Vanellus vulgaris Klein — Vanneau huppé
Charadrius gavia Leht., C. vanellus Pall.
Gavia vulgaris Klein.
Tringa vanellus L. |
Vanellus bicornis Brehm, V. capella Schaef., V. crispus « Brehm, V. cristatus M. et W., V. gavia Leach. |
Pivi, Tivi, Vannet.
Paul BerrT. — Op. cil., p. 87; tir. à part, p. 63. C.-D. DeGLaxD et Z. GERBE. — Op. cül., t. II, p. 118.
E. LEMETTEIL. — Op. cil., Vermivores, p. 54 ; tir. à part, t. IE, p. 159.
Amb. GENTIL. — Op. cit., Échassiers, p. 35 ; tir. à part, p. 99.
Alphonse Dupois. — Op. cit. : texte, t. IT, p. 129; atlas, t. II, pl. 189, et t. I, pl. XXV, figs. 163.
Léon OLPHE-GaALLIARD. — Op. cil., fasc. XIII, p. 47.
Le Vanneau huppé habite les endroits marécageux découverts et les prairies humides; toutefois, il habite aussi les plaines arides, et même des terrains entièrement nus, couverts d'un sable mouvant et n'offrant que de loin en loin des îlots de verdure; cet Oiseau évite le voisinage des habitations. Il est migrateur et sédentaire, et sociable. Il émigre généralement en grandes bandes, formées de plusieurs centaines d'individus, mais ces bandes ne sont jamais aussi grandes à la migration de printemps qu'à la migration d’automne; il émigre aussi, mais beaucoup moins souvent, par petites bandes et isolément ; pendant leurs migrations, ces Oiseaux volent très-haut et sans ordre. Son naturel est trèsactif et très-remuant. Son vol est facile, élevé, soutenu et très-varié; il marche vivement et gracieusement, et court parfois avec une très-grande rapidité; en marchant comme en volant, il relève et abaisse la huppe. Sa nourriture se compose de Vers, de Mollusques, de larves et d’Insectes. La femelle ne fait normalement qu'une couvée par an, de quatre œufs. La ponte de la couvée normale a lieu généralement en avril, parfois dès la seconde quinzaine de mars. La durée de l'incubation est de seize jours. Le nid consiste en tiges et feuilles de plantes herbacées et en racines garnissant une petite dépression parfaitement arrondie, que la femelle à creusée parmi des végétaux herbacés d’une prairie ou d'un endroit sablonneux; rarement le nid se
trouve dans le voisinage immédiat de l’eau ou dans un marais, et, dans ces cas, il est placé sur une élévation. |
Toute la Normandie. — De passage régulier vers le com- … mencement de mars, et en octobre et novembre, aux premières gelées; séjourne un mois environ à chacun de ses . passages ; et sédentaire. — T.-C. 3
o Genre. ÀAEFMATOPUS — HUITRIER.
l. Haematopus ostralegus L. — Huîtrier pie.
Haemalopus balthicus Brehm, Æ. Beloni Salerne, H. hypoteuca Pall., H. macrorhynchus Blyth, H. orientalis Brehm.
Ostralega europaea Less., O0. pica Bonnat.
Ostralegus haematopus Macg., O. vulgaris Less. Scolopax pica Scop.
Huitrier commun, H. ordinaire, H. ostralège, H. vulgaire.
Pie de mer.
C.-D. DEeGLanD et Z. GERBE. — Op. cüt., t. II, p. 151. E. LEMETTEIL. — Op. cit, Vermivores, p. 61 ; tir. à part, t. 16, p.100:
Amb. GENTIL. — Op. cit., Échassiers, p. 36; tir. à part, p. 96.
Alphonse DuBois. — Op. eût. : texte, t. IT, p. 137 ; atlas, t. IE, pl. 190, et t. I, pl. XXXI, figs. 163.
Léon OLPHE-GaALLIARD. — Op. cit., fase. XII, p. 38.
L'Huitrier pie habite le bord et le voisinage de la mer, surtout près des côtes pierreuses ; toutefois, il habite aussi les prairies humides, les marais et le bord des lacs, des étangs, des fleuves et des rivières très-éloignés du littoral. Il
est migrateur et sédentaire. II émigre en bandes souvent composées de plusieurs centaines d'individus; ces Oiseaux volent sans ordre; mais quand ils ont un grand trajet à parcourir, ils forment une longue bande ou se mettent sur deux rangs disposés en angle aigu. Son naturel est très-querelleur, très-vif et très-remuant. Ses mœurs sont plus nocturnes que diurnes. Son vol est rapide, vigoureux, fortement ondulé, et n'a pas lieu à une grande hauteur sauf pendant ses migrations ; il marche et trottine avec aisance, court par saccades, et, au besoin, d'une façon rapide, franchissant ainsi un assez long espace ; il nage facilement et sans y être contraint, mais ne s'éloigne pas du bord et ne se livre que peu de temps à cet exercice. Sa nourriture! se compose de Mollusques, de Vers, de Crustacés, de larves et d’Insectes. La femelle ne fait normalement qu'une couvée par an, de deux ou trois œufs, rarement de quatre. La ponte de la couvée normale a lieu dès la fin d'avril, en mai et même en juin, suivant la latitude. La durée de l'incubation est d'environ trois semaines. Généralement, les nids se trouvent non loin les uns des autres. Le nid est construit avec des fragments de plantes herbacées garnissant une petite excavation arrondie, que la femelle a creusée dans le sol, soit à proximité d’une eau salée ou d'une eau douce, soit dans une prairie en un point où l'herbe est courte.
Toute la Normandie. — De passage régulier au printemps et en automne; un certain nombre d'individus nichent dans cette province. — C.
1. « Son nom, dit Alphonse Dubois (Op. cit., texte, t. II, p. 14), fait supposer que cet Oiseau se nourrit principalement d’Huîtres, mais c’est là une erreur, car il ne saurait les ouvrir ; on se demande d’où lui est venu le nom d'Huttrier, qu’il porte dans presque toutes les langues ; il est probable que les anciens l’ont nommé ainsi parce qu’ils croyaient que cet Oiseau vivait d’Huitres ».
4° Famille. SCOLOPACIDAE — SCOLOPACIDÉS.
1* Genre. STREPSILAS — TOURNE-PIERRES. .
l. Strepsilas interpres L. — Tourne-pierres à À colliér,
Arenaria cinerea Briss., À. interpres Vieill.
Charadrius cinclus Pall. |
Cinclus inlerpres G.-R. Gray, C. morinellus G.-R. Gray.
Morinella collaris M. et W.
Morinellus marinus Salerne. à
Strepsilas borealis Brehm, S. collaris Temm., S. interpres Ÿ Il., S. litloralis Brehm, S. minor Brehm, S. pusilla À. Brehm.
Tringa interpres L., T. morinella L.
Tourne-pierres commun, T. interprète, T. ordinaire, T. vulgaire.
Grain d'eau.