C.-D. DEGLanD et Z. GERBE. — Op. cût., t. IT, p
E. LEMETrTEIL. — Op. cil., Vermivores, p. 91 ; tir. à part, tee 10
Amb. GEenTiz. — Op. cit., Échassiers, p.47 et 49 ; tir. à part, p. 67 et 69.
Alphonse DüBois. — Op. cif. : texte, t. IT, p. 211 ; atlas, t. II, pl. 207, et t. I, pl. XXXV, figs. 186, et pl. XXXVI2, fig. 186.
Léon OLPHE-GALLIARD. — Op. cit., fasc. XIV, p. 149.
Le Chevalier cul-blanc habite les marais, le bord des étangs, et, en général, les bords de toutes les eaux abondamment pourvues de roseaux, de joncs, de buissons, ou bordées d’arbres, et avoisinées de prairies ; on le voit même dans les bois, près des mares et des fossés inondés; il ne va que par excep-
tion sur le littoral et sur le bord des grandslacs et des fleuves. Il est migrateur et sédentaire, et, d'une manière générale, vit seul en dehors de la période de la reproduction. Il émigre isolément et par couples, rarement par groupes de six à huit individus. Son naturel est très-vif et trèsremuant. Son vol est élégant, sinueux et très-rapide; il marche d’une façon gracieuse et mesurée, court rapidement, nage bien et sait plonger, mais ne fait ni l’un ni l’autre sans nécessité ; 11 remue fréquemment la queue. Sa nourriture se compose d'Insectes, de larves, de Vers, d'Araignées, etc. La femelle ne fait normalement qu'une couvée par an, de trois à cinq œufs. Ceux-ci sont pondus sur un arbre ou un arbuste situé au bord ou près de l’eau, dans un nid abandonné d'Oiseau (nids d'espèces très-différentes, mais surtout du genre Grive, Turdus), même dans un nid abandonné d'Écureuil, et parfois sur une litière de feuilles mortes, de mousse ou de lichen, se trouvant à la bifurcation de grosses branches d'un arbre; cet Oiseau niche quelquefois dans une petite excavation du sol, qu'il a creusée parmi des végétaux herbacés, et qu'il a garnie de feuilles mortes ou de fragments de plantes herbacées.
Toute la Normandie. — De passage régulier en mars et avril, et en août, septembre et octobre. — P. C.