Grus communis Bchst. — Grue cendrée
Ardea grus L.
Grus canorus Th. Forst., G&. cineracea Brehm, G. cinerea
Bchst., G. vulgaris Pall.
Megalornis grus G.-R. Gray.
Grue commune, G. ordinaire, G. vulgaire.
Paul BERT. — Op. cit., p. 87; tir. à part, p. 63.
C.-D. DEGLaND et Z. GERBE. — Op. cit, t. II, p. 274. E. LEMETTEIL. — Op. cit., tir. à part, t. II, p. 252.
Amb. GENTIL. — Op. cil., Échassiers, p. 58; tir. à part,
Alphonse Dupois. — Op. cit. : texte, t. II, p. 308; atlas, ts I, pl. 229,-et pl'XXXIX, fig 197
Léon OLPHE-GALLIARD. — Op. cil., fasc. XV, p. 33.
La Grue cendrée habite les champs garnis de cultures, situés à proximité de marais et loin de toute habitation, les plaines, les bois marécageux bordés de champs, les marais et les îlots des grands fleuves; elle évite les endroits touffus, où il ne lui est pas possible de voir au loin. Elle est migratrice et sédentaire, et très-sociable. Elle émigre en bandes, qui volent à une grande hauteur; lorsqu'ils sont en petit nombre, ces Oiseaux voyagent le plus souvent l’un derrière l’autre; mais, quand ils sont nombreux, ils volent d'ordinaire en formant un Ÿ renversé (A). Son naturel est fort gracieux. Ses mœurs sont diurnes. Elle vole facilement et rapidement, le cou et les pattes étendus ; elle plane fréquemment, en décrivant de grandes circonférences et tout en s'élevant de plus en plus ; elle marche d'une façon légère et mesurée; au besoin, elle court avec agilité. Sa nourriture se compose principalement de matières végétales, telles que graines, jeunes Graminées, fruits charnus, pois, fèves, etc. ; elle mange aussi des Vers, des larves, des Insectes, des Mollusques, des Grenouilles, des Lézards, des Mammifères, etc. La femelle ne fait normalement qu'une couvée par an, de deux œufs, rarement de trois. La ponte de la couvée normale à lieu dans la seconde quinzaine d'avril et en mai. Cette espèce niche isolément. Le nid, grand et de forme aplatie, consiste en branches recouvertes de fragments de plantes herbacées; il est très-bien caché en un point sec d'un endroit marécageux, soit sur un monticule herbé dans le voisinage de l'eau, soit sur des herbes mortes, soit dans un buisson.
Normandie :
Espèce mentionnée comme étant de passage accidentel en Normandie. [Noury. — Op. cit., p. 99].
Seine-Inférieure :
la Seine-Inférieure. [J. HARDY. — Op. cit., p. 291].
Un individu a été tué au Havre, dans la plaine de l’'Heure, il y a environ trente à trente-cinq ans; un mâle a été abattu aux environs du Havre, il y a une quinzaine d'années; et un autre mâle fut tué à Sandouville, il y a huit ou neuf ans. [G. LENNIER, renseign. manuscrit, 1892].
Un jeune individu a été tué à Petitville, près de Lillebonne, vers la mi-novembre 1871, et indignement mis à la broche, comme un vulgaire Dindon. [E. LEMETTEIL. — Op. cit., tir. à part, t. II, p. 254].
« M. Lemetteil annonce la capture d’une Grue femelle presque adulte (Grus cinerea Bchst.), sur les marais de Saint-Jean-d'Abbetot (commune de La Cerlangue) ». [Comité d'Ornithologie de la Soc. des Amis des Scienc. natur. de Rouen, (Op. cif.), séance du 2? décembre 1875, p. 243 ; tir. à part, p. 11].
Calvados :
Espèce observée dans ce département par M. de Formigny. [Note in Mémoir. de la Soc. linnéenne de Normandie, ann. 1839-42, p. x|.
Un individu tué à « Petiville, vers 1862 ». [Albert FAuveL, renseign. manuscrit, 1890]. [Collection d'Albert FAUVEL, à Caen].
« M. Octave Fauvel signale quelques espèces d'Oiseaux rares, récemment observés par lui dans nos environs (Caen) :
« Grue cendrée (Grus cinerea Bchst.). Depuis près
de deux mois, sept ou huit individus ont été tués dans les marais de nos environs (Caen) ». [Note in Bull.
de la Soc. linnéenne de Normandie, ann. 1864-65, séance du 6 mars 1865, p. 113].
Un mâle jeune et un mâle adulte, « marais de Varaville, 20 mars 1865 ». [Albert FAUVEL, renseign. manuscrit, 1890]. [Collection d'Albert FAuvEL, à Caen].
3° Genre. CICONTA — CIGOGNE.