‹ Faune de la NormandieChapitre 87 sur 247 · Ardea ralloides Scop. — Héron crabier · texte numérisé non relu

Ardea ralloides Scop. — Héron crabier

Ardea audax Lapeyr., À. botaurulus Schrnk., À. castanea S. Gm., À. comala Pall., À. erythropus Gm., À. Marsigli Lepechin, À. pumila Lepechin, À. senegalensis Gm., À. squajolta Gm.

Ardeola comata G.-R. Gray, À. ralloides Boïe.

Botaurus comatus Macg.

Buphus castaneus Brehm, B. comatus Boie, B. illyricus Brehm, B. ralloides Brehm.

Cancrophagus luleus Briss., C. ralloides Kaup. Egrella comata Sws.

Nycticorax ralloides Hempr. et Ehrbg.

Crabier chevelu, C. commun, C. ordinaire, C. vulgaire.

Paul BErr. — Op. cit., p. 88 et 89; tir. à part, p. 64 et 65. C.-D. DecLanp et Z. GERBE. — Op. cit., t. II, p. 301. E. LEMETTEIL. — Op. cit., Vermivores, p. 153; tir. à part, t. I, p. 271.

Leone

Amb. Gentil. — Op. cit., Échassiers, p. 61; tir. à part, br: | 1

Alphonse DuBois. — Op. cit. : texte, t.Il, p. 335; atlas, t. IT, pl. 234, et pl. LI, figs. 104.

Léon OLPHE-GALLIARD. — Op. cit., fasc. XV, p. 105.

Le Héron crabier habite les marais, le voisinage des lacs, des étangs et des cours d’eau, et les prairies humides ; on le voit aussi, pendant ses migrations, dans le voisinage de la mer; ce sont les eaux bourbeuses, douces et salées, euvironnées de roseaux et de Jones, et les prairies humides entourées de buissons, qu'il semble préférer. Il est migrateur et sédentaire, et fort sociable. Il émigre par bandes ou par couples. Son naturel est doux et inoffensif. Ses mœurs sont essentiellement diurnes. Son vol est silencieux et assez rapide; l'Oiseau le prend difficilement lorsqu'il se croit caché. Sa nourriture se compose de Poissons, de Grenouilles, de têtards, d'Insectes, de larves, de Crustacés, de Mollusques et de Vers. La femelle ne fait normalement qu'une couvée par an, de quatre à six œufs. La ponte de la couvée normale a lieu généralement dans la première quinzaine de juin. Le nid consiste en fragments de plantes herbacées, quand il se trouve à terre, parmi les roseaux ou les jones; et il est construit, lorsqu'il repose sur un arbre, avec des petites branches si lâächement entrelacées, que l'on voit les œufs à travers.

Normandie :

« Extrêmement rare en Normandie. J'en possède un très-bel individu, tué à Vaucelles, près de Bayeux, et que je dois à la bienveillance de M. Féron, docteur-médecin, qui me l’a procuré ». — Le Héron crabier que j'ai eu cette année a été tué « dans le mois de juillet, époque à laquelle le thermomètre marquait 39 degrés à Bordeaux ». [Presque certainement juillet 1835. J'ignore si c'est le même indi-

vidu. (H. G. de K.)]. — [C.-G. CHEsnon. — Op. cül. : 1° phrase, p. 290 ; 2° phrase, p. 389].

Espèce mentionnée comme étant de passage accidentel en Normandie. [Noury. — Op. cil., p. 99].

Seine-Inférieure :

Espèce mentionnée comme n'ayant encore été observée qu'une fois dans la Seine-Inférieure. [J. HarDy. — Op. cit., p. 291].

CES Fair: ce. ne se montre que très-accidentellement dans notre département. Deux imdividus, perdus pour l’ornithologie, ont été abattus, l'un près du Havre, l’autre dans les environs de Bolbec, à Mirville, pendant l'été de 1865 ». [E. LEMETTEIL. — Op. cit., Vermivores, p. 154; tir. à part, t. I,

Une jeune femelle a été tuée au bord de la Seine, près de Moulineaux. [Comité d'Ornithologie de la Soc. des Amis des Scienc. natur. de Rouen, (Op. cit.), séance du 8 novembre 1877, p. 254; tir. à part, p. 22].

Eure :

J'ai vu en 1547, à Pont-Audemer, un mâle et une femelle de cette espèce, qui avaient été tués dans les marais de Toutainville, près de Pont-Audemer. [Émile

. ANFRIE, renseign. manuscrit, 1888].

Calvados :

« Un très-bel individu, tué à Vaucelles, près de Bayeux ». [Voir la page précédente, ligne 7 en remontant].

«. Plusieurs individus de cette belle espèce ont été

tués dans nos parages. On le voit dans la collection de M. Chesnon, et chez M"° Person, au château de Vaux, à Grey, à l'obligeance de laquelle je dois le

bel individu de ma collection ». [LE SAUVAGE. — Op. Ciks, p, 20T}: 1

Manche :

« Un adulte et un jeune ont été envoyés au Musée de Saint-Lô, en juin 1869; ils avaient été pris dans. les marais du Cotentin. C’est la première fois, à ma connaissance, que cette espèce a été trouvée dans la Manche ». [J. LE MENNICIER. — Op. cit., p. 146: tir. à part, p. 38]. C.

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