‹ Faune de la Normandie (volume 2)Chapitre 75 sur 125 · Phylloscopus rufus Bchst. — Pouillot véloce · texte numérisé non relu

Phylloscopus rufus Bchst. — Pouillot véloce

Ficedula rufa K.-L. Koch.

Motacilla lotharingica Bchst., 17. rufa Bchst. Phylloscopus collybita Newt., P. rufus Kaup.

Phyllopneuste rufa Brehm.

Sylvia collybita Vieill., S. rufa Lath.

Sylvicola rufa Eyton.

EUIt,

BERT. — Op: cit., p- Ot'et.65; ir. -arpart, pAO0IEERR DEGLAND et GERBE. — Op. cül., t. I, p. 546.

LEMETTEIL. — Up. cif., Insectivores, p. 196: tir. à part, tp. 202 GENTIL. — Op. cit., Passereaux, p. 202; tir à part/pArote

Dugois, — Op. cit..:1texte, t. L p. 4075" atlas tie fo. 2 pl.:00 up hes 000!

Le Pouillot véloce habite les taillis des bois et des forêts, préférant ceux où des Conifères se trouvent parmi des arbres d'autres essences, et ne se montre que rarement dans les futaies ; pendant ses migrations, on le voit aussi dans les jardins des campagnes, dans les lieux découverts garnis de quelques arbres ou bordés de buissons, etc. Il est migrateur et sédentaire. Il émigre, en automne, par familles ou isolément. Son naturel est vif et querelleur. Ses mœurs sont diurnes. Son vol estrapide ; quand l'Oiseau franchit un grand espace découvert, son vol présente des ondulations plus ou moins étendues. Sa nourriture se compose d'Insectes et d'Araignées; au besoin, il mange des fruits charnus. La femelle fait deux couvées par an, la première de cinq à sept œufs. La ponte de la première couvée a lieu dans la seconde quinzaine d'avril ou la première quinzaine de mai, et celle de la seconde en juillet. La durée de l'incubation est de treize jours. Cette espèce niche isolément. Le nid,

subglobuleux et à entrée latérale, est construit avec des tiges tendres et sèches, des brins d'herbes secs, de la mousse et des feuilles sèches, et garni intérieurement de duvet végétal, pos tetdébiumeswlluest placé sur Teéwsolh'entre des racines d'arbre, dans la mousse, dans une touffe d'herbe, au pied d’une haie, ou dans un buisson à une hauteur trèspetite, ete.

Toute la Normandie. — De passage régulier : arrive en février avant la reproduction et repart vers la fin d'octobre. — T.-C.

OBSERVAT. — Très-probablement, quand Ja saison froide est douce, un petit nombre reste toute l’année en Norman- EI CARUENK |

OBSERVATION

Phylloscopus Bonellii Vieill. (Pouillot de Bonelli).

Bien qu'il soit fort probable que cette espèce vienne accidentellement dans la Normandie, car elle a été trouvée dans le département de Maine-et-Loire, les environs de Paris et les environs d'Abbeville (DEGLAND et GERBE — Op. ci. t. I, p. 590), je n ose pas l'inscrire dans la liste des Oiseaux venus d’une facon naturelle en Normandie, ne connaissant que le renseignement suivant, qui émane de E. Lemetteil : « Nous avons abattu 1] y a quelques années, dit-il (Op. DAMESeChvores, p-d9S;:ttuir. à, part; ctI p. 265), un Pouillot que nous considérons comme le Bonelli, et dont la description concorde, sous tous les rapports, avec celle que nous donnons plus haut. Un seul point s'oppose à notre conviction, c'est la disposition des rémiges ». Et cet auteur fait suivre d’un point de doute le nom de l'espèce en question. Encore un sujet d'ornithologie normande qu'il est nécessaire d'étudier d’une façon approfondie.

mn

3° Genre. SYL VIA — FAUVETTE.

]. Sylvia atricapilla L. — F'auvette à tête noire.

Curruca atricapilla K.-L. Koch.

Monachus atricapillus Kaup.

Motacilla atricapilla L.

Sylvia atricapilla Scop., S. ruficapilla Naum.

BERT. — Op.-cit., p. 64, et pl: L'üg.,21; Ur a pare pue et même fig.

DEGLAND et GERBE. — Op. cüt., t. I, p. 473.

LEMETTEIL. — Op. cif., Insectivores, p. 203; tir. à part, t: EDR RMUs

GENTIL. — Op. cif., Passereaux, p. 195; tir. à part, p. 183.

DuBois. — Op. cit. : texte, t. L, p: 351 atlas MP pie et pl. ME, eee

La Fauvette à tête noire habite les forêts et les bois, recherchant surtout leurs clairières et leurs lisières, les buissons, les bouquets d'arbres, les haies touffues bordant les lieux découverts ; elle se montre aussi dans les vergers, dans les jardins des campagnes et même dans ceux des villes, mais ne va que rarement dans les endroits sombres des forêts et des bois. Elle est migratrice et sédentaire. Elle émigre isolément ; toutefois, en automne, on la voit souvent émigrer par couples ou par familles. Son naturel est vif. Ses mœurs sont diurnes. Son vol est rapide et direct ; elle ne descend que rarement à terre, où elle ne se meut pas facilement. Sa nourriture se compose d'Insectes, d’Araignées et de fruits charnus. La femelle fait deux couvées par an, la première de quatre à six œufs. La ponte de la première couvée a lieu en mai et celle de la seconde dans la dernière huitaine de Juin ou en juillet. La durée de l'incubation est d'une quinzaine de jours. Cette espèce niche

isolément. Le nid est construit légèrement avec des büchettes, des brins d'herbes secs, du duvet végétal et rarement de la mousse, réunis par des toiles d'Araignées ou de Chenilles, et garni intérieurement de fines bûchettes et parfois de feuilles sèches et de crins; il est placé dans un buisson ou une haie, parfois-sur un arbuste.

Toute la Normandie. — De passage régulier : arrive dans la dernière huitaine de mars ou la première quinzaine d'avril avant la reproduction et repart en septembre ou octobre. — T.-C.

OBSERVAT. — « Dans les hivers très-cléments, quelques individus restent dans nos climats ». [E. LEMETTEIL. — Op. ét, insechivores ip. 204:ur- apart it LE p.271].

Page 1