V.ORES; ART, BEBE TKIE D ,C t
INCHOATUS topa POLLEX ABSCONDITUS, EXTERNE
EANS SCP '.O. ™ T “ PB °° TOTÜM «NT, COLARE S , MU-
AI ’ ITi LONO,OH,ÎS - PENTiD1 CTXL, ; ONCOL, TECOLARES, AP, CE ’ NDS ° CONCSSMOM, NONC SOB LONCOM AOT
BREVE; «H DIVËRSARUM RECONOM CAP, TB, SECONDOM S.NCOLAR.A OENERA DISPOS, TI ; COTïCOI.A PILOROM TRANSVERSE RUGATA ; CAODA LONGISSIMA, LAXA, ALIOOOTIES APICE ELOCCOSA ; CALLOS, TATES CLU- NIOM LATÆ ; SACCULI BUCCALES PARVI, ATTAMEN SAT PROMISS, , TENTRICOM LARYNGI, DEEICIENTES J STOMACHOS MULTIPLEX ; liait. — UNICR APRICANUM.
La Famille des Colobidæ, ainsi établie, nous avons à rechercher la place qu’elle doit occuper dans la classification générale, comme le rang- qu’elle doit tenir relativement aux Singes Africains.
Nous nous sommes demande souvent, sans trouver de réponse satisfaisante, pourquoi tous les auteurs qui se sont occupé de la classification des Singes de l’ancien monde ont constamment placé les Semnopitlièques (et les Colobes, bien entendu) à la suite immédiate des Anthropomorphes ?
Quelle que soit la conception systématique qui ait présidé à cet arrangement, elle nous paraît reposer sur des considérations entièrement contraires aux faits.
« Une bonne classification des Singes, a-t-on dit (1), doit rendre un compte exact des différences qui existent dans l’intensité des ressemblances signalées entre l’Homme et les Singes des divers Genres. »
Malgré le déplorable abus de la comparaison de l’Homme avec les Singes, la classification de ces derniers telle qu’elle vient d’être définie peut être admise, mais h la condition de viser uniquement les ressemblances anatomiques; quant aux ressemblances intellectuelles, elles sont bonnes à être reléguées au dernier rang, ou à servir de pivot autour duquel gravitent tant
(1) Gervais, loc. cil., p. 12.
, = oar leurs romanesques écrits, se croient d’esprits fourvoyés q , ^ ban|lière du Transformisme,
seuls dignes de p qu qi a de vrai, n’a pas à s occuper
Le Transfo® 1 2 » , ^ et> en dépit de ses prétendus
des contes dont o ' je 11 e pas nous écarter de sa
défenseurs, «ou. avons la ceit, tude ■ (]) , <( Le fflnga
voie et de son b , q 1 , • e ont regardé comme un être
équi T oque «
moyenne entre celle de l'Homme et celle des animaux, n est dans r^rïté qu’un pur animal portant à l’exteneur un masque de fleure humaine; un animal au-dessous de plusieurs autres par to facultés relatives, et encore essentiellement different de l’Homme par le naturel, par le tempérament, par toutes les hâtatndes réelles qui constituent ce qu’on appelle nature dans un
être particulier ».
L’appréciation si juste de Buffon n a cependant pas prévalu, et des Naturalistes de valeur se sont fondé sur l’intensité des ressemblances intellectuelles pour établir leurs classifications; « mais ils ne sont peut-être arrivés à un résultat bien certain, écrit le P 1 ’ P. Gervais (2), que relativement aux premières espèces
(les Anthropomorphes), et je n’oserais affirmer qu ils ont îaison
de placer à la fin de la série, comme plus éloignés de l’Homme et du Chimpanzé ou du Gorille, les Cynocéphales dont lintelliyence ne le cède certainement point a celle des Singes à longue queue : les Guenons de Buffon ».
Quoique les Semnopithèques, et peut-être aussi les Colobes, s’ébattent joyeusement dans leurs fêtes collectives, leurs historiens conviendront sans doute que leur haute intelligence est cependant un peu moins développée que celle des Anthropomorphes, bien que, pour notre part, nous accordions à ces derniers une supériorité des plus relatives.
Ils nous accorderont aussi que parmi les autres Singes de l’ancien monde, il en est dont le degré d’intelligence est intermédiaire, c’est-à-dire inférieur à celui des Anthropomorphes, mais supérieur à celui des Semnopithèques.
(1) Hist. Nat. génêr., Quadrupèdes, t. VII, éd. 1788, p. 43.
(2) Loc. cit., p. 12.
bea ir 1, , An “'°P»- n “'Pbes et les Semnopithèques peu ou
dau t eë™ f èl ' eS a,Mtom ")“ es Eu examinant
auties O ioupes, les résultats seraient les mêmes: le mode de
SZTV 1 " S r DOîitiè ^ es . classification tout
TZZT r “ cien monde - so,lt d0M ’ to " s >-
Un seul homme au vaste génie avait su comprendre les affinités des Singes, cet homme ce fut Buffon, dont les détracteurs
eux-mêmes ne peuvent s’empêcher d’admirer les hautes conceptions. r
La classification des Singes de l’ancien monde telle qu’elle doit être résumée d’après les idées de Buffon :
Véritables Singes — Anthropomorphes,
Babouins = j c ™océphaliens,
1 Macaciens,
Guenons = ( Cbhcopithéciens,
( Semnopithéciens,
répond à toutes les exigences !
Il nous sera facile de montrer, en effet, dans la suite de nos suppléments, combien est exact le rapprochement établi entre les Anthropomorphes et les Cynocéphales, comme il nous est facile de faire voir maintenant, combien est fondé le rejet des Guenons à la fin de la série.
L’ordre dans lequel Buffon a énuméré les Formes de ce dernier groupe, qui lui étaient connues, est toute une révélation.
En ayant soin d’inscrire, tout à fait à la fin, d’abord le Talapoin, ce Myopithecus à la cloison nasale médiocrement épaisse, premier jalon marquant le passage aux Singes d’Amérique; puis le Doue, ce type des Semnopithèques, eux aussi à la cloison nasale médiocrement épaisse, avec leurs particularités organiques en plus, deuxième jalon faisant suite au premier, il semble que le Grand Naturaliste du dix-huitième siècle prévoyait les découvertes à, venir; « dans ses conceptions sublimes
„ . „ nu .„ ne voyait pas (1) », U pressentait ce qu'I s .
LXsaint-âuaire deAit trouver après une période de
^IZTaLnt franchement à la classification de Buffon (2), noos considérons les Colobes comme devant former e derme, chaînon de la série des Singes de l'ancien monde ; s ils se rapprochent des Semnopithèques par une certaine somme de caractères par leur Platyrhinisme indiscutable ils s acheminent \ei s les Singes Américains, et c’est à cette limite extrême que nous marquons leur place immédiatement après les Semnopithecidæ.
Quelques-uns des Zoologistes, qui se sont occupé des Colobes, ont proposé de les diviser en sections caractérisées, tantôt par la couleur et la longueur relative du pelage, tantôt par la forme de la tête ou la disposition des poils qui la recouvrent.
Les rares auteurs, à notre connaissance, auxquels on doit ces divers arrangements sont, par ordre de date . Linnteus Martin. Is. Geoffroy-Saint-Hilaire, Dalhbom, et enfin Gray.
Pour Linnæus Martin (3) :
« Fur and colouring serve as in the Semnopitheci to subdivide the Gololi into sets or sections :
» io, Of these one section contains thespecies, either wholly black, or black ornamented with white, and with the hairs, either of the whole body or of certains parts, peculiarity long or flowing.
» 2°. — Another section contains a set with long glossy hair, but not so long, on an average, as in the former, and remarkable for the mixture of black and bright maroon, bay and yellow, or dark and light bay, with which they are coloured ; in size too, they are scarcely equal to the former.
» 3°. — A third section may be added, in which the fur is comparatively short, and though still soft, partaking more than does that of the
(1) D'Orbigny, Nouv. Dict. H. Nat., 2 e édit., t. I. Discours préliminaire,
(2) Nous sommes heureux de constater que le P r P. Gervais n’était pas éloigné d’accepter la classification des Singes de Buffon ( loc . cit., p. 17); peut-être aurons-nous besoin un jour de faire appel à l’autorité du Savant Professeur du Muséum.
(3) Loc, cit., p. 492.
r^I S ’fr°n f n! he 0fthe tar ° f the Cercopitkeci, being olive va-
withhl»r* a br ° WmSh t0 a greener tint > the hair being annuîated i h black a pecuharity not found in either of the foregoing sections nor yet in the Semnopitheci. » ' ’
tions Ge ° ffroy ' Saint ' Hilaire (!) subdivise les Colobes en deux sec-
« A. Espèces à pelage très long, noir, ou blanc et noir.
» B. - Espèces à pelage médiocrement long, variant du roux vif à l’olivâtre. »
Dalhbom, lui, se fonde sur la forme de la tète et du nez (2) :
« l : a gruppen. - Hufvudet liknar ett katthufvud ; nâsborrarne sitta hôgt ofvan ôfverlâppen ; âro parallela ocli cirkelrunda, med small skiljevâgg. = Colotus verus, Yan Bened.
» 2 : dra gruppen. — Hufvudet liknar ett aphufvud ; nâsborrarne ovala sitta snedt â omse sidor orn den korta sluttande och smala skiljevâggen. = Colotus faligmosus, Ogilby.
» 3 : dje gruppen. — Hufvudet likt ett dogglmfvud, met tjock och trubbig nos, i hvars ânda de smala lancett-lika nâsborrarne sitta snedt pâ ômse sidor om en temligen bred skiljevâgg. = Colotus Guereza, Rupp. »
Enfin Gray (3) partage les Colobes en cinq divisions, ainsi caractérisées :
« 1. — Crown crested; whiskers elongated, expanded. = Colotus Satanas, Waterh.
» 2. — Crown of head and side£ of the face and throat, with elongated liairs forming a mane; tail end slightly tufted. = Colotus polycomus, Geoff. ; Colotus Angolensis, Sciât.
» 3. — Crown of head with refiexed hairs; hair of forehead, sides of face, and chin long, expanded. = Colotus ticolor, Gray.
(1) Loc. cit. Cat. Mamm., p. 17 et Nouv. Dict. II. Nat. d'Orhigny, 2 e éd., t. 1Y, Article Colobe, p. 207.
(2) Zoologisha studier, loc. cit., p. 94-95.
(3) Catal. of Monheys, Lemurs and Fruit-Eatmg Bats, loc. cit., p. 17 à 19.
Crown of head witb reflexed haira, rather radiated in fro nt offorehead; circumference offoce audchm smooth. = C'o.
C rew“frrfd w“th Xrt reflexed hairs, with two whirls i„ front, and a low, narrow, central, erect, longitudinal cre st . jnhuo rrixfatus. Gray. »
A la suite de ces cinq divisions, Gray établit le genre Guereza, qu’il caractérise de la manière suivante :
« Nostrils rather wide apart. Back vcith a line of long pendulous hair forming a kind of mantle. Thurnb rudimentary, tail end tufted. = Guereza Ruppellü, Gray. »
Il en est de ces divisions comme de celles proposées pour les Semnopithèques, comme de toutes les divisions d un gioupe quelconque : leur valeur dépend du point de vue où l’on se place.
L’une cependant nous semble des plus discutables, c est celle de Dalhbom, dont la caractéristique tirée de la forme de la tête des trois formes de Colobus (les seules qu’il connût- d’après sa propre déclaration) avec des tetes de Chut, de Suif / g et de Clueu, est mal choisie et d’une parfaite inexactitude (1).
Comme grandes divisions, celles de Linnæus Martin, mais particulièrement les deux d’Is. Geoffroy-Saint-Hilaire, nous paraissent irréprochables.
Quant aux divisions de Gray, malgré l’excellence du plan sur lequel elles ont été conçues, elles ne peuvent être intégralement maintenues, car la plupart des caractères établis h la légère ne correspondent pas toujours aux types dont les noms sont inscrits à leur suite.
(1) lien est de même du caractère tiré de la forme de la cloison nasale; les observations de Dalhbom, ayant été faites sur des peaux préparées, ne présentent aucun degré d’exactitude. Dans un seul cas il se rapproche un peu de la vérité, c’est lorsqu'il donne au Colobus Guereza des narines placées obliquement en côté d’une cloison médiocrement large. Dans tous les cas, Dalhbom connaissait un nombre trop restreint de Colobes pour que cette caractéristique, telle qu il la donne, puisse être utilement employée à elle seule dans le groupement de toutes les Formes aujourd’hui connues.
Quoi qu il en soit, reconnaissant l'utilité de différencier les Foimes ; classées jusqu’ici sous le nom collectif de Coin bus, nous les partagerons comme Is. Geoffroy-Saint-Hilaire, en deux divisions, comprenant chacune un certain nombre de Genres (1), et nous nous appuierons, pour distinguer ces Genres, sur la disposition des poils de la tète.
Le partage de plusieurs autres groupes de Singes, d’après une disposition semblable, est universellement admise ton en a précédemment vu des exemples); nous ne voyons pas pourquoi il en serait autrement pour les Colobes.
Ce n est nullement, du reste, une innovation que nous cherchons à introduire ; quelques auteurs, et Gray particulièrement, l’ont fait avant nous pour ces mêmes Colobes; aussi, tout en nous efforçant d’être plus complet et plus exact, tout en donnant
un nom à chacun de nos types (ce que plusieurs ont également fait), nous tenons essentiellement à faire observer que nous sommes leur imitateur et rien de plus! Nous ne voulons pas qu’on puisse nous accuser de faire ce que nous avons reproché à d’autres ; nous imitons, nous ne copions pas !
TABEEAE SYNOPTIQUE «ES GENRES. — Le tableau synoptique suivant donne les caractères des Genres qui, selon nous, doivent être établis dans la famille des Colobidæ.
A. — Formæ pi lis brevibus, vel subelonr/atis ; vellere versicolore, atta.nen præcipue rufo, castaneo, olivaceoque permixto.
I. - Pili calvariæ et scincipitis erecti, in cristani mediam dispositi ; frontis lateraliter penicillati ; gænarum malarumque molles, divaricati.
PROCOLOBUS (3).
II. — Pili calvariæ brèves, supinati; verticis erecti, in cristam transversalem, latam, ducti ; frontis lateraliter late spicati; su-
(1) Nous disons Genres; on connaît le sens que nous donnons à cette appellation, nous n’y reviendrons pas, nous bornant à renvoyer aux pages xxiv et xxv de cette étude.
(2) De -rtpo avant, de préférence.
perciliorum erecti; gænarum malarumque densi subresp. pinati. tropicolobus
ni pni calvariæ longi, resupinati ; superciliorum radiati ; g æila rum malarumque longi, ^ illosi. piliocolobus
p Formæ pilis longissimis , mpallio disposais; vellere nigro ,
vel albo nigroque bipartite.
I Pili calvariæ subresupinati ; frontis et superciliorum setosi, recti ; verticis, gænarum malarumque rigidi, flabellati.
STAC HYCOLOBUS
H. Pili calvariæ et frontis subradiati; gænarum malarumque Ion-
arissimi, recumbentes.
° ’ mT.nRTto
III. — Pili calvariæ et scincipitis resupinati; superciliorum sericei;
temporum, gænarum, malarumque in alam latam flabellatam déhiscentes.
PTERYCOLOBUS (51
IV. — Pili calvariæ et frontis leni; superciliorum recti, abbreviati;
gænarum, malarumque subsericei; arunci fastigati.
GUEREZA (6).