C.-D. DeGLanD et Z. GERBE. — Op. cit., t. II, p
Amb. GENTIL. — Op. cit., Échassiers, p.66; tir. à part, p.86.
Alphonse Dugois. — Op. cit. : texte, t. IT, p. 376; atlas, t. II, pl. 241, et pl. XLI, fig. 196.
Léon OLPHE-GALLIARD. — Op. cit., fasc. XV, p. 6.
L'Ibis falcinelle habite les marais, les bords vaseux des étangs et des lacs, et, d'une façon générale, les endroits bourbeux pourvus de roseaux et autres plantes herbacées, aussi bien dans l'intérieur des terres que sur le littoral. Il visite quelquefois les prairies et les champs, même ceux qui sont éloignés de l'eau. Il est migrateur et sédentaire, et très-sociable, vivant constamment en bandes plus ou moins grandes, et ne se montrant que fort peu en couples ou à l'état isolé. Il émigre par grandes bandes, souvent composées de plusieurs milliers d'individus volant tous à côté l'un de l’autre, en formant une ligne ondulée qui traverse obliquement l'espace. Son naturel est vif. Ses mœurs sont diurnes. Il vole généralement très-haut, mais d'une façon peu rapide, le cou et les pattes étendus en ligne droite; il marche tranquillement, à grands pas, le bec dirigé vers le sol, le cou en S et le corps relevé; au besoin, il nage, en s'aidant des pattes et des ailes. Sa nourriture se compose de Vers, de larves, -d'Insectes, de Crustacés, de Mollusques, de Reptiles et de Poissons. La femelle ne fait normalement qu'une couvée par an, de trois ou quatre œufs. La ponte de la couvée normale a lieu, dans les régions tempérées, vers la fin de mai ; à Ceylan, Legge trouva des nids en mars, et, dans l'Inde, Doig en vit au mois de juin. Cette espèce
niche en société. Le nid est placé sur un arbre, sur un buisson ou à terre, dans un endroit vaseux ou marécageux. - Quand il est construit sur un arbre ou un buisson, le nid | consiste en branches entrelacées, garnies, à l'intérieur, de fragments de végétaux herbacés; s'il repose à terre, il est seulement composé de fragments des végétaux en È question. Cet Oiseau s'empare volontiers d'un nid aban- 1 donné de Héron, qu'il arrange à son usage.
Normandie :
« Cette espèce se trouve quelquefois en Normandie. M. Cyrus Pophillat, à Isigny, possède un bel Ibis vert, tué dans les environs de cette ville ». [C.-G. CHESNON. — Op. cit., p. 316|.
Espèce mentionnée comme étant de passage accidentel en Normandie. [Noury. — Op. cit., p. 100].
Seine-Inférieure :
Espèce mentionnée comme n'ayant encore été observée qu'une fois dans la Seine-Inférieure. [J. HARDY. — Op. cit p:1292}:
Au printemps de 1872, un individu, que je possède, a été tué dans la vallée de la Bresle. [Louis- Henri BourGEois, renseign. manuscrit, 1891].
Calvados :
Un bel individu à été tué dans les environs d'Isigny. [Voir 14 lignes plus haut].
« Cet Oiseau parait être extrêmement rare. Je ne le connais que dans ma collection et dans celle de M. C. Pophillat, à Isigny. L'un a été tué à Troarn, | l'autre au Vey ». [LE SAUVAGE. — Op. cit., p. 201.
« Très-rare. Le 10 octobre 1886, une petite bande de huit individus fut aperçue sur le marais de Villers-sur-Mer (Calvados). Un chasseur heureux, de ses 2 coups, en abattit cinq. Un autre chasseur culbuta
le sixième, et les deux restant s’empressèrent de sauver leurs jours fortement menacés. J'ai obtenu deux exemplaires de ces Ibis; et par quelques plumes blanches qui se voient encore au vertex et au cou, ce sont, je pense, des sujets de 2° année ». [Émile ANFRIE, renseign. manuscrit, 1888].
« J'ai vu un Ibis vert semi-adulte, tué en septembre 1891, dans les prairies de Colombelles, près de Caen ». [Albert FAuvEL, renseign. verbal, 1892].
Manche :
« Très-rare ; j'en ai tué deux dans les environs de Sainte-Marie-du-Mont ». [Emmanuel CANIVET. — Op. ee p.211.
« Marais de Pont-l’Abbé ». [A4 BENoIST. — Op. Cil., p. 238].
« Très-rare ». [J. LE MENNICIER. — Op. cit.
p. 144; tir. à part, p. 36|.
2° Genre. GRUS — GRUE.