Anser ruficollis Pall. — Oie à cou roux
Anas ruficollis Lath., À. forquala $. Gm.
Bernicla ruficollis Boïe.
Casarka minor Lepechin.
Rufibrenta ruficollis Bp.
Bernache à cou roux.
C.-D. DEeGLanND et Z. GERBE. — Op. cût., t. II, p. 490. E. LEMETTEIL. — Op. cit., tir. à part, t. II, p. 390.
L'Oie à cou roux habite le littoral, les prairies voisines de l'eau, les rivières, les fleuves, les lacs, les étangs et les marais. Elle est migratrice et sédentaire, et très-sociable. La ponte de la couvée normale a lieu en juin. Le nid est placé dans le voisinage d'une rivière, d'un fleuve, dans une île, etc.
Seine-Inférieure :
« Cet, oiseau a été abattu sur le marais de Saint- Jean-d'Abbetot, canton de Saint-Romain-de-Colbose, le 11 décembre 1879, par mon jeune ami, M. Léon Desgenétais, de Bolbec, avec lequel je chassais au bord de la Seine, et qui me l’a gracieusement offert.
« La température, sans être aussi rigoureuse que les jours précédents, était cependant encore assez
‘froide, et un brouillard des plus intenses couvrait le marais. |
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« C'est évidemment un jeune, d’après des plumes nouvelles d’un roux plus vif au bas du cou et dans la tache parotique, et d’autres d’un noir plus brillant
aux scapulaires.
« La blessure ne nous a pas permis de constater le sexe.
« Il ne portait aucune trace de domesticité; d'ailleurs, l'Oie à cou roux n’est pas encore entrée, que nous sachions, dans les volières européennes.
« Détail assez remarquable : les Canards, trèsnombreux huit jours auparavant, puisqu'un chasseur à la hutte en avait abattu trente-six dans une nuit, avaient à peu près abandonné les bords de la Seine, où ils n'ont pas encore reparu à l'heure où nous écrivons ces lignes (8 février 1880) ; mais les Oies s'y trouvaient par milliers, et en grande variété d'’espèces, à en juger par leurs cris. J'y distinguais parfaitement la voix de l'Oie cendrée, celle de l'Oie vulgaire, de la Rieuse, de l'Oie à beë court et de la Cravant. Cependant il y avait parmi ces cris, bien. connus des chasseurs au marais, des intonations grêles et criardes dont j'attribuais les unes à la Bernache, dont je ne connais pas le cri; les Oies à cou roux étaient sans doute les auteurs des autres, $ ; puisque mon ami en abattait une au moment où ses … cris nous intriguaient. Le brouillard très-intense empêchait de rien distinguer à trente pas. |
« Un second oiseau était tué le même jour en. 38 plaine, et l'on m'a dit qu'il avait quelque ressem- e blance avec celui qu'a tiré M. Léon Desgenétais; mais, *% d’après la description qui m'en a été faite, je doute que ce soit le ruficollis ». [E. LEMETTEIL. — Caplure, =
dans le département de la Seine-Inférieure, d'une Oie à cou roux, ete. (Op. ci), p. 79].
« C'était par une température de 6 à 7 degrés audessous de zéro..... Nous considérons cet individu comme un jeune mâle prenant sa livrée d’adulte ». [E. LEMETTEIL. — L'Oie à cou roux, etc., (Op. cit.), p. 21; tir. à part, p. 1].
Calvados :
« Je l'ai vue seulement deux fois sur notre marché (Caen), depuis 25 ans. Un individu est dans ma collection ; l’autre dans celle de M. de la Fresnaye ». [LE SAUVAGE. — Op. cit., p. 213].
« M. de la Fresnaye en à trouvé un sur le marché de Caen; un autre, tué dans les environs de la même ville, fait partie du cabinet du D' Le Sauvage ». [C.-D. DeGLanp et Z. GERBE. — Op. cit., t. II, p. 491].
« Fort rare. J'ai vu chez un chasseur de Lisieux, M. Gouchon, un individu qu'il avait tué dans les marais de la Dives ». [Émile ANFRIE, renseign. manuscrit, 1888].