‹ Faune de la Normandie (volume 2)Chapitre 52 sur 125 · Parus barbatus Briss. — Mésange à moustaches · texte numérisé non relu

Parus barbatus Briss. — Mésange à moustaches

Aegithalus biarmicus Boie.

Calamophilüus barbatus Keys. et BI, C. biarmicus Leach. CeStbiricusab |:

Mystacinus barbatus Schleg., M. biarmicus Boite.

Panurus barbalus Saund., P. biarmicus K.-L. Koch.

Paroides biarmicus G.-R. Gray.

Parts biarmicus Di P.russicus Gin:

Calamophile à moustaches.

Panure à moustaches.

Moustache.

BE t0p Cu, ,-p. C)ret NO; tr. a part, p. 45 et 46.

DEGLAND et GERBE. — Op. cif., t. I, p. 573.

LEMETTEIL. — Op. cit., Insectivores, p. 88; Ur. à part, pr uloer

GENTIL. — Op. cit., Passereaux, p. 205 et 208; tir. à part,

ps et:

Busors 0 p cu uexte, t. 1, p. 450; atlas, 1.1, pl 106, tbe Le 100.

La Mésange à moustaches habite uniquement les lieux où il y à des roseaux en abondance. Elle est migratrice et sédentaire. Elle vit par couples ou par familles pendant la saison chaude, et en bandes pendant la saison froide, le mâle restant toujours près de sa femelle. Son naturel est vif. Ses mœurs sont diurnes. Son vol est léger. Sa nourriture se compose d’'Insectes, d’Araignées, et d'œufs d'nsectes et d'Araignées ; pendant la saison froide, elle mange des graines de roseaux, et il est probable que, dans les cas de disette, elle mange aussi des graines d'autres végétaux marécageux. La femelle fait généralement deux couvées par an, la première étant de cinq à huit œufs. La ponte

de la première couvée a lieu en avril, et celle de la seconde dans la dernière huitaine de juin. Cette espèce niche isolément. Le nid, qui a la forme d'une coupe, d'une boule ou d'une bourse, est construit très-artistement avec des feuilles de roseaux entrelacées, des tiges et des feuilles de fines Graminées sèches, du duvet végétal, de la mousse, etc.; il est fixé par des filaments de plantes, au-dessus de l’eau, à des roseaux ou à des branches de petits arbustes, dans un fourré, ou à de hautes herbes sur une petite éminence dans le voisinage des roseaux.

Toute la Normandie. — De passage régulier : arrive au printemps avant la reproduction et repart en automne.— R.

NOTES

« Niche à Dieppe ». [Noury. — Op. cit., p. 93].

« Nous croyons qu'elle niche très-rarement dans la Seine-Inférieure. Quelques couples se reproduisent chaque année à la grand mare du Marais-Vernier (Eure) ». [E. LEMETTEIL. — Op. cit., Insectivores, p. 89 ; tir. à part, CHE D A6

S. Parus pendulinus L. — Mésange rémiz.

Aegithalus pendulinus Boie.

Paroides pendulinus G.-R. Gray.

Parus narbonensis Gm., P. polonicus Briss.

Mésange penduline.

Rémiz penduline.

Penduline, Rémiz.

BERT. — Op. cit., p. 69 et 70: tir. à part, p. 45 et 46.

DEGLAND et GERBE. — Op. citf., t. I, p. 575.

LEMETTEIL. — Op. cit. Insectivores, p. 91; tir. à part, t::E pts +

BREHM. — Op. cit., t. I, p. 771, et pl. XIX (p. 773), fig. 2.

A ne

La Mésange rémiz habite uniquement les lieux où 1l y a des roseaux ou des Saules. A.-E. Brehm dit (Op cit. t. I, p. 772) qu'on ne sait pas encore si elle est migratrice ou seulement errante. Elle est d'un naturel vif. Ses mœurs sont diurnes. Son vol est rapide et saccadé. Sa nourriture se compose d'Insectes, d'Araignées, et d'œufs d'Insectes et d'Araignées ; pendant la saison froide, elle mange des graines de roseaux et d'autres végétaux marécageux. La femelle fait annuellement une couvée, de quatre à sept œufs. Cette espèce niche isolément. Pour Ja description du nid, construit très-artistement, et la place qu'il occupe, J'ai recours à des renseignements très-exacts de Baldamus, reproduits HEC brenm (Op ct. 1. Lp7772), où Je copie la note suivante :

NOTE. — « Pendant sept semaines, dit Baldamus, j'ai pu observer cette espèce presque tous les jours, alors qu’elle était occupée à construire son nid, et j'ai eu dans les mains plus de trente de ses nids. Cette observation est d’autant plus intéressante que l’Oiseau est très-confiant et ne se gêne pas pour continuer son œuvre en présence même de l'Homme. J’ai pu ainsi suivre toute la marche de son travail, voir le nid dans toutes les périodes de sa construction. Je n’ai trouvé de nids que dans les marais et aux extrémités des branches des Saules. Jamais je n’ai vu de nid placé immédiatement au-dessus de la surface de l’eau, ni tellement avancé au milieu des roseaux qu'il en fût complétement caché. Bien au contraire, ces nids étaient tous en dehors des fourrés de roseaux, ordinairement vers leur lisière, au-dessus de l’eau, et à une hauteur de douze à quinze pieds du sol. Il n’y en avait que deux qui en fussent à huit ou dix pieds, très-peu à vingt ou trente; un se trouvait à la cime d’un Saule trèsélevé.

« Le mâle et la femelle déploient une grande ardeur à construire leur nid, et cependant on a de la peine à comprendre comment ils achèvent une œuvre pareille en moins de quinze jours. Tous les individus ne sont pas aussi adroits les uns que les autres ; cependant, les nids les plus grossièrement construits sont ceux qui datent d’une époque de l’année déjà avancée, alors que l'Oiseau a déjà vu plusieurs de ses nids détruits par les Pies. Dans ces cas, la femelle pond dans un nid à peine fait à moitié, et elle continue à y travailler jusqu’à ce qu’elle se mette à couver. J’ai trouvé

deux de ces nids, qui renfermaient des œufs. La Rémiz penduline travaille à ses constructions au mois d'avril, par conséquent avant l’époque où les roseaux sont déjà grands; ce n’est guère, cepen— dant, qu’en juin où juillet que l’on trouve beaucoup de nids.

« La Rémiz penduline commence par faire choix d’un rameau mince, pendant, présentant une ou plusieurs bifurcations à peu de distance de son point d'origine; elle l'entoure de lame, plus rarement de poils de Chèvre, de Loup, de Chien, ou de filaments d'écorces. Entre les branches de la bifurcation, elle fixe les parois latérales du nid, les tisse jusqu’à ce qu’elles dépassent assez ces branches pour qu’elle puisse les rattacher par en bas l’une à l’autre, et former ainsi un plancher aplati. Ce nid, ainsi ébauché, ressemble à un panier à bords plats: c’est ce que l’on a décrit jusqu’à présent comme le nid de plaisance du mâle. Les parois extérieures sont ensuite solidifiées. L'Oiseau se sert, à cet effet, du duvet des Peupliers ou des Saules, qu’il agglutine au moyen de sa salive, et qu'il fixe avec des filaments d’écorce, de la laine et des poils. Le nid présente alors la forme d’un panier à fond arrondi. À ce moment, l’Oiseau commence à construire une petite ouverture latérale circulaire. Celte ouverture n’est cependant pas la seule : le nid en a deux ; l’une est munie d’un couloir extérieur de un à trois pouces de long; l’autre reste ouverte. Une des ouvertures est fermée plus tard ; j’ai vu cependant un nid où cette ouverture n'avait pas été bouchée. Enfin, la Rémiz penduline dépose au fond de son nid une couche, d'environ un pouce d'épaisseur, de duvet végétal, et la construction est terminée ».

Normandie :

Espèce mentionnée, sans aucune indication géonémique, comme étant de passage accidentel en Normandie. [Noury. — Op. cit., p. 93].

Seine-Inférieure :

Espèce mentionnée, sans aucune indication géonémique, comme n'ayant encore été observée qu'une fois dans la Seine-Inférieure. [J. Harpy. — Op. cüf., p28/

« Dieppe, 30 octobre 1828, mâle et femelle ». [Collection de Josse Harpy, au Musée de Dieppe]. [Examinés par H. G. de K.|.

Dénaeiendeux, male et iemelle "An Dieppe, le 31 (sic) octobre 1828. [Josse Harpy”. — Manusc. infrà cil., p. 45].

2° Genre. REGULUS — ROITELET.

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