Accentor collaris Scop. — Accenteur des Alpes
Accentor alpinus Bchst., A. collaris Newt.
Fringilla collaris Lath.
Enr
Motacilla alpina Gm.
Sturnus collaris Scop., S. morilanus Gm.
Accenteur alpin, A. pégot.
DEGLAND et GERBE. — Op. cit., t. I, p. 466.
LEMETTEIL. — Op. cit., Insectivores, p. 258; tir. à part, t. I, p. 329.
GENTIL. — Op: cit, Passereaux; p. 1955 Ur" à part p- 181:
Duoté..— ‘Op. cit. : texte, t, I, p. 344: atlas LL BEN pk XIV,5h6s 10!
L'Accenteur des Alpes habite les endroits découverts des montagnes, de préférence les prairies pierreuses et les éboulis, et ne descend dans les vallées que pendant la saison froide. Il est sédentaire et accidentellement migrateur, et peu sociable. Son naturel est doux, très-paisible et tantôt vifet tantôt lent. Ses mœurs sont diurnes. Son vol est trèsrapide et très-facile; ordinairement 1il rase le sol, mais quand il parcourt un grand espace il décrit une ligne ondulée ; à terre 1l progresse en sautillant très-rapidement. Sa nourriture se compose d'Insectes, d'Araignées, de graines et de fruits charnus. La femelle fait deux couvées par an : la première de cinq ou six œufs, et la seconde de quatre, rarement de plus. La ponte de la première couvée a lieu dans la seconde quinzaine de mai ou la première dizaine de juin et celle de la deuxième en juillet. Cette espèce niche isolément. Le nid, assez profond, est soigneusement construit avec des tiges et feuilles sèches de Graminées et de la mousse, et garni intérieurement de radicelles sèches, de poils, etc.; il est placé dans une cavité de rocher abritée par une touffe d'herbe ou des broussailles, dans un buisson, sur le sol entre des pierres, etc.
Seine-Infeérieure :
Espèce mentionnée, sans aucune indication géo-
némique, comme ayant été observée plus d’une fois dans la Seine-Inférieure. [J. Harpy. — Op. cit., p.286].
Dieppe,15 octobre 1831, falaises maritimes, après un violent vent de Nord, et 28 novembre 1833. [Josse Harpy. — Manusc. cit., p. 41].
« Falaises de Dieppe, 28 novembre 1833 et 20 décembre 1838 », deux individus. [Collection de Josse Harpy, au Musée de Dieppe]. [Examinés par HEC dera|.
Espèce mentionnée comme étant de passage régulier aux rochers d'Orival. [Noury.— Op.cit., p. 91].— Il doit y avoir erreur de signe conventionnel, cette espèce devant être de passage accidentel et non de passage régulier aux rochers d'Orival.
Cette espèce se montre dans la Seine-Inférieure, « mais ses apparitions y sont rares et très-irrégulières ». [ E. LEMETTEIL. — Op. cit., Insectivores, D 200 tu Apart 6 1 p. 320|.
Calvados :
« Depuis seize ans que je m'occupe d'ornithologie, Je n'ai pu m'en procurer qu'un individu qui futtuésur la couverture de la caserne de gendarmerie (à Bayeux), pendant l'hiver, par M. Chuquet, gendarme. Il y avait une demi-douzaine d'Accenteurs qui restèrent pendant environ huit Jours; depuis ce temps, il n'en est point revenu ». [C.-G. CHESNON. — Op. cük., p. 194].
« Cet Oiseau visite rarement nos contrées. Il y a quelques années, une volée entière vint s’abattre et séjourna sur la maison de la gendarmerie à Bayeux ; le plus grand nombre fut tué. On le trouve dans la collection de M. Chesnon qui m'a procuré l'individu que je possède ». [LE SAUVAGE. — Op. cit., p. 186].
2 Genre. £ZRITHACUS -- RUBIETTE.
l. Erithacus luscinia L. — Rubieite rossignol.
Curruca luscinia K.-L. Koch.
Daulias luscinia Boie.
Erythacus luscinia Degl.
Luscinia philomela Brehm.
Lusciola luscinia Keys. et BI.
Motacilla luscinia L.
Philomela luscinia Selby.
Sylvia luscinia Scop.
Rossignol commun, R. ordinaire, R. vulgaire.
Rossignot, Roussigneul, Roussignol.
BERT. — Op. cit., p. 62; tir. à part, p. 38.
DEGLAND et GERBE. — Op. cit., t. T, p. 431.
d' Dee
GENTIL. — Op. cil., Passereaux, p. 188; tir. à part, p.146:
Dugois. — Op. cit. : texte, t. I, p. 339 ; atlas, t. I, pl. 78;'et pv, fps. 18:
La Rubiette rossignol habite les lieux boisés, les parcs, les jardins des campagnes, préférant les taillis et les buissons des lisières et des clairières des lieux boisés, surtout quand ils sont situés dans le voisinage de l’eau; elle ne va pas dans les forêts et bois de Conifères et dans les lieux découverts. Elle est migratrice et vit solitaire ou par couples. Elle émigre isolément au printemps, les mâles précédant de quelques jours les femelles, et isolément ou par familles en automne. Son naturel est paisible. Ses mœurs sont diurnes. Son vol est rapide, léger, ondulé, vacillant par moments et exceptionnellement de longue durée; à terre elle sautille avec légèreté. Sa
nourriture se compose d'Insectes, de Vers, d'Araignées et de fruits charnus. La femelle fait deux couvées par an : la première de quatre à six œufs et la seconde de quatre. La ponte de la première couvée a lieu dans la dernière dizaine d’avril ou la première quinzaine de mai. La durée de l'incubation est de treize à quatorze Jours. Cette espèce niche isolément. Le nid, assez profond, est construit légèrement et sans art avec des feuilles sèches et parfois des brindilles sèches, et garni intérieurement de tiges et feuilles sèches de Graminées, de radicelles sèches et parfois de crins ou de duvet végétal ; 11 est placé très-près du sol ou dans un creux du sol, dans un buisson, parmi de jeunes pousses d'un arbre, sur un arbuste, dans une touffe d’une plante herbacée, dans une haie, un lierre, etc.
Toute la Normandie. — De passage régulier : arrive ordinairement dans la première quinzaine d'avril, parfois dans la seconde, avant la reproduction, et repart en septembre.— T.-C.