‹ Faune de la Normandie (volume 2)Chapitre 113 sur 125 · Loxia curvirostra L. —— Bec-croisé commun · texte numérisé non relu

Loxia curvirostra L. —— Bec-croisé commun

Crucirostra abielina B. Meyer, C’. europaea Leach, C. pineltorum Brehm.

Loxia europaea Macg.

Bec-croisé ordinaire, B. vulgaire.

Bec-tord.

BERT. — Op. cif., p. 12, et pl. I, fig. 20; tir. à part,p.48; et même fi.

DEGLAND et GERBE. — Op. cût., t. I, p. 261.

LEMETTEIL. — Op. cit, Granivores, p. 109; tir. à part, te D 00: | GENTIL. — Op. cit.,1Passenreaux, pt l62- UP nan

Dior Opacueaexte, t. I, p. 039%atlas, tt. Er pl. 146, CODE res lT9.

Le Bec-croisé commun habite les forêts et bois de Conifères, de préférence dans les montagnes ; pendant ses errations et migrations, il n’est pas rare de le voir dans les plaines cultivées, dans les jardins des campagnes, les versers, etc., et parfois assez loin des forêts et bois de Conifères ; on ne le trouve presque Jamais dans les forêts et bois composés d'autres essences. Il est migrateur, errant et sédentaire, et très-sociable. Il émigre en bandes. Son naturel est vil. Ses mœurs sont diurnes. Son vol est facile, léger, ondulé et rarement de longue durée; pendant ses migrations il vole généralement haut. Sa nourriture se compose de graines, principalement de graines de Conifères ; il mange aussi des bourgeons. La femelle ne fait annuellement qu'une couvée, de trois ou quatre œufs. La ponte a lieu à toutes les époques de l’année, celle de la mue exceptée, mais ordinairement en février ou dans la première quinzaine de mars. Cette espèce niche isolément ou en petite société. Le nid est construit avec des büchettes de Conifères, des bruyères, des Graminées sèches, de la mousse et des lichens, ou seulement avec des brindilles sèches et des hehensEnierieurest san de lichens plus tendres, de brins d'herbe secs, et parfois aussi de radicelles sèches ou de plumes. Il est placé sur un Conifère élevé.

Normandie :

« Les Becs-croisés ne viennent dans notre pays qu'à des époques absolument indéterminées et trèsrares. Leur apparition dans le temps de la récolte des pommes est un fléau, car ces Oiseaux dévastent les vergers pour extraire les pepins des pommes et des poires, dont ils se nourrissent à défaut de graines de Pins. Ils arrivent par troupes très-nombreuses, vont toujours de compagnie, sont beaucoup moins farouches

lors de leur arrivée ; il m'est arrivé d'en tuer dixsept à coups de fusil dans le même Pommier sans que les autres quittassent l'arbre ». [C.-G. CHEsNox. — Op. cit., p. 224].

Espèce mentionnée, sans aucune indication géonémique, comme étant de passage régulier en Normandie. [Noury. — Op. cit., p. 94]. — Il doit y avoir erreur dans le signe conventionnel, et c’est presque certainement de passage accidentel qu'il faut lire. [EG deKr

Seine-Inférieure :

Espèce mentionnée, sans aucune indication géonémique, comme ayant été observée plus d'une fois dans la Seine-Inférieure. [J. Harpy. — Op. cüil., p. 288|.

«Ils ne font dans nos climats que des apparitions irrégulières et assez rares. On les voit au commencement de Juillet, par bandes plus ou moins nombreuses, mais toujours serrées... Le plus souvent, les individus qui nous arrivent en Juillet sont des jeunes en premier plumage, etils sont alors si peu farou- : ches qu'on peut les tuer à coups de bâton. J'ai vu, 1l y à quelques années, une volée nombreuse de Becscroisés s'abattre dans un Poirier. Une vingtame de ces Oiseaux s'étaient groupés, comme une grappe, sur une branche flexible qui ployait sous leur poids. Un premier coup de feu en abattit sept et fit une trouée dans la bande ; les autres restèrent cramponnés sur la branche, que le coup de feu faisait osciller. Il s’en est fait en 1838, en juillet, en août et en septembre, un passage très-considérable, et nos cultivateurs parlent encore des ravages quils exercèrent dans les Pommiers; ils hachaient les pommes pour saisir les pepins, qu'ils mangeaient avec une grande avidité. Pareil fait s’est renouvelé cette année (1868) :

nous avons vu une petite tribu de Becs-croisés, qui s'était établie dans notre voisinage, mettre des pommes en pièces en quelques secondes ». [E. LEMETTEIL. — Op. cit, Granivores, p. 108: tir. à part, t. IL LOUE IE

Cette espèce est venue dans le canton d'Eu, en octobre 1870 et en décembre 1877. [Louis-Henri BourGEois, renseign. manuscrit, 1888].

« Je l’ai observé et l’ai vu tuer, en été, dans les bois de Sapins à Pissy-Pôville ». [Raoul ForTIN, renseign. manuscrit, 1889].

Eure:

Espèce mentionnée comme ayant été observée dans le canton de Gisors. [Charles BoucHarn. — Op. Ci DA LL)

Calvados :

« Quand ces Oiseaux arrivent au temps de la maturité des pommes, ils les coupent avec une étonnante facilité pour en avoir les pepins, et ils en font une srande desteuchon. Ina michérven-hiver dans les Sapins d'Harcourt (D° Chaperon) »... Une grande migration à eu lieu en 1835, en hiver. [LE SAUVAGE. = Optot. pi lo)

M. Eugène Eudes-Deslongchamps fait savoir que cette espèce est venue, pendant l'été et l'automne de 1859, dans le Calvados, où on ne l'avait pas vue depuis plus de vingt ans. [Note sans titre, in Bull. de la Soc. linnéenne de Normandie, ann. 1859-60, Douze

Presque chaque année, on m'a signalé sa venue dans le Calvados. Au mois de novembre 1887, une vingtaine de ces Oiseaux furent tués aux portes de Lisieux. [Emile ANFRIE, renseign. manuscrit, 1888].

Manche :

« Très-irrégulier dans son passage, non-seulement quant aux saisons, mais encore quant aux années », [Emmanuel CANIVET. — Op. cil., p. 15].

« Son apparition dans la Manche est très-irrégulière et assez rare.…Ælle a: été vue aux -envirenette Saint-Lo :

1° Dans l'hiver rigoureux de 1855 à 1856 ;

2° En juin 1861, elle ne séjourna que quelques Jours ;

3° En 1862, du 8 au 10 janvier, une bande de douze individus apparut au Burel près de Saint-Lô, sur des pommes que ces Oiseaux mettaient en pièces pour manger les pepins; neuf furent tués, c'étaient neuf mâles (vieux et Jeunes) ;

4 En novembre 1868, plusieurs individus ont été tués dans un Jardin, route de Villedieu ;

»° Enfin, en 1873, de Juillet à décembre -omen vit quelques-uns aux environs de la ville ». [J. LE MENNICIER. — Op. cil., p. 28].

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