‹ Faune de la NormandieChapitre 131 sur 247 · Larus marinus L.— Goëland marin · texte numérisé non relu

Larus marinus L.— Goëland marin

Dominicanus marinus Bruch.

Larus albus St. Müll., L. Fabricii Brehm, L. maximus Leach, L. Mülleri Brehm, L. naevius Gm., L. niger Briss., L. varius Briss.

Leucus marinus Kaup.

Goëland à manteau noir.

Mouette à manteau noir.

Ailes de velours, Dominicain, Margas à dos noir, Tartane, Grisard (Jeune).

C.-D. DecLanp et Z. GERBE. — Op. cit., t. II, p. 413. E. LEMETTEIL. — Op. cil., tir. à part, t. II, p. 345.

Amb. GENTIL. — Op. cil., Palmipèdes, p. 38 et 39; tir. à part, p. 98 et 99.

Alphonse Dugois. — Op. cüt. : texte, t. II, p. ? ; atlas, t. II, pl. 291, et PL. LIL, figs. 240.

Léon OLPHE-GALLIARD. — Op. cié., fasc. X, p. 34.

Le Goëland marin habite le littoral; il va souvent loin de la terre ferme, et rarement loin de la mer; cependant il niche parfois près d’un lac dans une région montagneuse de l'intérieur du pays: Il est migrateur et sédentaire, et peu sociable, vivant isolément, par couples ou en petites bandes. Il marche bien. Sa nourriture se compose d'animaux marins très-différents, de charognes et de divers débris organiques ; 1l mange aussi des œufs et des Oiseaux. La femelle ne fait normalement qu'une couvée par an, de trois œufs ou de deux seulement, et parfois de quatre. La ponte de la couvée normale a lieu en mai et Juin. Cette espèce niche isolément et en petite société. Le nid consiste en une cavité du sol creusée par l'Oiseau et garnie avec des fragments de plantes herbacées, auxquels sont parfois ajoutées quelques plumes ou de la laine. On trouve ce nid en un point plus ou moins inaccessible d'un rocher ou d'une falaise, au bord de la mer ou près d'un lac d'une région montagneuse.

Toute la Normandie. — De passage régulier : arrive vers la fin de l'automne, et repart au printemps, avant la

reproduction; un petit nombre d'individus sont séden-

taires. — A.C,

OBSERVATION

Larus atricilla L. — Goëland atricille.

Voici les renseignements que je connais, à l'égard de cette espèce :

Calvados :

« Mouette à capuchon plombé... Espèce méridionale qui est excessivement rare sur nos côtes. Capuchon s'étendant jusqu à la moitié supérieure du cou ; bec et pieds rouge de laque foncé. — Cependant, je l'ai vue en domesticité et en livrée de printemps chez feu M. de Roussel, professeur d'Histoire naturelle ». [LE SAUVAGE. — Op. cit., p. 210]. |

Un individu en plumage d'hiver « aurait été tué, dit-on, dans les parages du Calvados ». [C.-D. DEGLAND et Z. GERBE. — Op. cül., t. II, p. 433].

Manche :

« Mouette à capuchon plombé (Larus atricilla Temm.)... Cette espèce niche sur nos côtes ». [Emmanuel CANIVET. — Op. cit., p. 26].

« Goëland atricille ou à capuchon plombé (Larus atricilla L.). Iris brun. — Moins commun (que le Goëland tridactyle) ». [J. Le MENNicIER. — Op. cit, p.:1915-1ir2: 4 part, -p. 43].

Je suis très-porté à croire que les Oiseaux en question ne sont pas des Larus atricilla L., espèce nord-américaine, mais des Goëlands rieurs (Larus ridibundus Briss.), dont la coloration du plumage est anomale.

3° Genre. STERCORARIUS — STERCORAIRE.

= . 0 . 5 1. Stercorarius longicaudus Briss. — Stercoraire . longicaude. |

Catarractes parasita Pall.

Lestris brachyrhynchos Brehm, L. Buffontii Boie, L. cre- 4 pidata Brehm, Z. Lessont Degl., L. parasiticus Temm.

Slercorarius cepphus Lawr., S. parasilicus H. Saund.

Labbe longicaude.

Stercoraire à longue queue.

Paille-en-queue.

C.-D. DEGLAND et Z. GERBE. — Op. cié., t. II, p. 399. ÆE. LEMETTEIL. — Op. cût., tir. à part, t. II, p. 350.

Alphonse Dupois. — Op. cit. : texte, t. IT, p. ?; atlas, t. I, 4 pl. 303, et pl. LXTIL, figs. 235.

Léon OLPHE-GALLIARD. — Op. cit., fasc. X, p. 20.

Le Stercoraire longicaude habite les rivages maritimes, les marais et la partie des fleuves et des rivières qui ne sont pas trop éloignés de la mer; quelquefois, il est poussé # par les vents dans l'intérieur du pays. Il est migrateur e sédentaire, et paraît être fort sociable. Son vol est sautillant, rapide et léger. Sa nourriture se compose de Poissons, dem Crustacés, de Mollusques, de Vers, d'Insectes, de larves, d'œufs et d'Oiseaux, de Mammifères et de fruits charnus. - La femelle ne fait normalement qu'une couvée par an, trèshabituellement de deux œufs, et rarement d'un seul ou de trois. La ponte de la couvée normale a lieu dans la seconde quinzaine de juin et en juillet. Le nid consiste en une petite 4 cavité du sol creusée par l'Oiseau, et garnie ou non avec x quelques fragments de plantes herbacées, cavité qui se trouve … dans un marais. |

Normandie :

« De passage et rare sur nos côtes, où les vieux sont extraordinairement rares ». [C.-G. CHESNON. — Op. cil., p. 355].

Espèce mentionnée comme étant de passage accidentel en Normandie. [Noury. — Op. cif., p. 104].

Seine-Inférieure :

Espèce mentionnée comme ayant été observée dans la Seine-Inférieure. [J. Harpy. — Op. cil., p. 295].

« A la mi-octobre 1834, plusieurs ont été jetés, avec un grand nombre de Stercoraires pomarins, sur la côte de Dieppe, à la suite d'une tourmente qui à duré deux jours ». [C.-D. DEGLAND et Z. GERBE. — Doi:cef:.t: Ep. 401|.

« Cette espèce s’aventure sur nos côtes en automne et en hiver, pendant les tempêtes et les froids rigoureux ». [E. LEMETTEIL. — Op. cit., tir. à part, t. IT, p. 391].

Calvados :

« Cet Oiseau se voit assez fréquemment sur les bords de la mer, à la poursuite des Mouettes... On le trouve dans ma collection et dans celles de MM. Chesnon, Pophillat, Bourienne, etc. ». [LE Sau- VAGE. — Op. cil., p. 211].

« Nous n'avons pu obtenir qu'un jeune, tué le 26 août 1886, en pleine mer, à la hauteur de Trouville ». [Émile Anrrie, renseign. manuscrit, 1888].

Manche :

« Il est rare de trouver de cette espèce adulte sur nos Côtes; ce sont presque toujours des jeunes ». [Emmanuel Caniver. — Op. cit., p. 26].

Espèce indiquée comme ayant été observée dans l'arrondissement de Valognes. [Ad BENoisr. — Op. cit., p. 239]. [Mentionnée sous le nom de « Stercoraire parasite (Les{ris parasiticus Gm.) » |.

« Assez rare... On ne trouve guère sur nos côtes que des jeunes qui se sont égarés ». [J. Le MENNICIER. — Op. cit., p. 150; tir. à part, p. 42].

2. Stercorarius parasiticus Brünn. — Stercoraire de Richardson.

Cataractes Richardsonti Macg. ;

Catharracta coprotheres Brünn., C. parasitica Brünn.

Lestris Boùr Brehm, L. macropteros Brehm, L. parasilica Faber, L. Richardsoni Nutt.

Slercorarius cepphus Steph., S. crepidatus Vieill., S. parasiticus G.-R. Gray.

Paul BErT. — Op. cit., p. 98; tir. à part, p. 74.

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