Saxicola rubicola L. — Traquet rubicole
Curruca rubicola Leach.
Motacilla rubicola L.
Oenanthe rubicola Vieill.
Pratincola rubicola K.-L. Koch.
Saæxicola rubicola Bchst.
Sylvia muscipela Scop., S. rubicola Lath.
Tarier pâtre, T. rubicole.
Traquet pâtre.
Maréchal, Ortolan de pays, Ouistrac, Petit-maréchal, Tratra.
RERO D cr, 0p-. 591et 60; tir. à part,-p. 39 et 36.
DEGLAND et GERBE. — Op. cit., t. I, p. 462.
LEMETTEIL. — Op. cit., Insectivores, p. 238; tir. à part,
te p.905.
GENTIL. — Op. cit., Passereaux, p. 191 et 192; tir. à part, pe1790e6180, |
Pub Un. cirstlexte, 1.1, p. 316; atlas, t. I, pl. 73, pla, e.-73.
Le Traquet rubicole habite les endroits herbeux, les taillis, les terrains arides, les rochers garnis de végétation, les coteaux couverts de bruyères; on le voit aussi dans le voisinag'e de l'eau et dans les marais et les champs. Il est miorateur et sédentaire, et peu sociable. Il émigre isolément au printemps, les mâles précédant généralement de quelques jours les femelles, et par couples en automne. Son naturel est vif. Ses mœurs sont diurnes. Son vol est rapide mais habituellement dure peu; quand il fait un long trajet, 1l décrit des lignes ondulées à une faible hauteur. Sa nourriture se compose d'Insectes et d’Araignées. La femelle ne fait annuellement qu'une couvée, de quatre ou cinq œufs, rarement de six. La ponte a lieu en mai. La durée de l'incubation est de quinze Jours. Cette espèce niche isolément. Le nid, en forme de coupe aplatie, est construit avec des radicelles sèches, des brins d'herbes secs et de la mousse, et garni intérieurement de poils, de laine, de erins et de plumes ; 1l est placé dans un creux du sol parmi des végétaux herbacés ou au pied d'un buisson ou d'une haie, dans uHtas de pierres. ete:
Toute la Normandie. — De passage régulier : arrive ordinairement à la fin de mars où au commencement d'avril avant la reproduction et repart en septembre ; un cer- {ain nombre est sédentaire. — T.-C.
16° Famille. CINCLIDAE — CINCLIDÉS.
1 Genre CINCLUS'=CINGEE:
l. Cinclus aquaticus Bchst. — Cincle d'eau.
Aqualilis cinclus Mont.
C'inclus europaeus Leach.
Hydrobata albicollis Vieill., . cinclus G.-R. Gray. Sturnus cinclus Gin.
Turdus cinclus Lath., T. gularis Lath.
sil, “nn, she à + d é :, GE
Ft T7, a À
Aguassière à ventre blanc, A. cincle.
Cinele aquatique, C. plongeur.
Hydrobate à gorge blanche.
Merle d'eau.
LEMETTEIL. — Op. cil., Insectivores, p. 242; tir. à part, RUEND 300
GENE = NO p ci, Passereaux, p=I8l; Ur. à part, HALO
Boss Ær0p ci. texte, t TL p. 255; atlas, t. 1: pl. 57, tbe REINE ue 214, OLPHE-GALLIARD. — Op. cit., fase. XXX, p. 6.
Le Cincle d'eau habite près des eaux courantes, recherchant les torrents, les ruisseaux dont l’eau est très-rapide, et les endroits où ils forment des cascades. IT est sédentaire, et partiellement migrateur pendant la saison froide. Il vit solitaire en dehors de l’époque des amours. Son naturel est vif. Ses mœurs sont diurnes. Son vol est rapide, mais dure peu ; il va très-souvent dans l’eau, y marche partiellement en dehors ou complétement immergé, plonge avec adresse et traverse les cascades au vol ; i1nese mouille pasle plumage, qui est plus ou moins gras. Sa nourriture se compose d'Insectes, de Mollusques, de très-jeunes Poissons, de Crustacés et de Vers. La femelle fait deux couvées par an, de quatre à six œufs. La ponte de la première couvée a lieu ordinairement au printemps et celle de la seconde ordinairement en été; l’époque des pontes est loin d'être fixe, car l’on a vu en février des jeunes nouvellement sortis du nid. La durée de l’incubation est de quatorze à seize jours. Cette espèce niche isolément. Le nid, construit d'une façon lâche, à parois épaisses et à entrée habituellement étroite et cachée par des feuilles ou des frondes de Fougères, est g'énéralement composé de tiges et feuilles sèches de Graminées, de radicelles sèches et de mousse, et garni intérieurement
de feuilles sèches et de brins d'herbe secs. Il est toujours placé près de l’eau, de préférence dans un endroit où il y a une cascade et souvent derrière, dans une cavité de rocher, entre des racines d'arbre, sous un pont, etc., même dans une digue ou entre des palettes d'une vieille roue de moulin.
Seine-Inférieure :
« Tué à Orcher près Harfleur ». [J. Harpy. — Op. CLP D 20 1
« L'Hydrobate est très-peu répandu dans notre département; cependant il a été observé plusieurs fois à la naissance de l'étang de Tancarville, à l'endroit où les eaux passent sur le sol prememen chemin. Il est moins rare dans les falaises de la mer, à Antifer et à Fécamp, sur le bord des ruisseaux hmpides qui tombent des rochers ; mais 1} est trèsdifficile de l'y aller chercher. Cependant d’'intrépides chasseurs l'y ont abattu. Cette espèce étant sédentaire doit se reproduire ‘dans ces quattien ne
[E. LEMETTEIL. — Op. cif., Insectivores, p. 243; lisa parte pe entr Calvados :
Observé dans ce département par M. Le Sauvage. [Note sans titre, in Mémoir. de la Soc. linnéenne de Normandie, ann. 1839-42, p. x].
17° Famille. ALCEDINIDAE — ALCÉDINIDÉS.
1 Genre. ALCEDO — MARTIN-PÉCHEUR.
l. Alcedo ispida L.— Martin-pécheur commun.
Gracula athis Gm.
Martin-pêcheur alcyon, M. ordinaire, M. vulgaire.
OU ee
Alcyon, Martin-pêqueux, Martinet-pêcheur, Oiseau de Saint- Martin, Oiseau Saint-Martin, Saint-Martin.
PO n ci. Ap19-etpl..Il, fig. 8; tir: à part,.p.55, et même fig.
DEGLAND et GERBE. — Op. cit., t. I, p. 175.
LEMETTEIL. — Op. cit., Insectivores, p. 247; tir. à part, WI pe 214.
GENTIL. = Op. cil., Passereaux, p.141; tir. à part, pe l35 |
DiBOS A0 p. ci: texte, 1. 1, p. 729;atlas, t. I, pl. 164, et pl. XXIIL, fig. 144.
OLPHE-GALLIARD. — Op. cit., fasc. XXV, p. 7.
Le Martin-pêcheur commun habite près des cours d’eau, des lacs, et des étangs dont l'eau est limpide, préférant un petit cours d'eau qui traverse une forêt ou un bois ou un petit cours d'eau dont les bords sont garnis de buissons ou de Saules ; on le voit aussi au bord des mares et dans les anses marines où l'eau est peu profonde. Il est errant, mais séjourne souvent pendant des mois dans la localité qui lui plait, et partiellement migrateur au cours de la saison froide. Il vit solitaire ou par couples. Son naturel est vif. Ses mœurs sont diurnes. Son vol est rapide, très-uniforme, pénible et bas; il plonge avec une grande rapidité ; il marche très-rarement, ne faisant que plusieurs pas sur une pierre ou un autre objet, mais non sur le sol. Sa nourriture se compose de petits Poissons, d'Insectes et de Crustacés. La femelle ne fait annuellement qu'une couvée, de cinq à neuf œufs, quelquefois même de dix. La ponte a lieu généralement en mai, mais différentes circonstances peuvent la retarder. en le tprintemps est tardif, dit A.-E. Brehm (Op. ctf., t. II, p. 144), si les ruisseaux et les rivières ont longtemps de hautes eaux, si les nids ont été détruits, etc., le Martinpêcheur est obligé d'attendre des circonstances plus favorables, et il arrive qu'en septembre l'on trouve encore dans
les nids des jeunes non emplumés ». La durée de l’incubation est de quatorze à seize Jours. Cette espèce niche isolément. Le nid consiste en une longue galerie arrondie, inclinée un peu de bas en haut (de l'entrée à la partie postérieure), et terminée par une chambre arrondie où les œufs sont déposés sur une couche de détritus et d'arêtes de Poissons. Cette galerie est creusée par l'Oiseau, avec le bec et les pattes, dans une berge de cours d'eau; elle sert au couple pendant plusieurs années consécutives, si rien ne vient le déranger. Souvent l'Oiseau s'empare d'une galerie creusée par le Campagnol amphibie, et si l'entrée est trop grande, il la rétrécit avec de la terre délayée ; il s'empare aussi d'une valerie creusée par l'Hirondelle de rivage.
Toute la Normandie. — Errant, mais séjourne souvent pendant des mois dans la localité qui lui convient ; se reproduit dans cette province, où l’on voit l'espèce pendant toute l’année. — C.
OBSERVAT. — « Cette espèce est répandue dans toutes les prairies, où elle vit sédentaire. Cependant elle y paraît plus nombreuse en automne. Est-ce Ie résultat de la production de l'été ? Est-ce une conséquence de l'arrivée d'individus étrangers? Nous n'oserions rien affirmer. Nous inclinons néanmoins pour la dernière hypothèse, parce que nous trouvons naturel que les Oiseaux habitant le Nord, et ne pouvant plus vivre près des eaux glacées des contrées boréales, descendent, en suivant les côtes, dans nos régions tempérées ; d'autant plus que, dans les grandes gelées, ils paraissent également plus rares dans nos localités ». [E. LEMETTEIL. — Op. cil.;.Insectivores,.1p.12485 otir: Va/SpDat Nes De 215]:
ETS ee
18° Famille. UPUPIDAE — UPUPIDÉS.
1 Genre. UPUPA — HUPPE.
l. Upupa epops L. — Huppe commune.
Upupa vulgaris Pall.
Huppe ordinaire, H. vulgaire.
Coq des champs, Houppe, Pupa, Pupu, Puputte, Putteputte.
BERT. == 0p; C1t., D. 18; tir. à part, D. 04.
DEGLAND et GERBE. — Op. ctl., t. I, p. 193.
LEMETTEIL.— Op. cit., Insectivores, p. 252; tir. à part, t. I, DOTE
DEN — (On. cui. Passereaux, p. 150; tir. à part, METRE
BÉBÉS On. C1. texte. t: L'p.790; atlas, © LE pl. 166, et pl. XXXIL figs. 145.
OLPHE-GALLIARD. — Op. cit., fasc. XXIIT, p. 19.
La Huppe commune habite, en Europe, les champs et les prairies situés à côté de lieux boisés, les endroits marécageux qui contiennent des Saules ou des Aulnes, les terres cultivées possédant des arbres, les vignobles, et, en Afrique, elle recherche les lieux habités par l'Homme, vivant dans les villages et jusque dans l’intérieur des villes. Elle est migratrice, errante et sédentaire, et fort peu sociable. Elle émigre isolément ou par couples au printemps, et par familles en automne. Ses mœurs sont diurnes. Son vol est léger, trèsirrégulier, saccadé et silencieux; à terre elle marche avec aisance, sans sautiller, et incline la tête à chaque pas. Sa nourriture se compose d'Insectes, de Vers, de Mollusques, de Jeunes Grenouilles, etc. La femelle ne fait annuellement qu'une couvée, de quatre à sept œufs. La ponte a lieu dans la seconde quinzaine d'avril ou en mai. La durée de l'incubation est de seize à dix-sept jours. Cette espèce niche
souvent en société. Elle ne construit pas de nid ou forme une couche de feuilles sèches, ou de racines sèches et de brins d'herbe secs, auxquels est joint quelquefois du fumier, ou de mousse et d'herbes sèches. Les œufs sont déposés dans un trou d'arbre, dans une cavité de mur ou de rocher, dans un creux du sol entre des racines d'arbre, sur la tête d'un Saule taillé en têtard, parfois même dans un squelette d’animal, etc.; Pallas a trouvé une nichée de sept petits dans la cage thoracique d'un squelette humain.
Toute la Normandie. — De passage régulier : arrive
dans la première quinzaine d'avril avant la reproduction et repart en septembre. — P. C.
19° Famille. MOTACILLIDAE — MOTACILLIDÉS.
1* Genre: ACCENTOR — KECENFEUT- 1. Accentor modularis L.— Accenteur mouchet.
Accentor modularis Bchst.
Motacilla modularis L. À Prunella modularis Vieill.
Sylvia modularis Lath.
Tharraleus modularis Kaup.
Accenteur traine-buisson.
Mouchet chanteur.
Bennette, Beunette, Brunette, Bunette, Fauvette d'hiver, Griselet, Grisette, Rossignol d'hiver, Traine-buisson.
BERT. — Op. cit., p. 66, et pl. I, fig. 23; tir. à part, p. 42, et même fig.
DEGLAND et GERBE. — Op. cl.,t. I, p. 468.
UT
GENE. — Op. .cil, Passereaux, p. 193: ét 1945 tir à part, pe l8let 182:
Does Up ciln:texte,t. [, p. 347; atlas, t. 1, pl. 80, et DUT, fie > 80!
L'Accenteur mouchet habite les lieux boisés qui renferment des taillis ou des buissons, de préférence les parties boisées des montagnes et les jardins des campagnes situés dans le voisinage de lieux boisés, et, d'une facon générale, les endroits où il y a des buissons ou des haies touffues. Il est migrateur et sédentaire, et peu sociable. Il émigre isolément ou par familles. Ses mœurs sont diurnes. Son vol est rapide et en ligne droite; pour voler d'un buisson à un autre, il rase le sol, mais quand il quitte un endroit, il monte à une assez grande hauteur; il court vite sur le sol et y saute avec une grande agilité. Sa nourriture se compose d'Insectes, d'Araignées et de graines ; il préfère les graines oléagineuses. La femelle fait deux couvées par an : la première de quatre à six œufs et la seconde de quatre ou cinq. La ponte de la première couvée a lieu en avril, parfois en mars et même à la fin de février, et celle de la seconde ordinairement en juin. La durée de l'incubation est de douze ou treize Jours. Cette espèce niche isolément. Le nid, en forme de coupe, est construit artistement avec de fines bûchettes, des tiges et feuilles sèches de Graminées, des radicelles sèches, de la mousse et souvent des lichens, et garni intérieurement de laine, de poils, de plumes, de crins, etc. ; il est placé dans un buisson ou une haie, de préférence épineux, ou sur un arbuste.
Toute la Normandie. — Sédentaire. — T.-C.