‹ Faune de la SénégambieChapitre 35 sur 48 · URS1NUS · texte numérisé non relu

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Foie comme problématique, nous allons essayer d en donner une synonymie aussi complète que poss.ble; nous examinerons ensuite les opinions de tous les auteurs que nous avons pu con-

sulter.

COLOBUS POLYCOMOS Illig.

Full-bottom Monkey Pennant, Hist. of Quadrup., 1871, vol. I, p. 197, n° 110, pl. XXIV.

La Guenon à camail Buffon, Hist. Nat., 1789, éd. roy.,t. VIII, p. 65, pl. xvii. Copiée de Pennant.

Simia tetradactyla Link, Beitr. z. Naturg., 1795, p. 62.

— comosa Shaw, Gener. Zool., 1800, vol. I, part. 1, p. 59, fig. 24.

Copié de Pennant.

— polycomos F. Cuvier, Dict. Sc. Nat., 1821, t. XX, p. 34, art.

Guenon.

— — Desmoulins, Dict. Class. H. N., 1825, t. VII, p. 571.

— — Fischer, Syn. Mamm., 1829, p. 13, n° 7.

Cercopitlxecus comosus Latreille, H. N. des Singes, t. II, an îx, p. 286,

Ateles comcitus E. Geoff.-St-Hil., Ann. Mus., 1806, t. VII, p. 273.

Ce bus polykomos Zimmermann, Geogr. Gesch., 1783, t. II, p. 202.

- — polycomos Boddeart, Elench. Anim., 1785, Vol. I, p. 61.

Co/obus polycomos Illiger, Prodr. syst. Mamm., 1811, p. 69.

— E. Geoff.-St-Hil., Tabl. Quadr. Ann. Mus., 1812,

t. XIX, p. 92.

— Desmarest, Dict. H. N., éd. Deterville, 1817, t. VII,

— Kuhl, Beitr. Zool., 1820, p. 8.

— Desmarest, Mamm., 1820, p. 5, n° 8.

— E. Geoff.-St-Hil,, Cours H. N., 1829, 8 e leçon, p. 14.

Jardine, Natur. Libr., vol. I, 1833, Monkoys, p. 206, Synopsis.

Lesson, Spec. Mamm., 1840, p. 67.

Schreber, Raught. Suppl. I, Wagner, 1840, p. 108,

n ° 14 et P- 3 °7> ^ 108, tab. X. D. Mal copiée de Pennant.

Colobus polycom-us

Colobus polycomos

Gray, List, of Mamm. in Prit. Mus., 1843, p. 5. Schinz, Sjnop. Mamm., 1844, p. 32.

Chenu, Encycl. H. Nat. Quadrumanes, 1850, p. 93. Gervais, H. N. Mamm., 1854, t. I, p. 65.

Wagner, Saught. Suppl., t. V, 1855, p. 36, n° 2. Is. Geoff.-St-Hil., Dict. univ. H. N., 2 e éd. d'Orbigny, 1867, t. IV, p. 209, art. Colobe.

Lin. Martin, Nat. Hist. Mamm., 1841, p. 493.

Reichenbach, die Vollstand. Naturges. d. Affen,

Sclater, P. Z. S. of London, 1866, p. 246.

Gray, P. Z. S. of London, 1868, p. 181.

Gray, Cat. Monk. Lem., etc., 1870, p. 18.

Schlegel, Simiæ, Monog., 40, in Mus. Pays-Bas,

Guereza polycomos Trouessart, Consp. Mamm., 1879, p. 10, n° 23.

Pennant qui, comme nous l’avons dit, a publié le premier la description de son Full-bottom Monkey, ie caractérise de la façon suivante (1) :

« With a short, black, aud naked face : small head; that and the shoufders covered with long 1 , coarse, Aoving hairs, like a full bottomed perriwig; of a dirty yellowish colour mixed with black : body arms, and legs, of a fine glossy blackuess, covered with short hairs. Hands naked, furnished with only four Angers : on each foot Ane very loug slender toes. Tail very long; of a snowy whiteness ; with very long hairs at the end, forming a tuft : body and limbs very slender ; length above tree feet.

» Inhab. forest of Sierra-Lione in Guinea; is called there, Bey or

(1) La première description de Pennant, celle que nous reproduisons, a paru en 1781, dans le premier volume de son Histoire des Quadrupèdes ( loc . cit.). et non pas on 1771, comme le répètent tous les auteurs. Malgré les recherches les plus minutieuses, nous n’avons trouvé aucune mention du Full-bottom Monkey dans le Synopsis Mammalium (1 vol. in-8° imprimé à Chester) le seul ouviage de Pennant datant de 1771. C’est seulement en 1781, nous le répétons, dans 1 Histoi e des Quadrumanes , 2 e édition du Synopsis, qu’il est pour la pre-

îèie fois, parlé de cet animal. — Il en est de même dans la troisième édition datant de 1793.

„ in , Monkey : the Negroes bold its skin in high estimation, and usc SpoucJ, and for coverings to their guns, »

Pennant a le soin de faire remarquer que sa description est faite d'après une peau faisant partie des splend.des coilect.ons de H Asbton Levers, collections au sujet desquelles, dans la préface de son Histoire des Quadrupèdes (1), û consacre quelques lio-nes qu’il n’est pas sans utilité de reproduire ici :

« From the matchlefs collection of animais, collected by the indefatigable industry of that publie spirited Gentleman, Sir Ashton Levers I had every opportunity, not only of correcting the descriptions of the last édition (le Synopsis cité en note), but of adding several animais hiterto imperfectly known. Is Muséum is a liberal fund of inexhaustible knowlege in most branches of Natural History, wliich, I trost, will remain an honor to his spirit, as well as a permanent crédit and advautage to our country. »

Les caractères fondamentaux du Full-bottom Monkey consistent donc : dans la présence sur le sommet de la tête, le tour de la face, le cou, les épaules et la poitrine de l’animal, d’une crinière de longs poils, touffus et flottants, de couleur jaune sale, mélangée de noir; dans l’excessive brièveté des poils de toutes les autres parties du corps; et dans la longue queue, d’un blanc de neige terminée par un bouquet de poils de même couleur.

La figure accompagnant la description du Full-bottom Monkey, répond en tout et pour tout aux caractères que nous venons d’énumérer.

Depuis Pennant jusqu’à ce jour, les divers Zoologistes qui, sans avoir jamais vu le Full-bottom Monkey type, en ont parlé sur la foi de l’auteur Anglais, l’ont religieusement copié tout en intercalant quelques variantes.

Nous reproduisons textuellement les descriptions qu’il nous a ete possible de réunir; quelque monotone que soit cette nomenclature, elle peut être instructive; nous ne devons pas la passer sous silence (2).

(1) Loc. cit., p. vin.

diSolT Pr "°“ kS P ” ord " ! de dale el ““ renvoyons, ponr Pin-

dication dos «nvragos, à la d „ CM«s „„l ÿ c«„,us , p ldi- U5.

n « 8 3 ). — « Ceins polykomos. — Dense comatus, fnscus 2 I MMER» IAN ^ ti>adactyliS} cauc ia alba. — Sein rundlicher kopf ist in eine palrm s ^ p 0rr ücke von gelbraunen haaren wie eingehalt. Daher gr0S p e o-iisehe name, nach den grossen perruücken der vorigen zeid.er " o deg fpjiers ist schwarzbraun. Es hat wie der Ouoala,

i.pii iciruc

* vier finger und den hânden ; der schwanz ist weiss. Herr Peunur hat diese U eue Affenart, die er in den vortreflichen kabi nette 11311 Herrn Leevers (das reichste an Quadrupeden und Vogeln in Europa) sand, znerst beschreiben. Er bewohnt Guinea, so meldete iiiir Kerr Pennant zuerst, nachmaïs schrieber, Sierra-Liona in Afrika ; ich glaube das erstere. »

Pour Zimmermann, le camail ( perruche ) n’est pas, comme le dit Pennant, « d’un jaune sale, mais d’un brun jaune; le corps est d’un brun noir et non d’un noir luisant; à part cela, c’est bien l’animal du musée Levers !

Boddaert (1785). — « Ceius polycomos. — Cauda prehensili, dense comatus, coma flavescente, corpore fusco, cauda alba, palmis tetradactiylis. — Habitat in Sierra-Leone; Guinea; pellis magni pretii apud Nigritas ».

Si Boddaert avait réellement en vue le type de Pennant, il s’est singulièrement mépris en lui donnant une queue prenante, caractère que son auteur ne lui a, en aucune façon, assigné.

Buffon (1789). — « La Guenon à camail. — Le sommet de la tête, le tour de la face, le cou, les épaules et la poitrine de cette Guenon sont couverts d’un poil long, touffu, flottant, d’un jaune mêlé de noir, qui lui forme une sorte de camail. Elle a trois pieds de haut lorsqu’elle est debout, comme dans la figure, sur ses pieds de derrière; elle a la face noire ; le corps, les bras, les jambes sont garnis d un poil très court, luisant et d’un beau noir, ce qui fait ressortir la couleur de la queue qui est d’un blanc de neige et qui se termine par une touffe de poils également blancs. Tous les membres de cet animal sont très déliés; il n’a que quatre doigts aux mains comme le Coaita, dont il diffère cependant par un très grand nombre de caractères et principalement par les abajoues et par sa queue flui n est point prenante. Elle habite dans les forêts de Sierra-Leone et de Guinée, où les Nègres lui donnent le nom de Roi des Singes, apparemment à cause de la beauté de ses couleurs et à cause de

-, mli reorésente une sorte de diadème; ils estiment fort Tfoumn-e! dont' ils se font des ornements et qu'ils emploient aussi à différents uso-ges ».

Buffon introduit ici un caractère nouveau : les abajoues dont Pennant ne parle pas, probablement sous 1 influence de cette idée que les Singes de l’ancien monde, possédant en geneial cet organe, la Guenon à camail ne pouvait faire exception. Sa description est la reproduction fidèle, mais embellie, de celle de Pennant; il en est de même de la figure qui l’accompagne.

Link (1795). - S'imia ietradactyla. - « Nigra, oauda alba, pilis capitis, colli, scapularum, longissimis flavo nigris; manibus tetradactylis (Guenon à camail de Buffon ) ».

Shaw (1800). — S'imia comosa. - « With a short, black, and naked face : small head : tliat and the shoulders covered with long, coarse, flowing hairs, like a full-bottomed periwig ; of a dirty yellowish colour mixed with black; body arms, and limbs, of a glossy blackness, covered with short hairs; hand naked, and with only four Angers : on each foot five very long toes : tail very long, and of a snowy whiteness, with very long hairs at the end, forming a tuft : body and legs very slenders; lengtli above tree foot. Inhabits Sierra-Leone ».

C’est la reproduction textuelle de Pennant, un seul mot excepté : « legs » pour « limbs », dont la signification est la même; quant à la figure, elle est également faite d’après celle de Pennant, mais encore plus grossière.

Latreille (an IX). — C ercopithecus comosus. — « Corps noir, chevelure longue, blanche ainsi que la queue, mais n’ayant que quatre doigts. — Je n ai point vu cette espèce qui se rapproche du Coaila , en ce que les pieds antérieurs n’ont que quatre doigts. Lorsqu’on épurera la synonymie des Cercopithèques hamadryas, vetulus , faunus, silenus d’Erxleben, je présume que l’on trouvera des citations qui ne peuvent s’appliquer qu’à cette espèce ».

E. Geoffroy-Saint-Hilaire (1806). - « Le Camail. - C’est sous ce nom que Buffon a employé, le Full-bottom Monkey de Pennant. acmetb parmi les Atèles qu’avec doute, reconnaissant que

- eS t mal à propos que Boddaert lui a donné le caractère de la S1 eue prenante, et si la description qu’en a faite Pennant est exacte, ^faudra l’en retirer. Son nom de Camail et celui de polycomos lui ^iennent d’une longue et épaisse chevelure qu’il porte sur la tête, autour de la face, sur le cou, les épaules et la poitrine; elle est flottante et d’un jaune mêlé de noir; la face est nue et de cette dernière couleur; le corps, les bras, les jambes sont garnis d’un poil très court, luisant et d’un beau noir, ce qui fait ressortir la couleur de la queue qui est d’un blanc de neige, et qui, dit-on, se termine par une touffe de poils également blancs. Ce Singe, haut de près d’un mètre quand il est élevé sur ses pieds de derrière, habite suivant Pennant, dans les forêts de Sierra-Leone et de Guinée, où les nègres lui donnent le nom de Roi des Singes; nous le nommerons ainsi qu’il suit : Ateles polycomos; Aides comatus, palmis tetradactylis; cauda alba.

E. Geoferoy-Saint-Hilaire (1812). — Colobus polycomos. — Pelage noir; de longs poils descendant de la tête et lui couvrant les épaules ; la queue blanche.

Desmarest (1817). — C o lobus polycomos. — « Buffon décrit ainsi cette espèce singulière de Singe : »

Ayant donné plus haut la description de Buffon il est tout à fait inutile de la reproduire une seconde fois. Desmarest l’a plus tard modifiée dans sa Mammaiogie, où nous copions l’article suivant :

Desmarest (1820). — Colobus polycomos. — « Caract. essent. : une crinière en forme de camail sur le col, le haut du dos et les épaules. — Hauteur totale, lorsque l’animal est debout, trois pieds ; queue plus longue que le corps. — Sommet de la tête, tour de la face, cou, épaules et poitrine couverts d’un poil long, touffu, flottant, d un jaune mêlé de noir; face noire ; corps, bras et jambes garnis d un poil très court, luisant et d’un beau noir ; queue d’un blanc de neige et terminée par une touffe de poils plus longs que ceux de la base et également blancs; — Habitat inconnu? Sa peau est employée comme fourrure par les Nègres ».

Cuvier (1821). — Colobe à Camail , Simia polycomos. — «Noir sur le corps, les bras et les jambes; la queue longue, d’un beau blanc et

1 Dincea u de poils ; la tête, le tour de la face, le cou, H poitrine couverts de longs poils touffus et flot-

Guinée ».

celui ae ni qucuo, . , ,

terminale. Il habiterait les forêts des deux Guinées et surtout près

de Sierra-Leone. Les Nègres le nomment le Roi des Singes. Il aurait, debout, trois pieds de' hauteur ».

Fischer (1829). - Simia polycomos. - « Nigra, capitis coma longissima, amplissima, albida; cauda nivea; - altit. 3 ped. faciès brevis, nigra, nuda, cauda longissima, apice floccosa, coipus aitusque gracilia; in Sierra-Leone ».

E. G eoffro y-S aint-Hil aire (1829). — « Colobus polycomos. — L’espèce la plus anciennement connue est le Colobe a camail, figuré par Buffon sus le nom de Guenon à camail et caractérisée par de longs poils jaunes et noirâtres, descendant de la tête sur les épaules; son corps est noir et sa queue blanche. La pelleterie de ce Singe est très estimée ; on la connaît sous le nom de pelleterie du Roi des Singes. Le Colobe à camail habite la Guinée et principalement Sierra- Leone ».

Jardine (1840). — Colobus polycomos. — « Neck with a mane in the form of a hood, covering the upper part of the back and slioulders, variegated with black and fawn colour; body deep shining black ; tail pure white ; inhabits the forests of Guinea and Sierra-Leone ».

Lesson (1840). — Colobus polycomos. — « Crinière formée de longs poils jaunes, mêlés de noirs, recouvrant la tête, le haut du corps; poils des parties inférieures ras et noirs ; queue blanc-neigeux terminée parun flocon; longueur, trois pieds. Habite la côte de Guinée, notamment aux environs de Sierra-Leone et le Congo ».

Sciireber (1840). Simia polycomos. — « S. Ater, capitis coma longissima flavescente, cauda nivea.

« a) dorsi ariuumque pilis brevibus (C.polycomos). «Eine lediglich aU s Pennant’s kurzer beschreibung mit abbildung bekannte art, bei der kopfund schultern mit langen, groben, flatternden haaren von schmutzig gelblicber, mit schwarz gemischter farbe bedeckt sind. Leib und gliedmassen sind mit kurzen, glanzend schwarzen haaren besetzt; schwanz schneeweiss mit sehr langen haaren, die jim ende eme quastebilden. Dieseï Afic hat aufrecht stehend eine hohe von 3” ist mit backen taschen (?) verschen und bewohnt die walder von Sierra-Leona und Guinea, wo ihm die Neger den namen Affenkonig geben ».

A cette description, copiée sur celle de Pennant, est jointe une figure PL X. D., également copiée sur la PL XXIV de l’auteur Anglais, et de plus enluminée. Le camail est représenté d’un roux tirant sur le rose, ainsi que la queue ; le corps est brun; le ventre et les cuisses gris et le tour des yeux blanc. Il est à remarquer que la figure originale de Pennant montre aussi le tour des yeux de cette couleur.

Dans le même volume de Schreber, d’où nous avons extrait la description précédente, se trouve une observation de Wagner relative au F ull-bottom Monkey, nous aurons bientôt à citer cette observation qui ne serait pas ici à sa place (1).

Linnæus Martin (1841). — Colobus poly cornus. — « Geueral colour black ; the thairs of the head and shoulders being full, aud very long, and of a yellowish white ; tail white, tufted at the extremity; fur of the body short. — Sierra-Leone. — The head is small ; the face is short, black, and naked; the head and shoulders are covered with long

(1) Contrairement à l’indication fournie par les synonymies que nous avons consultées, nous n’avons trouvé aucune indication du Simia polycomos dans le 1 er volume : die Saugtliiere in abbildengen, etc., de Schreber, portant la date de 177o, Pennant n ayant publié son Full-bottom Monkey qu’en 1781, comme nous croyons l’avoir démontré, il eût été difficile à Schreber d’en parler à époque indiquée. La première mention qui en est faite dans le die Saugtliiere j ^ 1^40, 1 r volume du Supplément par Wagner. Depuis, c’est toujours

^ p anche X. D. qui est citée, et cette planche, en bas de laquelle on lit : j U<X P°ly com °s, Zimmermann, ne se trouve également que dans ce volume.

habitude d’indiquer le l»r vo l U me de Schreber a fait oublier de dire qu’il 15 dglt bien du Supplément et non du 1 er volume de l’ouvrage original.

coarse, flowiiio

tlie body, arm s,

of a fine glossy

teness, with lon & ~

and body, about three feet ».

coarse, flowing

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