondulée; dans les endroits boisés il vole près du sol, mais quand il franchit un espace dépourvu d'arbres 1l s'élève assez haut; à terre il sautille très-lestement et avec assez de Iégèreté. Sa nourriture se compose de graines et d'Insectes (surtout de Diptères). La femelle ne fait annuellement qu'une couvée, de quatre à six œufs. Le nid est construit avec des brindilles sèches et de la mousse, et tapissé intérieurement de duvet végétal et de plumes ; il est placé dans un buisson, etc.
Seine-Inférieure :
Espèce mentionnée, sans aucune indication géonémique, comme ayant été observée plus d’une fois dans la Seine-[nférieure. [J. Harpy. — Op. cit., p. 288].
« Il émigre dans nos contrées plus rarement que le Sizerin cabaret, et, coïncidence bizarre, on à remarqué que quand l’une des deux espèces se montre dans notre pays en grande abondance, l’autre n'y paraît qu'en petit nombre. Cette espèce à été abattue plusieurs fois dans notre département, où elle arrive le plus souvent vers la fin de novembre; mais ses apparitions sont très-irrégulières et n'ont lieu que tous les cinq ou six ans ». [E. LEMETTEIL. — Op. cüt., Gramivores p.11: Ur. à part, +. Il, p. 33].
Calvados :
M. Le Sauvage fait savoir que le Sizerin boréal a été tué dans le Calvados, depuis la publication de son Catalogue (Op. cit.). [Note, in Mémoir. de la Soc. linnéenne de Normandie, ann. 1843-48, p. xxvi|.
Manche :
« Très-rare; de passage accidentel en hiver ». [J. Le Mennicier. — Op. cot., p. 27].
lis, Aegiothus linarius L. var. rufescens Vieill. — Sizerin boréal var. cabaret.
Acanthis rufescens Bp.
Aegiothus rufescens Cab.
Linaria minima Briss., L. rufescens Vieill.
Linota rufescens Dress.
Sizerin cabaret, S. roussâtre.
Tarin roussàtre.
Linot de vigne, L. rouge, Petite-linotte, Tartarin.
DEGLAND et GERBE. — Op. cit., t. I, p. 297.
LEMETTEIL. — Op. cilt., Granivores, p. 78; tir. à part, LPO L EE co À
GENTIL. — Op. cit., Passereaux, p. 169; tir. à part, p. 157.
Dugois. — Op. cit. : texte, t. I; p. 607 ; atlas, t. LpE M6? et pl. XXVIIL, figs. 132.
Cette variété, qui est migratrice, errante et sédentaire, a sensiblement le même genre de vie que le type : Sizerin boréal (Aegiothus linarius L.). Le nid est construit avec des büchettes, de la laine et des poils, et tapissé intérieurement de lame et de crins.
Toute la Normandie. — De passage régulier : arrive en novembre ou décembre et repart dans la seconde quinzaine de février ou en mars avant la reproduction. — A. C.
NoTE. — On a remarqué, dit E. Lemetteil (Op. cit., Granivores, p. 71; tir. .à part, &. IL p. 33), que quand lune ces deux formes : Sizerin boréal (Aegiothus linarius L.) et Sizerin boréal var. cabaret (A. linarius L. var. rufescens Vieill.) se montre dans notre pays en grande abondance, l’autre n'y parait qu'en petit nombre.
= oue