‹ Faune de la SénégambieChapitre 13 sur 48 · VIII. — N a SA LIS, E. Geoff · texte numérisé non relu

VIII. — N a SA LIS, E. Geoff

Poils de la tête rayonnant d’un centre situé un peu au-dessus du front. = S • nasica, Schreb.

Le Savant et non moins Modeste D r E.-L. Trouessart, en publiant son Synopsis, est loin, comme on le voit, d’avoir édité une œuvre originale; il a copié Schlegel, dont la majeure partie des phrases et des expressions sont littéralement reproduites, notre tableau le démontre, et malgré de légères modifications dans la place attribuée à quelques groupes et à certaines Formes, cette

démonstration ne peut être infirmée.

Il a proposé, il est vrai, trois dénominations subgénériques nouvelles, mais là encore il a été 1 imitateur de Reichenbacli.

Appuyé sur ces séries de preuves indéniables, nous sommes autorisé à conclure :

1° Que contrairement aux affirmations du Savant et non moins Modeste D r E.-L. Trouessart, Is. Geoffroy-Saint-Hilaire est le premier auquel est due la division des Semnopithèques en groupes caractérisés par la disposition des poils de la tête ;

2° Que Schlegel, dans ses Simiæ, tout en donnant une plus grande extension à ces divisions, en les parfaisant, si l’on peut s’exprimer ainsi, a été l’imitateur d’Is. Geoffroy-Saint-Hilaire et des Naturalistes qui, après cet auteur, ont traité le même suj et ;

3° Que dans son Synopsis, le Savant et non moins Modeste D r E.-L. Trouessart a été le compilateur, le copiste de Schlegel, comme il a été, comme il est le compilateur et le copiste de tant d’autres, dans toutes ses publications sans exception, ce que nous aurons également soin de prouver;

4° Qu’enfin, les Genres créés par lui soit dans son Synopsis, soit ailleurs, reposent sur des caractères absolument semblables à ceux choisis par les auteurs honorés de ses indulgentes critiques.

Et maintenant, le Savant et non moins Modeste D r E.-L. Trouessart nous fera-t-il encore l’honneur de nous écrire (dixseptième questiox) ? : « Vous semblez malheureusement ignorer l’existence clés Monographies les plus récentes, celles des Simiæ de Schlegel entre cadres ? »

Il nous resterait à exposer pourquoi nous avons accepté le mauvais Genre Guereza de Gray; les raisons de ce choix seront données dans 1 étude des Formes généralement classées sous le vocable générique : Colobus.

HISTORIQUE. — Les auteurs qui se sont succédé de 1811 jusqu’à nos jours et se sont occupé plus ou moins directement des Colobes ont, pour la plupart, accepté la caractéristique du fondateur du Genre, ou s’ils l’ont parfois modifiée, les modifications ont porté sur des détails de peu d’importance, de telle sorte qu’à l’heure actuelle, des doutes subsistent encore pour quelques-uns des caractères assignés.

ISous ci oyons intéressant de réunir non pas toutes les caractéristiques publiées, mais au moins celles émanant des Naturalistes les plus compétents, et plus particulièrement choisies dans les traités généraux.

Nous les présentons par ordre de date.

Illiger (1811, Proclromus systematis Mammalium et Avium, p. 69) caractérise ainsi le Genre Colobus, dont il est le créateur :

Genus 7. — Colobus (xoloÊoç mutilatus; Stummel-Affe).

Dentes qui Cercopitheco?

Rostrum obtusiusculum ; vultus denudatus; nares septo tenui diremtæ; Sacculli buccales.

Cauda elongata, taxa, versus apicem floccosa; inammæ 2 pectorales.

Antipedestetradactyli, pollice nullo; scelides manibus pentadactiliis; ungues lamnares; liâtes tyliis instructæ ».

E. Geoffroy St. Hilaire (1812 — Tableau des Quadrumanes in Ann. Mus. H. Nat. Paris, t. 19, p. 91, 92), reproduit à très peu près la caractéristique d’Illiger : « Colobus — museau court, front déprimé; angle facial de; ? corps allongé et menu, extrémités grêles ; doigts peu longs ; mains antérieures à quatre doigts sans pouces ; pouce postérieur écarté et très reculé en arrière ; queue plus longue que le corps, très menue ; caractères non observés : abajoue, callosités ; car. ind., mains antérieures tetradactyles. »

Desjmarest (1817 — Dict. H. Nat. Ecl . Deterville, t. VII, article Colobe, p. 387) dit : « Les Colobes ont le museau court, le front déprimé, l’angle facial non évalué, le corps allongé et menu, les extrémités grêles, les doigts peu longs, le pouce postérieur écarté et très reculé en arrière, la queue plus longue que le corps, très menue, non prenante ; des callosités ?, mais leur caractère le plus saillant est d’avoir les mains antérieures à quatre doigts, sans pouce, comme les Atèles de l’Amérique Méridionale. »

Des. mare; l r ° pa « Gea antéri des a l’éten (vrais

« et sont en même nombre), museau court, face nue,

fesses ; corps mince, jambes grêles. »

F Cuvier (1821 — Dict. Sc. Nat. t. XX, art. Guenon , p. 34), encore imbu des doutes qu’accueillirent la découverte des Colobes, ne tient pas compte des affirmations de ses prédécesseurs et il écrit : « Enfin nous terminerons la série des espèces de Guenons les mieux connues parmi les Colobes , ces binges de 1 ancien monde qui, dit-on, sont privés de pouces aux mains de devant, mais sur lesquels on n’a que des renseignements si vagues, si incertains, que leur existence a paru douteuse aux 3 eux des naturalistes, les moins prévenus et les moins exigeants ».

Malgré l'opinion du frère du Grand Cuvier, l’existence des Colobes était unanimement reconnue, et ses successeurs continuèrent à caractériser le Genre en s’écartant très peu, du reste, des données d'Illiger.

Desmoulins (1825 - Dict. Chus. H. Nat., t. VII, art. Guenon , p. 571) classe les Colobes dans sa 3 e division des Guenons. Leurs caractères sont, dit-il, un corps allongé et menu, des membres grêles, et au contraire des Semnopithèqim , des doigts très courts, le pouce de derrière très écarté et reculé, et surtout l’absence de ce doigt, au moins extérieurement aux mains de devant ; on ne dit rien de l’existence des abajoues et des callosités ».

E. Geoffroy St. -Hilaire (1829 — Cours de l’Hist. Nat. des Mammifères , 8* Leçon, p. 14), est plus explicite qu’en 1812 (loc. cit.), « Près des Semnopithèques, dit-il, se placent des espèces, dont ils eussent pu, pour ainsi dire, nous faire prévoir l’existence, elles ont, comme eux, les formes sveltes et légères, la queue et les

membres très longs, des callosités très prononcées, mais l’absence des pouces aux mains antérieures, les distinguent de tous les autres singes de l’ancien monde. Leurs abajoues sont aussi développées, et leur nez est plat, comme celui de toutes les Guenons. »

J.-B. Fischer (1839 — Synopsis Mammatium, Sluitgardtiœ, p. 13) classe les Colobes dans sa seconde division des Simice. « Sacculis buccalibus (ipsorumve rudi mentis). — a — maniculis tetradactylis. — Colobi Auctor.

W. Jardine (1833 — Nat. Hist. of Monkey s, in the Natur. library, Mamma.Ua, Vol. 1, p. 206) se borne à dire : « Collobus Jllig., Muzzle short, nostrils approximated, tai 1 longer than the body, limbs slender, upper extremities, without thumbes. »

P. -J. Van Beneden (1838 — Notice sur une nouvelle Espèce de Singe d’Afrique, in Bull. Acad. Roy. Sc. et B. Bell. Bruxelles, t. V, p. 34-1 à 348 et PI. 13), tout en acceptant le genre Colobus, discute son utilité : « Le genre Colubus, écrit-il, a été établi par Illiger, dans son prodromus, pour un groupe de Singes Africains. 11 repose sur l’absence de pouce aux membres antérieurs. Ce caractère paraît suffire au premier abord, mais il n’en est plus de même lorsqu’on veut en faire une application rigoureuse. . . Du reste ce n’est pas seulement sous le rapport de l’application qu'on peut critiquer cette distinction générique, il est une autre considération d’une importance bien plus grande et qui milite fortement contre cette distinction, c’est le peu d’influence qu’exerce, dans plusieurs animaux, un pouce plus ou moins rudimentaire ou nul, sur l’économie. . . Il est cependant une considération qu’on ne doit pas non plus négliger, et qui peut souvent servir de guide aux Zoologistes, c’est la distribution géographique de cesanimaux. Le genre duquel les espèces de Colobe se rapprochent le plus est celui des Semnopithèques. Tous ces animaux appartiennent aux Indes, tandis que les Colobes, leurs voisins, zoologiquement parlant, habitent tous l’Afrique. Toutefois cette différence dans la distribution géographique ne peut suffire, nous semble-t-il, pour des coupes génériques, elle ne peut que corroborer un groupe déjà établi sur de bons caractères. Malgré le peu de valeur de ce genre, nous sommes cependant disposé a le conserver, parce qu’une étude plus approfondie des différentes Espèces, pourra peut-être l’asseoir sur des caractères plus importants, ou le faire rejeter définitivement. »

, r /iQ4i 4 (16716V fil introduction to ihe iVat. Hist . oj

Linnæus Martin u 011 * ^ „ , >

‘ MammiferoiiS animais , p. 490) donne pour caractères aux M :

«Form and as in Semnopithecus, stomach and cæcum as

in Semnopithecus?, laryngal sacculi?, cheek-pouches?, thumb of the fore hands reduced to nail-less tubercle, but witk the boues n-, f, mdimentary condition beneath the skin. »

H Von Schinz (1844 — Sistematisches Berzeichniz ailes bis Jetzt Betannten Sauge thiere, oder Synopsis Mammalium, p. 31) copie presque littéralement Illiger : « Colobus — Rostrum obtusiusculum.vultus denudatus, nares septo tenui diremta?, sacculi buccales, cauda elongata, laxa, versus apicem floccosa, anti pedum manus tetradactyli, pollice nullo, scelides manibus pentadactilys, ungues lamnares ; liâtes tiliis instructæ; artus elongati, gracilis ; collum plerumque comatum. »

R. P. Lesson (1848— Etude sur les Mammifères Primates, in Revue Zoologique (Guérin Meneville), t. II, p. 159) écrit : « Les Colobes tiennent, en Afrique, la place qu’occupent en Asie les Semnopithèques. Comme ces derniers, ce sont des Singes minces de corps et à formes fluettes, ayant la face nue, des abajoues, des callosités sur les ischions à ce que l'on dit, une queue longue et mince, terminée par un flocon de poils, leurs mains n’ont pas de pouces, ou bien ce doigt se trouve remplacé par une sorte de tubercule et c’est de cette particularité que découle le nom de Colobus qui signifie mutilé, leurs dents sont comme celles des Semnopithèques, quant à la forme et quant au nombre. »

Chenu (1850 — Encyclop. d’Hisl. Nat. Quadrumanes , p. 90) répète ce qui a été dit avant lui : « Les Colobes sont très voisins des Semnopithèques par leur organisation, et ils sont, en Afrique, les représentants de ces derniers qui habitent exclusivement l’Asie ; ils ont le corps et les membres grêles, leur face est nue, mais l’on ne sait pas encore d’une manière positive s’ils ont des abajoues, leur queue est longue et plus ou moins floconneuse à l’extrémité ; ce genre est encore incomplètement connu, le caractère saillant qui le distingue des Semnopithèques, se trouve dans l’absence du pouce aux mains antérieures ».

Gervais (1854 — Hist. Nat. des Mammifères , t. 1 p. 64) fournit quelques détails nouveaux : «Les Colobes sont, dit-il, des Singes très voisins des Semnopithèques, leur nom tiré du grec, signifie mutilé ;

devant “a Zf T , manqUeUt de pouce aux de

devant, eu effet, ce doigt n’existe point chez eux, ou bien ils n’en t qu un très faible rudiment sans phalange et qui n’apparaît que comme un petit tubercule. L’os métacarpien correspondant, existe seul avec son développement ordinaire. Leur estomac a la même complication que celui des Semnopithèques, et leurs dents présentent a s’y méprendre les mômes caractères.

agner (1855 - Die Saugthierein abbild. Nach. der Natur. und. mir Beschreibungen Von Schreber.- SuppUm ., t. V. p. 35) se contente dedire : « Colobus - Manus anteriores pollice nullo instructæ. »

Dalhbom (1857 - Conspectus, loc. cit., p. 83) dit des Colobes : « Manus anticæ tetradactilæ, pollice aborto, posticæ pentadactylæ,saeculi buccales adsunt ; orbitæ subparvæ, corpus robustum ».

G.-L. Reiohenbach (1863 - Die Vollstandig ste Natmgeschichte der A ffen, p. 86) établit ainsi leurs caractères : « Nur vier lange Finger, die vorderdaumen fehlen àusserlich, nur ein sehr verkum’. inertes G lied am Skelet. -- Schlank von Wuchs, wie folgende, Kopf verhàltnissmassig klein und hochgewolbt, Gesicht nackt, Untergesiclit verkürzt. Schwanz lang, am Ende mit Qnaste. Magen iu seiner linken Hàlfte mit Einschnurungen, in der rechten eng und darmformig ».

J. Geoffroy St. Hilaire (1867 — Dict. Hist. Nat. d’Orbigny, 2- Bd. Article Colobe, t. IV, p. 207) se résume en disant : «La caractéristique des Colobes peut être ainsi donnée : Formes généralement tiès grêles, membres et queue très longs, mains antérieures étroites, très longues, à pouces extérieurement nuis ou tout au plus rudimentaires, ongles en gouttière, crâne volumineux, plus comprimé toutefois et à capacité encéphalique moins étendue que chez les Semnopithèques, museau court, nez aplati, estomac complexe, des abajoues assez amples?; incisives et canines médiocrement développées ; machelières supérieures et les deux premières inférieures quadrangulaires et à quatre tubercules, la dernière machelière inférieure a cinq tubercules, dont le postérieur plus épais et moins saillant que les autres, des callosités ischiatiques. »

Z. Gerbe (1868 — in Brehm, la vie des animaux, Éd. Française , les Mammifères, t. 1, p. 56) déclare : « que les différences qui séparent

1M ColoU s des Semnopithèques sont assez faibles; le corps des les Comes aes ^ leupg me mbreB a peu près égaux

Cololusz st < * obtuse, denudée, les narines ne

entre eux, sont greles bi face est ^ 8Wentàla part ie

sont sep are es quMur ^ Jes ma i ns postérieures ont régu-

supérieuie, aqutu les Colobes ont des callosités et

lièrement cinq doigts, enu paraissent manquer d’abajoues ».

T F gray (1870 - Catal Monheys, Lemurs and Fruit-Eating Bats, in the col of thé Br il- Mus., p. H) diffère quelque peu des auteurs orécédennnent énumérés : « Colotus, Body robust cbeek-poucbes noue; orbit rather small; hand mth four Angers, thumb abortive ,

nf atyi a r*Y\ Qfl f‘f'1 1 1 ^ •

G. Mivaet ( 1875 - in Encyclopedia Britannica, t. 4. Article Apc, p. 15 ) se bonne à ces simples indications : « The genus Colotus is exclusives African, but tlie species composing it, only differ from the Semnopitheci, in that the thumb is generally absent or reduced to a small tubercle whicli may or may not support a nail.

Schlegel (1816 - Mus. Hist. Nat, Pays-Bas, t. VII. Monographie 40. Simice , p. 23), sans s’écarter beaucoup de tout ce qui a été dit avant lui, cite cependant quelques caractères qu’il est bon de noter : « Les Colobes, dit-il, dépourvus d'abajoues et offrant un estomac multiloculaire, caractère également propre aux Semnopithèques , représentent ces derniers dans les forêts de lAfiique chaude; ils ont encore, comme ceux-ci, la dernière molaire de la mâchoire inférieure pourvue de cinq tubercules ; mais ils s’éloignent des Semnopithèques ainsi que de tous les autres Singes de l’ancien monde, par le pouce incomplet de leur main antérieure, c'est-à-dire en forme de tronçon, ou manquant même totalement dans une espèce (C . VerusJ. Ils acquièrent une assez forte taille, leurs formes en général, semblables à celles des Semnopithèques , sont quelquefois assez robustes et ils ont la tète plus large et le museau un peu plus prolongé que ces derniers, les poils du dessus de la tête sont dirigés vers le derrière. »

CaetVogt enfin (1884 — Les Mammifères, édit. Française, p. 30) dit à l’article Colobes : « Singes semblables aux Semnopithèques, mais à pouces des mains rudimentaires, à dentition plus forte et dépourvus d’abajoues. »

Il est regrettable que le Naturaliste Prussien se soit borné à reproduire les opinions publiées sur les Colobes avant l’apparition de son ouvrage et qu’il n’ait pas émis d’idées personnelles sur certains caractères au sujet desquels, on vient de le voir, des doutes subsistent encore aujourd’hui.

Sa profonde connaissance des Singes lui eût facilement permis d élucider ces doutes, et si l’Humanité lui doit la douce consolation de pouvoir s’écrier : « 11 vaut mieux être un Singe perfectionné qu’un Adam dégénéré (1) ». La Science lui eût été reconnaissante en obtenant de lui quelques détails précis sur ces

« mutilés », les plus humbles parmi les vénérables ancêtres de l’homme (2) !

Ces regrets exprimés, il ressort des nombreux extraits que nous venons de donner, afin de montrer la façon dont les auteurs ont ditïéiencié les Colobes des Semnopithèques, il ressort, disonsnous, que dans la pensée de tous, depuis Illiger jusqu’à M. Cari Vogt, 1 absence seule du pouce aux mains antérieures les distinguent; comme la dit, le plus explicitement, Linnæus Martin : « The genus Colobus rnay be described in brief, as a répétition of Semnopithecus vvith the thumb of the hand, still more reduced, and useless (3) ».

Il faut ajouter cette autre raison toujours invariablement invoquée : leur habitat exclusivement Africain, raison sur laquelle G. Mivart (4) insiste tout particulièrement dans cette phrase :

(1) Cari Vogt. Leçons sur l'Homme, Traduction française de J. -J. Mouliné, 1868, revue par 1 auteur, 16 e leçon, p. 628. — La phrase citée a été écrite par 1 auteur lui-même pour cette édition, elle remplace une anecdote en dialecte Bernois existant dans 1 édition Allemande : Varlefungen uber den Menschen, Giessen, 1863, J. Riehter, éditeur, p. 287.

(2) Nous avons longtemps hésité à citer les Mammifères de M. Cari Vogt; si nous nous sommes décidé à le faire, c’est surtout à cause du retentissement provoqué par la publication des Leçons sur l’Homme ; l’édition, française originale des Mammifères, très imparfaitement au courant de la science, malgré son apparition récente, a sans doute le mérite d’être richement illustrée, celui non moins grand d’avoir été faite dans un but de vulgarisation. Cela ne suffit pas et l’on était en droit d’exiger de la part du Naturaliste Prussien, beaucoup plus d’exactitude, et surtout beaucoup moins d’anecdotes fantaisistes.

(3J Loc. cil., p. 490.

(4) Encgcl. Britan., loc. cil., p. 151.

-, • an A cnlobi which so closely resemble each

separabie ’ but for their iiifferent g "° en -

Pl Lotiqutlléïâaé d'idées préconçues, on envisage le type GV !o l° pris dans .on acception la plus large, comme dans les par- Clartés propres à la majorité des Formes qu .1 renferme, .1 est facile de reconnaître que cette caracter.st.que n est pas admissible sans de nombreuses restrictions, et que s .1 se rapproche d„ type Senmopithecus plus que de tout autre groupe de bingos, il en diffère néanmoins nettement sous un grand nombre de

‘Tevamen comparatif des Colobes et des Semnopithèques pouvant seul démontrer cette proposition, nous venons essayer de le faire aussi complètement que possible, en nous occupant tout d’abord de l'étude du système osseux.

SQUELETTE. - Les chiffres des premières colonnes des tableaux suivants, base de notre démonstration, représentent les moyennes calculées pour chaque oigano, d apiès les mensurations opérées sur dix squelettes de 1 un et 1 autie gioupe (1).

Nous avons cru utile de donner à côté des colonnes de moyennes les différences et les rapports existant entre chaque mesure.

Nous ferons en outre observer que la moyenne de la taille totale des animaux étant à très peu près la même dans les deux groupes, nous n’avons pas eu à en tenir compte ou plutôt, à cause même de cette presque identité, et pour faciliter les comparaisons, de même qu’en Anthropologie, nous considérons la taille comme égale dans les deux cas et nous l’assimilons à l’unité.

(I) Les dix squelettes des Colobes comme les dix squelettes des Semnipothèques représentant chacun dix formes différentes, existent : dans les Galeries d’Anatomie comparée du Muséum, dans la riche collection de M. E. Bouvier et dans deux Musées de province. D’autres nous appartiennent personnellement.

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