STONES
divers recueils, mais qui n’ont pas encore été groupées en un tout homogène ; enfin la grande quantité de types variés, quelquefois uniques, exposés dans les riches Galeries zoologiques du Muséum de Paris, contribueront puissamment à aplanir les difiicultés de la tâche longue et difficile, que, quoique seul, nous n’hésitons pas à entreprendre, dans l'espoir de la mener à bonne fin.
L'étude attentive et consciencieuse de la Faune Sénégambienne nous paraît être une œuvre utile; l’histoire naturelle de cette partie de l'Afrique, si remarquable à tant de titres, compte un nombre restreint de publications, car la voie ouverte aux naturalistes par Adanson, depuis un peu moins de deux siècles, a été rarement parcourue, et les courageux explorateurs qu’attire l'inconnu du Centre Africain, se sont rarement arrêtés à cette première étape, où l'on apprend à mourir sans gloire, mais où l’on est certain de trouver, en revanche, de riches mines scientifiques à exploiter.
Puissions-nous réussir à soulever un lambeau du voile qui les cache; puissions-nous provoquer des recherches assidues, et planter ainsi des jalons utiles pour tous ceux appelés par les exigences de leur profession, à vivre sous le climat meurtrier d’une contrée trop imparfaitement explorée!
En s’adonnant à l'étude des êtres qu’elle nourrit, ils contribueront aux progrès de la £cience et, de plus, ils trouveront, comme nous, un adoucissement aux regrets qu'entrainent là, plus que partout ailleurs peut-être, les souvenirs de la Patrie absente!
Paris, 2 janvier 1882.
1885 FAUNE DE LA SÉNEGAMBIE HE FroH