‹ Faune de la NormandieChapitre 140 sur 247 · C.-D. DEGLanD et Z. GERBE. — Op. cit., t. II, p · texte numérisé non relu

C.-D. DEGLanD et Z. GERBE. — Op. cit., t. II, p

E. LEMETTEIL. — Op. cit., tir. à part, t..II, p. 371.

A.-E. BREHM. — Op. cit, 1. II, p. 818, et fig. 192 (p.810

Alphonse DuBois. — Op. cit. : texte, t. II, p. ?; atlas, t. Il, pl. 303. 4

L’Albatros hurleur habite la haute mer et les rivages ma- | ritimes. Son vol est majestueux, très-vigoureux, très-facile et très-soutenu. Sa nourriture se compose de Mollusques, de Crustacés et autres animaux marins, et de débris orga-

niques très-variés. La femelle ne fait normalement qu'une

couvée par an, d'un seul œuf et rarement de deux. Cette … espèce niche en société. Le nid consiste en une petite cavité | du sol, creusée par l'Oiseau et garnie avec des fragments

de végétaux herbacés et des feuilles mortes.

* Seine-Inférieure :

Espèce mentionnée comme n'ayant encore été observée qu'une fois dans la Seine-Inférieure. [J. HarDy. — Op: cût.,.p. 295].

« Un individu de cette espèce a été tué, près de Dieppe, par un douanier garde-côte qui le vendit, pour être mangé, à un cultivateur. Celui-ci, frappé de la physionomie extraordinaire de l'oiseau, lui coupa la tête et les pattes, qu'il porta à M. Hardy. Nous les avons vues dans sa collection ». [C.-D. DE- GLAND et Z. GERBE. — Op. cût., t. II, p. 367].

« Un de ces Oiseaux a été abattu à Dieppe, et M. Josse Hardy en a conservé longtemps, dans son cabinet, les pattes et le bec ». [E. LEMETTEIL. — Op. Me. Urià part, t. Il; p. 372].

OBSERVATION

Il est nécessaire de justifier l'indication d'un tel Oiseau dans cette Faune de la Normandie, où je ne mentionne que les espèces venues par des moyens naturels dans cette province, excepté, toutefois, les espèces importées par l'Homme en des temps très-lointains, et qui vivent à l’état sauvage dans la province normande.

Les renseignements qui suivent justifient cette indication :

« Le genre Diomedea {Albatros), disent C.-D. Degland et Z. Gerbe (Op. cit., t. IT, p. 366), est aujourd’hui accepté comme européen par beaucoup d’ornithologistes. Les auteurs qui se sont refusés à l’admettre comme tel; allèguent que les Albatros observés sur nos côtes étaient des individus capturés au loin, et rendus à la liberté au moment de l'entrée, dans nos ports, des navires sur lesquels on les retenait. Mais on a trop d'exemples de captures faites sur plusieurs points de nos mers, pour que cette supposition soit valable. Au surplus, M. de Dompière d'Hornois, ancien officier de marine, considère comme probable l’apparition d’Albatros en Europe. Cet officier en a souvent vu d’égarés dans l'Océan

atlantique, par suite de tempêtes, jusqu’au 5° ou 6° degré de latitude sud. Ces Albatros, ainsi égarés, s'attachaient avec opiniâtreté à suivre son navire, et se nourrissaient de toutes les immondices que l’on jetait à la mer. Il a vu le même oiseau le suivre des journées entières sans s’efirayer, ni de la manœuvre, ni des coups de fusil. « Je regarde comme très-plausible, dit-il (ën lité. « à Degland), que des Albatros ainsi égarés parviennent, à la « suite d’un navire, jusqu'à la limite septentrionale des vents « alizés (20° ou 25° degré de latitude nord), et que là, emportés « par des coups de vent du sud-ouest, et se retrouvant d’ailleurs « dans une zone tempérée, plus appropriée à leur nature que la « zone torride, ils remontent ensuite de proche en proche jusqu’à « nos côtes seplentrionales ». A l’appui de la manière de voir de M. de Dompière d'Hornois, les exemples fournis par d’autres Oiseaux ne manqueraient pas. L’apparition d’Albatros en Europe n’est, du reste, pas plus étonnante que celle de beaucoup d’autres espèces douées d’une puissance de vol bien moins considérable, surtout s’il est vrai que ces Oiseaux, que l’on a regardés pendant longtemps comme exclusivement propres à l’hémisphère austral, se trouvent aussi dans l’hémisphère boréal, et qu’ils fréquentent régulièrement chaque année, vers la fin de juin, les côtes du Kamtschatka, de l’île de Behring, la mer d’Okhotsk et l’archipel des îles Kuriles ».

Relativement à la venue de l’Albatros hurleur en Europe, C.-D. Degland et Z. Gerbe signalent (Op. cit., t. II,-p. 367) les fails suivants, en outre de l'individu tué près de Dieppe :

« Brünnich, dans une note de son Ornithologia borealis (1764, p. 51), cite, comme ayant été tué en Norwége, un Diomedea exulans, dont la tête et les pieds étaient conservés au Musée royal de Copenhague.

« Boie, d’après une communication de M. Drapiez, rapporte, dans l’Zsis pour 1835 (p. 259), qu’un autre individu a été abattu à coups de rames, près d'Anvers, en septembre 1833.

« Enfin, dans l'ouvrage intitulé : Za chasse au fusil (1788,

p. 545), il est question de la capture de trois autres individus, faite près de Chaumont, en novembre 1758 ».

3° Famille. PELECANIDAE — PÉLÉCANIDÉS.

OBSERVATION

Pelecanus onocrotalus L. — Pélican blanc.

Noury (Op. cit., p. 106) mentionne cette espèce comme étant de passage accidentel en Normandie. Je n'ose pas, d'après ce vague renseignement, le seul que je connaisse à cet égard, inscrire le Pélican blanc au nombre des Oiseaux venus d’une façon naturelle en Normandie.

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