C.-D. DecLanp et Z. GERBE. — Op. cûl., t. II, p
E. LemerTeiz. — Op. cit., Granivores, p. 139; tir. à part, (IT, p. 95:
Amb. GENTIL. — Op. cil., Pigeons, p. 52; tir. à part, P. 56.
Alphonse Dupois. — Op. cit. : texte, t. IT, p. 9; atlas, t. IT, pl. 168, et t. I, pl. XXX, fig. 146.
Léon OLPHE-GALLIARD. — Op. cit., fase. XXXVI, p. 16.
Le Pigeon colombin habite surtout les forêts et les bois composés d’essences variées, et les endroits où se trouvent beaucoup de grands arbres; il recherche les lieux boisés entrecoupés de prairies et de champs, notamment ceux qui contiennent des arbres creux, car c’est dans un trou d'arbre qu'il aime à passer la nuit et qu'il niche; souvent 1l habite tout auprès des villages ; on le trouve aussi dans les cavernes. Il est migrateur et sédentaire, et très-sociable. Il émigre par bandes formées de dix, vingt, trente, et même de plus de cent individus, qui traversent l’air à une grande hauteur. Son naturel est vif et agile. Ses mœurs sont diurnes. Son vol est rapide, facile et gracieux; il marche fort bien, d'une manière dégagée, et en tenant le corps relevé. Sa nourriture se compose de graines très-diverses, de baies, de glands, de faines, etc. La femelle fait trois couvées par an, si rien ne vient déranger le couple, chacune de deux œufs, bien rarement de trois. La ponte-de la première couvée a lieu dans la seconde quinzaine de mars et la première quinzaine d'avril. La durée de l'incubation est de dix-sept jours. Cette espèce niche en société quand elle le peut. Le nid est grossièrement construit avec des büchettes, des racines et de la mousse, parfois aussi avec des feuilles mortes ; il est placé dans un trou d'arbre. Cet Oiseau emploie quelquefois le trou abandonné d'une grosse espèce de Pic.
Toute la Normandie. — De passage régulier : arrive en automne, et repart à la fin de l'hiver et au commencement du printemps, avant la reproduction; et sédentaire. — A.R.
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