C. — Presbytis. — S. cephaloptherus , Less
D. — Kasi. — S. cacullatus, Is. Geoff.
Or, quand on sait lire, on trouve que le groupe Presbytis contient une seule forme, le S. cephaloptcrus ; le groupe Kasi une seule forme également, le
S. cucullatus. Nous ne voyons là rien qui ressemble à ce que dit le Savant et non moins Modeste D p E.-L. Trouessart.
En continuant les recherches dans Reichenbach, on trouve encore que les g, Nestor, Benn. — S. ursinus, Blyth. — S. Kdaarti, Schleg. sont inscrits sans doute à tort dans la famille des Macacinæ sous le nom générique de Vetulus, et que, à tort encore, le S. senex, Exelb. est placé dans la même famille, parmi les Cynomolgus. (Loc. cit., p. 126-128-135.) Rien encore ici ne prouve que Reichenbach ait classé dans le groupe Presbytis les Semnopithèques à tète grise de Ceylan. Comme toujours, l’illustre D r de Villevèque fait parler les auteurs d’après ses propres impressions.
Nous comprenons néanmoins qu’il ait signalé les variations qu’elle présente chez les adultes mâles et femelles, chez les jeunes chez ceux du premier âge; tout Naturaliste tant soit peu scrupuleux a soin du reste d’agir ainsi lorsqu’il s’occupe d’un groupe quelconque. Singes ou autres, voire même d’une Forme unique, s’il a la bonne fortune de la rencontrer sous ces différents états (1).
Par contre, nous ne comprenons pas que ce cai uc tei e, si mauv aïs lorsqu il est pris en thèse générale, devienne excellent dans la presque totalité des cas particuliers.
Le Savant et non moins Modeste D r E.-L. Trouessart a pourtant su résoudre ce problème, il est aussi fort que M. O. Thomas!
Prenant par exemple : ses Sous-divisions de sa Sous-division : Lophopithecus, on voit (2) :
d ci. — Teinte générale rousse, front encadré de noir, cette teinte se prolongeant sur le devant de la huppe (S. ferrugincus, Schleg), quelquefois sur le reste des parties supérieures [S. melalophos, Raffl. non Cuv.). Le jeune entièrement roux, b b. — Teinte générale ordinairement grise ou noire, mais sujette à varier individuellement surtout chez les femelles, au roux jaunâtre; menton, gorge et parties inférieures blanches dans les individus noirâtres; le jeune est constamment roux, c c. — Teinte générale d’un brun grisâtre, quelquefois tiquetée de blanc; parties inférieures blanches; pas de variétés rousses; le jeune semblable aux adultes.
d d. — Teinte générale noire sur les parties supérieures, d’uu roux vif, sur les parties inférieures ; le jeune est entièrement roux . e e. — Teinte générale d'un brun pourpré, plus clair, et passant au
(1) De ce que le mâle adulte, la femelle et les jeunes de différents âges, diffèrent entre eux, ce qui est le cas le plus fréquent chez tous les Vertébrés, aucuns Zoologistes n ont pour habitude, que nous sachions, de considérer ces différences comme une des plus grandes difficultés dans la détermination des Formes ; ils notent scrupuleusement les variations de teinte, ils en tiennent rigoureusement compte, mais voilà tout. Le Savant et non moins Modeste D r E.-L. Trouessart a sans doute voulu persuader les Naturalistes qu’il introduisait une innovation dans 1 étude des Sernnopithèques, en indiquant les variations de leur pelage ; il ne s est pas aperçu qu il copiait simplement ses devanciers !
(2) Synopsis, loc. cit., p. o4-o5, où nous copions textuellement.
fauve et au gris sur la tête, les membres et la queue, les quatre mains (S . obscur us, Reid.) ou blanches ( S . alliées, Is. Geoff.)-
Voici donc cinq Sous-divisions de la Sous-division Lophopitecus, uniquement et absolument caractérisées par la couleur du pelage, et quatre espèces établies uniquement et absolument sur le même caractère.
On voit encore (1) : la Sous-division Presbypithecus :
A teinte générale noire ou grisâtre passant au blanchâtre sur la croupe et généralement aussi sur la queue; cette dernière teinte peut envahir tout le pelage, de manière à constituer une variété blanchâtre.
Cette variété blanchâtre devient une espèce, à la page suivante, sous le nom de S. Senex Schl. n° 18.
On voit enfin (2) : la Sous-division Trachypithecus :
A teinte générale noire quelquefois tiquetée de blanc. (Caractérisant le S. pruinosus, Desm.) passant au gris blanchâtre (caractérisant le S. Germani , M. Edw.) ou d’un roux uniforme (caractérisant le S. pyrrlius , Horsf.) ou bien roux seulement sur les parties inférieures, le dos étant noir (caractérisant le S. pileatus, Blith).
La couleur du pelage étant, d’après le Savant et non moins Modeste D r E.-L. Trouessart, « un très mauvais caractère pour la distinction des espèces de Semnopithèques », d’où vient que sur elle repose, en partie, sa caractéristique des Sous-divisions (douzième question), et qu’elle est employée à l’exception de toute autre pour différencier les espèces classées dans chaque Sous-division (treizième question)?
D’où vient que les tons de chaque couleur, bien et dûment caractéristiques dans les cas précités, sont intentionnellement signalés à l’attention du lecteur, par une disposition typographique spéciale (quatorzième question)? que nous reproduisons.
D’où vient que lorsque le Savant et non moins Modeste D r E.-L. Trouessart donne la description d’une espèce, avec cette mention invariable : « C’est la première fois que la description de cette
(1) Synopsis, toc. cit., p. 56.
(2) Synopsis, loc. cit., p. 57.
à un résultat inattendu.
« Nous nous rapprochons en grande partie des coupes de Sclilegel », a dit modestement le Savant D r E.-L. Trouessart (2). Ces rapprochements sont en effet des plus remarquables.
Dans les Semnopithèques de la Monographie des Si mise, la disposition des poils de la tête caractérise les di\isions, la distribution des couleurs caractérise les espèces comprises dans les divisions; dans les Semnopithèques du Synopsis, les divisions rop osent sur la disposition des poils de la tête, les espèces sui le mode de distribution des couleurs!
Quel est, à ce point de vue, le perfectionnement fourni par le Synopsis (seizième question) ? Tout démontre qu’il est nul ! Il ne contient aucune donnée nouvelle sur les Semnopithèques, rien qui puisse diminuer les difficultés de leurs déterminations, rien autre en somme que ce qui a été dit et fait par tous les auteurs; c’est une pâle imitation de Schlegel, les contradictions en plus.
Suivant un autre ordre d'idées, en creusant un peu plus profondément le sujet, c’est une pure et simple contrefaçon du travail du Naturaliste de Leyde ; il est facile d’en j uger par le tableau suivant, où nous plaçons en regard les subdivisions extraites des Simi'æ d’une part, et celles du Synopsis de l’autre :
(1) Synopsis, loc. cit., p. 57-58. Note 3. — Description du S. pileatus, Blyth.
(2) Loc. cit., p. 52.
Genre SEMTSTOPITHECUS F. Cuvier. — Divisions sub-génériques.
1876. — Schlegel. — Slmiœ, in Mus. Hist. Nat. Pays-Bas, t. VII, p. 33 n. 68.
SEIY1NOPITHECI VERI.