‹ Faune de la Normandie (volume 2)Chapitre 110 sur 125 · Linaria montana Briss. — Linotte de montagne · texte numérisé non relu

Linaria montana Briss. — Linotte de montagne

Cannabina flavirostris Brehm, €. montana Brehm. Fringilla flavirostris L., F. montium Gm.

Linaria flavirostris Macg., L. montium Leach. Linola flavirostris Saund., L. montium Bp.

Linotte à bec jaune, L. montagnarde.

Linot, Petit-cabaret.

DEGLAND et GERBE. — Op. cit., t. I, p. 290.

LEMETTEIL. — Op. cit., Granivores, p.92; tir. à part, t. IT, p.48.

GENTIL. — Op. cit., Passereaux, p. 167 et 168 ; tir. à part, D: 155 et 150.

Dubois" 0p: cit. : texte, t Ep. 602; atlas; t. I, pl. 140, et pl. XXIIL, figs. 125. |

La Linotte de montagne habite, pendant la saison chaude, les rochers et les lieux arides privés d'arbres élevés, dans les montagnes, et, pendant la saison froide, les endroits cultivés et les plaines presque ou complétement dépourvues d'arbres. Elle est migratrice et sédentaire, et très-sociable. Elle émigre en bandes. Son naturel est vif et très-doux. Ses mœurs sont diurnes. Son vol est rapide ; à terre elle sautille avec légèreté. Sa nourriture se compose de graines,

principalement de graines oléagineuses. Le nid est construit avec des tiges et feuilles sèches de plantes herbacées, des radicelles sèches, de la mousse et des lichens, et garni intérieurement de laine, de plumes ou de poils; il est placé sur un arbuste ou dans un buisson.

Espèce mentionnée, sans aucune indication géonémique, comme ayant été observée plus d'une fois dans la Seine-[nférieure. [J. Harpy. — Op. cit., p. 288 |.

Dieppe, décembre, deux individus. [Collection de Josse Harpy, au Musée de Dieppe].

Cette espèce « se montre dans nos localités de passage très-irrégulier. Ses apparitions y sont fort rares... Ces Oiseaux se sont montrés cette année (1869) sur les alluvions de Saint-Vigor où ils volaient en bandes nombreuses, serrées, pirouettantes ; fuyant de fort loin, fréquentant le bord des criques, les blancs bancs, les vases molles. M. Ch. Vasse, observateur profond, se trouvant au marais le 23 février, remarqua les allures rapides, les évolutions capricieuses et le cri particulier de ces petits Oiseaux. Il reconnut bien vite qu'il avait affaire à une espèce rare. Étant parvenu, avec beaucoup de peine, à les tirer une seule fois et de fort loin, il abattit un individu qu'il nous a offert avec sa bienveillance ordinaire. C'était une femelle ayant l'ovaire bien garni et prenant déjà la robe de noces ». [E. LEMETTEIL. — Op. cil., Granivores; p: JS UE ME paNL 0 HD AU

Calvados :

« Se rencontre avec les Linottes, et quelquefois en petites volées sur les bords de la mer... Je possède un jeune de l'espèce ». [LE SAUVAGE. — Op. cüié., p. 193].

« M. Eudes-Deslongchamps annonce que son fils a tué en chasse, à la fin d'octobre 1848, un grand nombre d'individus : Gros-bec de montagne ou à gorge rousse, Oiseau de passage qui se voit assez rarement dans nos contrées ». [Note, in Mémoir. de la Soc. linnéenne de Normandie, ann. 1843-48, Dev]:

Manche :

« Très-rare et très-irrégulier dans son passage. Un chasseur en tua sept près du Grand-Vey, en novembre 1857 ; et le 14 janvier 1858, deux autres furent tués sur le bord de la Vire, près de Saint-Lô ». [J. LE MENNICIER. — Op. cit., p. 28].

OBSERVATION

Linaria citrinella L. (Linotte venturon).

Noury dit (Op. cit., p. 94) que cette espèce est de passage accidentel en Normandie, sans donner aucune indication géonémique.

Je n'ose pas, d'après ce vague renseignement, le seul que je connaisse à cet égard, inscrire le Linaria citrinella L. au nombre des Oiseaux venus d’une façon naturelle en Normandie.

9° Genre. FRINGILLA — PINSON.

l. Fringilla coelebs L. — Pinson commun.

Fasserspiza Pall.

Struthus coelebs Boïe.

Pinson ordinaire, P. vulgaire.

Glaumet, Mistradiei, Moisseron, Pigeonnet, Pinchard, Pincheron, Pinchon, Pinchton, Pinsard, Pinseron, Quienquien, Quinquin, Thuin.

BERT. — Op. cit., p. 73 et 74; tir. à part, p. 49 et 50.

DEGLAND et GERBE. — Op cüf., t. I, p. 271.

LEMETTEIL. — Op. cif., Granivores, p. 96; tir. à part, t. IS pis

GENTIL. — Op. cit., Passereaux, p. 164 ; tir. à part, p. 152.

Dugors. — Op. cit. : texte, t. I, p.584; atlas, EU et pl. XXII, figs. 126.

Le Pinson commun habite les bois, les forêts, les bosquets, les jardins des campagnes, et, d’une facon générale, les divers endroits pourvus d'arbres ; 1l évite les lieux trèshumides. Il est sédentaire, errant et migrateur, “et"peu sociable. Il émigre en grandes bandes ; rarement les deux sexes voyagent ensemble ; d'ordinaire les mâles précèdent d'une quinzaine de Jours les femelles. Son naturel est vif, et paisible en dehors de l’époque de la reproduction, pendant laquelle 1! est querelleur. Ses mœurs sont diurnes. Son vol est rapide et en ligne ondulée; quand il franchit un court espace il vole presque au ras du sol ; dans le cas contraire il s'élève assez haut, et, pendant ses migrations, il vole à une grande hauteur; à terre il progresse en sautillant et en marchant. Sa nourriture se compose de graines, surtout de graines oléagineuses, d'Insectes et d'Araignées. La femelle fait deux couvées par an : la première de cinq ou six œufs et la seconde ordinairement de trois et rarement de plus de quatre. La ponte de la première couvée a lieu en avril et celle de la seconde en juin. La durée de l’incubation est de quatorze jours. Cette espèce niche isolément. Le nid, arrondi, assez profond et à parois épaisses, est très-artistement construit avec des lichens, de la mousse, des radicelles sèches et des tiges et feuilles sèches de plantes herbacées,

réunis par des toiles d’Araignées ou de Chenilles, et tapissé intérieurement de duvet végétal, de laine, de poils, de plumes et de crins ; il présente l’un des innombrables cas de mimétisme que l’on observe dans le monde animal ; celui de la seconde couvée annuelle est construit un peu moins soigneusement. Le nid est placé sur un arbre, exceptionnellement dans une haie ou sous un toit de chaume, etc.

Toute La Normandie. — Sédentaire. — T.-C.

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