DIFFÉRENCE
RAPPORTS
Colonne vertébrale de l’atlas à la dernière lombaire. De la portion lombaire
Du corps des vertébrés lombaires
De la queue
Du corps des vertébrés
Transverse de la poitrine
Vertical de la poitrine
Omoplate, de la cavité glenoide au sommet du bord axillaire
Omoplate, du milieu du bord coracoidien au milieu du bord axillaire
Sternum, longueur totale •
» diamètre des pièces •
~ f Totale de l’os iliaque
Do l’iléon, de la crête iliaque à la cavité glenoide. . . De l’ischon, de la cavité glenoide au sommet du pubis
Totale du sacrum
De l’iléon, de l’épine iliaque antérieure à l'épine iliaque postérieure
Entre les deux crêtes iliaques
Entre le sommet inférieur des pubis.
Du détroit inférieur
os
L’opinion de Linnæus Martin, comme celles de la majeure partie des Zoologistes, précédemment résumées, tombent devant les chiffres fournis par ce tableau, indiquant déjà que les Colobes, loin d’être « une répétition des Semnopithèques avec le pouce plus réduit, ou nul », sont au contraire largement différenciés.
Chaque partie du squelette fournit, en effet, des caractères d’une réelle importance.
Comparée à la portion dorsale du rachis, la portion lombaire des Colobes est plus courte que celle des Semnopithèques ; le
nombre des vertèbres lombaires étant le même dons les deux tvoes l'excès en faveur des Semnopithèques résulte des dimensions 'plus considérables du corps de leurs vertèbres lombaires.
Ce fait est en désaccord avec l'affirmation de M. G. Mivart (1). pour qui la longueur proportionnelle de la région lombaire des Colobes dépasserait celle de la région dorsale : « The proportion borne by the lumbar to the dorsal région is greatest in and
soute Simiadæ ex. Gen. Colobus (21 ».
Il est aussi inexact de dire que chez les Colobes et les Semnopithèques la longueur de la rég'iou lombaire est proportionnellement plus grande que toutes les autres régions de la colonne vertébrale, la queue exceptée : « The lumbar région attains its greatest length in proportion to the otlier légions of the spine, exclusive of the tail in Colobus and Semnopithecus (3) » ; nos mensurations, tout en établissant la brièveté relative de la région lombaire des Colobes par rapport à celle des Semnopithèques, montrent aussi que chez les uns et les autres la région lombaire est beaucoup plus courte que la dorsale.
« The absolute length of the tail, dit encore M. G. Mivart (4), in greatest in Semnopithecus and Colobus, in which g’enera the individual vertebræ attain their greatest length, nomely sometimes as musch as 1-9 inche. »
Pour nous, la longueur du corps des vertèbres caudales des Colobes est plus courte que celle des Semnopithèques, tandis que la longueur totale de leur queue est plus grande. L’explication de cette contradiction simplement apparente, réside dans le nombre même des vertèbres dont la moyenne est de 21 pour les Colobes et seulement de 17 pour les Semnopithèques.
Il se produit ici un phénomène inverse de celui relatif aux régions dorsale et lombaire : la plus grande quantité de vertèbres caudales des uns détruit l’excès dans la longueur du corps de ces mêmes vertèbres chez les autres.
(1) Contributions toicards a more complété knowledge of the axial Skelelon in P. Z. S. of London, 1865.
(2) G. Mivart, loc. cit., p. 558.
(3) G. Mivart, loc. cil., p. 558.
(4) G. Mivart, loc. cit., p. 562.
Ce ne sont pas du reste les seuls Genres où il en soit ainsi, et chez les Cercopithèques, entre autres, à queue relativement plus courte, la longueur du corps des vertèbres caudales atteint souvent un chiffre tout aussi élevé; la preuve en est fournie par le résultat des moyennes prises sur 10 squelettes mâles et adultes, moyennes s’élevant à 35 pour les Colobes, 42 pour les Semnopithèques et 39 pour les Cercopithèques.
L’ampleur de la cage thoracique est en excès chez les Colobes où les diamètres transverse et vertical se trouvent proportionnellement plus grands que chez les Semnopithèques.
L’omoplate est courte et large relativement à celle de ces derniers où les deux diamètres l’emportent en longueur; les fosses sus et sous-épineuses, conséquemment plus larges chez les Colobes, sont en revanche moins profondes par suite d’une plus faible saillie de l’épine de l’omoplate.
La longueur du sternum des Semnopithèques dépasse de beaucoup celle de celui des Colobes, tandis que le diamètre des sternèbres se maintient dans des proportions presque identiques; en outre, le nombre de ces pièces toujours le même s’élève invariablement au chiffre 5, non compris le manubrium.
Pour M. G. Mivert : « The number of distinct bones posterior to the Manubrium and anterior to the Xyphoïd cartilage, in Semnopithecus and üolobus, are generally four in adults but sometimes five (1) ».
Cette description du sternum peut laisser quelques doutes dans l’esprit, car M. G. Mivart ne dit pas si par ces mots «.xyphoïd cartilage » il entend désigner l’appendice xyphoïde tout entier, c’est-à-dire la dernière sternèbre munie de son cartilage terminal ou simplement ce cartilage seul; dans le premier cas, il est incontestable qu’entre le manubrium et l’appendice xyphoïde, les Colobes et les Semnopithèques possèdent quatre sternèbres ; dans le second, l’appendice devant compter comme os isolé tout comme ceux qui le précèdent, les sternèbres sont ou nombre de cinq.
Devant cette dernière supposition, le squelette de G. Satanas du British Muséum, inscrit sous le n° 1180 a, porteur de cinq
(1) G. Mivart, loc. cit., p. 568.
té par M. G. Mivart comme une exception, ire confirmer la règle générale.
le volume, l’épaisseur et l’étendue de ces mêmes paities chez les
La petitesse du diamètre transverse de la troisième vertèbre sacrée relativement à ce meme diamètre chez iapiemièie, est un des caractères assignés par M. G. Mivart aux Semnipothèques et aux Colobes : « The transverse diameter of the third sacral vertebraisvery much smaller tlian that of the first. This is especially the case in the Semnopithecinæ (1) ».
Ce caractère est effectivement manifeste dans les deux groupes; nous ferons toutefois observer qu’il est proportionnellement pins accentué chez les Colobes que chez les Semnopithèques, les différences des deux diamètres se chiffrant par 19 pour les uns et 14 pous les autres.
La brièveté du sacrum des Colobes est la conséquence naturelle des dimensions plus courtes du bassin.
Dans les animaux que nous examinons, le squelette des membres se montre avec des différences encore plus accusées que celles jusqu’ici rencontrées sur les diverses parties constitutives du tronc.
Chez les deux types, la longueur de l’humérus est toujours moindre que celle du cubitus; toutefois, cet os est proportionnellement un peu plus long dans les Semnopithèques; le même fait s’observe entre le fémur et le tibia, mais avec une intensité remarquable, car si la différence entre les longueurs du fémur et du tibia des Colobes est seulement de 18, elle atteint le chiffre 33 chez les Semnopithèques; il en résulte que le membre antérieur comme le membre postérieur des Colobes sont plus courts que ceux des Semnopithèques; par contre, en comparant les deux membres l’un h l’autre, on remarque une différence
Colobes.
(1) G. Mivart, loc. cil., p. 561.
considérable entre la longueur du membre antérieur et celle du membre postérieur des Colobes, lorsque cette différence est relativement faible chez les Semnopithèques; l’une atteint 72 quand l’autre est limitée h 12.
Le caractère tiré des membres consiste donc en ce que le membre postérieur est beaucoup plus long- que l’antérieur chez les Colobes, tandis que chez les Semnopithèques les deux membres sont à très peu près égaux.
Les extrémités présentent également des particularités importantes.
Les mains et les pieds sont plus courts chez les Colobes, cependant leurs métacarpiens et leurs métatarsiens sont proportionnellement semblables à ceux des Semnopithèques.
Par contre, les doigts de la main de ceux-ci sont plus long-s; quant aux doigts des pieds, ils sont sensiblement égaux dans les deux groupes.
Les différences en longueur de la totalité des extrémités consiste d’une part, pour la main, en ce que la longueur relative des doigts est plus grande chez les Semnopithèques; d’autre part, pour le pied, en ce que la longueur du tarse et surtout du calcanéum est en excès chez ces derniers.
Enfin, la différence entre les longueurs de la main et du pied des Colobes surpasse celle donnée par la main et le pied des Semnopithèques.
Sans insister sur la brièveté du pouce de la main des Semnopithèques et sur l’atrophie plus ou moins complète de ce doigt chez les Colobes, il est utile d’observer que, pour l’un et l’autre type, le métacarpien supportant le pouce est d’une longueur identique.
Le pouce des Semnopithèques se compose de deux phalanges, les Colobes en possèdent une seule cachée sous la peau et dont la saillie, quand elle existe, dépasse rarement 0,003 millimètres de hauteur.
Chez les Semnopithèques, dont le pouce toujours court, varie cependant de longueur suivant les Formes, cette longueur moyenne s’élève seulement au chiffre de 0,015 millimètres.
Nous ne parlerons que pour mémoire du prétendu écartement du pouce postérieur donné comme caractéristique des Colobes; cet écartement existe à un égal degré dans presque tous les
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attribué à ces ™ , ™"'' extéTleur des Colobes a pu les faire con- Siles.mpe . Semnopithèques, il nous
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TÈTE OSSEESE. - Les recherches cranion.etr.ques conduisent à des résultats non moins positifs; le tableau servant permettra d’en juger, tout en facilitant les comparaisons.
PRINCIPALES MESURES CRANIENNES.
DÉSIGNATION DES MESURES
Capacité crânienne
Projection antérieure
— postérieure
Circonférence totale du crâne
Courte cérébrale
— occipitale totale
Ligne naso-hasilaire
Diamètre antéro-postérieur maximum.
— iniaque
— vertical basilo-bregmatique .
— transverse maximum
— frontal minimum
— bitemporal
— biauriculaire
— bimastoïdien
— biorbitaire externe
— bizygorrmtique
— bimaxiliaire
Face longueur totale
Orbite largeur
— hauteur
Nez longueur totale
— largeur maxima
Trou occipital longueur
— largeur
Voûte palatine longueur totale
— largeur moyenne
Mandibule distance interangulairc
— — intercondylienne
— — ungulo-sy mphysaire
— branche montante hauteur
— — largeur transverse
— hauteur à la symphyse
— Ecartement en-dessous de la symphyse . . . . .
— — entre les deux dernières molaires .
| Différences.
Rapports.
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