Guculus canorus L. — Coucou commun
Cuculus borealis Pall., C. cinereus Brehm, C. hepaticus Sparrm., C. rufus Briss.
Coucou gris, C. ordinaire, C. vulgaire.
BR ODACTE D M0: tir. à part, p. 52.
DEGLAND et GERBE. — Op. cif., t. I, p. 161.
LEMETDEIL. — Op. cit, Insectivores, p. 129; tir. à part, (sp 1100
Con Op Ac Gimpeurs, p. 49: tir. à part, p. 33.
Dugois: — Op: cit. texte pe 70 ;'atlas DEMO et pl. XXIV, fps MOD: 0C, de, Le NAME OLPHE-GALLIARD. — Op. cif., fasc. XXIV, p. 68.
Le Coucou commun habite les forêts et les bois, et se montre aussi dans les bosquets, les pépinières, les Jardins des campagnes, les champs de choux, etc. Il est migrateur et peu sociable. Il émigre souvent en bandes ; au printemps, les mâles arrivent quelques jours plus tôt que les femelles. Son naturel est très-vif. Ses mœurs sont diurnes et nocturnes. Son vol est rapide, élégant et léger ; il ne reste Jamais longtemps à terre, où il est fort maladroit. La nourriture de l'adulte se compose uniquement d'Insectes (surtout de Chenilles velues) et d'Araignées; mais il est très-probable que certains des Oiseaux auxquels la femelle fait couver ses œufs donnent aussi aux Jeunes d’autres animaux et des fruits charnus. La femelle confie à d’autres Oiseaux le soin de couver ses œufs et d'élever ses petits. Elle dépose ses œufs un à un dans des nids d'un grand nombre d'espèces d'Oiseaux, après avoir, au préalable, cassé sur le nid un des œufs qui s'y trouvaient, car elle ne pond jamais dans un nid vide. Elle dépose son premier œuf habituellement dans Ja seconde quinzaine de mai, le deuxième, quatre ou cinq jours plus tard, et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'elle ait fait sa première ponte, qui est de cinq à sept œufs; puis elle en fait une seconde : on trouve des œufs depuis la mi-mai Jusqu à la fin de juillet. La femelle ne confie qu'un œuf au même nid, très-rarement deux. Savatier en a trouvé trois dans un nid de Bruant proyer. Ce n’est que bien rarement que la femelle couve elle-même l’un de ses œufs et nourrit le petit.
NoTE. — «Tant que la femelle, dit Alphonse Dubois (Op. eit., texte, t. I, p. 710), n’est pas prête à pondre, le mâle ne la quitte pas d’un instant, mais il ne l’assiste nullement à trouver un nid el ne paraît guère se préoccuper de sa progéniture. C’est en volant d’un côté et d’autre qu’elle cherche un abri pour ses œufs,
et elle doit être douée d’un instinet tout particulier, car elle découvre les nids les mieux cachés ».
« Si la position et la forme du nid le lui permettent, dit A.-E. Brehm (Op. cit.,t. I, p. 173), elle y pénètre el y pond son œuf, si non elle le pond à terre, le prend dans son bec et Île porte dans le nid ».
« Jusqu'ici, dit Alphonse Dubois (p. 711), on a trouvé des œufs de Coucou dans les nids d’une centaine d’Oiseaux difiérents, mais cette espèce pond le plus souvent dans des nids de Merles, de Grives, de Motteux, de Traquets, de Rouges-queues, de Rouges-gorges, d'Accenteurs mouchets, de Fauvettes, de Contrefaisants, de Rousserolles, de Hoche-queues, de Bergeronnettes, de Pipits, d’Alouettes, de Bruants, de Momeaux, de Pinsons, de Linottes, de Verdiers, etc.; on en a même trouvé dans des nids de Pies-grièches, de Pigeons sauvages, et, exceptionnellement, dans un nid de Grèbe castagneux ».
« Tous les Oiseaux, dit A.-E. Brehm (p. 173), auxquels incombe ce douteux honneur d’avoir à élever un Coucou, témoignent la plus grande frayeur du sort qui les menace, et cherchent par tous les moyens à éloigner le Coucou. Celui-ci, d’ailleurs, n’aime pas à pondre en présence des parents nourriciers. Il arrive comme un voleur de nuit, dépose son œuf et s’enfuit aussitôt. Il n’en est pas moins curieux de voir que des Oiseaux qui ne peuvent souffrir qu'on dérange leur nid, qui le quittent si on y touche, ne jettent pas en bas l’œuf du Coucou, comme ils le font pour d’autres œufs qu’on mêle aux leurs, et qu'ils continuent à couver, même si le Coucou a enlevé presque tous leurs propres
œufs. Ils détestent le Coucou, mais ne refusent pas leurs soins à ses œufs ni à ses petits ».
« Après avoir fait sa ponte, dit Alphonse Dubois (p. 711), le Coucou femelle continue à observer les différents nids auxquels il a confié un œuf, jusqu’après la naissance de ses petits. Dès qu’il a constaté l’éclosion de son œuf, il arrive, toujours en l’absence des parents nourriciers, et jette hors du nid tous les œufs non encore éclos ou les petits nés avant ou en même temps que le sien, de façon que ce dernier reste seul dans le nid.
« On a toujours cru que c'était le jeune Coucou qui, en se remuant, jetait ses compagnons dehors. Mais les nombreuses observations de Ad. Walter ne laissent aucun doute à cet égard. Cet auteur a constaté, en effet, un grand nombre de fois, que le jeune Coucou était déjà seul quelques heures après sa naissance; or, comment veut-on que ce petit être, qui vient au monde nu, aveugle et très-faible, puisse, dans cet état, se débarrasser des œufs ou de ses compagnons de nid ? Il faut évidemment qu’un autre