‹ Faune de la NormandieChapitre 78 sur 247 · C.-D. DeGLanp et Z. GERBE. — Op. cit., t. II, p · texte numérisé non relu

C.-D. DeGLanp et Z. GERBE. — Op. cit., t. II, p

E. LEMETTEIL. — Op. cil., Vermivores, p. 141; tir. à part, . L. FH UD: 0208 |

Amb. GENTIL. — Op. cit., Échassiers, p. 64; tir. à part, p. 84.

Alphonse DuBois. — Op. cit. : texte, t. II, p. 358; atlas, t. IL, pl. 238, et pl. LEXXT, fig. 199,

Léon OLPHE-GALLIARD. — Op. cif., fasc. XV, p. 14.

La Cigogne blanche habite les prairies basses traversées par des cours d'eau ou entrecoupées d’endroits marécageux; elle va souvent dans les champs, et se plaît beaucoup dans les villages et les villes où on ne l'inquiète pas, mais elle n'aime point les lieux secs et les pays montagneux. Elle est migratrice et sédentaire, et sociable ou non, suivant les individus. Elle émigre en bandes, parfois composées de plusieurs milliers de sujets, qui volent à une grande hauteur, en longues files irrégulières. Ses mœurs sont diurnes. Son vol est majestueux et facile, mais peu rapide; en volant, elle étend le cou et les pattes, qui, avec le corps,

sont presque sur une même ligne droite ; elle plane souvent; sa démarche est lente et mesurée; elle tient généralement le corps assez relevé, le cou un peu en forme d’S, et la tête légèrement inclinée vers le sol; elle court fort peu. Sa nourriture se compose de Grenouilles, de Mammifères, de Reptiles, de Poissons, de jeunes Oiseaux, d'Insectes, de larves, de Mollusques, de Vers et de Crustacés. La femelle ne fait normalement qu'une couvée par an. Le nombre des œufs pondus varie suivant l’âge de la femelle : une jeune en pond trois, et une plus âgée en a quatre, cinq, et parfois six. La ponte de la couvée normale a lieu dans la seconde quinzaine de mars, en avril et en mai, suivant la latitude. La durée de l'incubation est de vingt-huit à trente et un jours. Cette espèce niche en société et isolément. Le nid, très-vaste, est construit d’une manière solide, mais sans élégance, avec des branches et des mottes de plantes herbacées, entremêlées de terre et formant la base, au-dessus de laquelle se trouve la couche moyenne, composée de petites branches et de fragments de végétaux herbacés, et surmontée de fragments plus fins des végétaux en question, de plumes, de chiffons, etc., qui constituent la couche supérieure. Ce nid est placé à découvert dans la partie terminale d’un arbre élevé, ou sur un toit, une cheminée, une tour, une muraille en ruines, etc.

Toute la Normandie. — De passage presque régulier en avril et mai; séjourne quelque temps; et de passage accidentel en automne. — A.R.

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