SOUS-FAMILLES
1. Prothorax creusé sur sa face inférieure de sillons recevant les antennes à l’état de repos. Antennes de 9 articles, le dernier très développé, formant bouton terminal. Hanches postérieures largement séparées. Tous les tarses de 3 articles. — Élytres munis de côtes longitudinales en nombre variable.......... 1. Micropeplidae.
(1) Chez les Sfaphylinidae, comme chez les Si/phidae. les ganglions nerveux abdominaux sont séparés et disposés en chaîne allongée, et non réunis en un seul complexus comme chez les Scaphidiidae et les Histeridae.
(2) Le tableau qui suit est à peu près la reproduction de celui de Ganglbauer (Loc. cit., p. 15). De propos délibéré, je me suis interdit dans le présent travail toute innovation concernant la classitication générale des S{aphylinidae, convaincu que rien de sérieux ne peut être tenté dans cette voie sans une connaissance approfondie des formes exotiques, que seul peut avoir un monooraphe. En réalité la classification actuelle ne paraît pas définitive. L'existence parmi Îes Slaphylinidae d'un assez grand nombre de types isolés et aberrants a conduit la plupart des auteurs à multiplier le nombre des-divisions primaires de la famille; la tendance actuelle semble être de grouper peu à peu les anciennes tribus, de manière à obtenir une division plus simple, sinon plus naturelle. C'est ainsi qu’en 1882 Sharp (Biologia Centrali-Americana, À) réunit en un groupe unique les Oxytelini, Piestini, Phloecharini et Proleinini d'Erichson; en 1895, Ganglbauer (loc. cil.,p. 14) adopte la même manière de voir et renforce le même groupe des Homaliini ; il laisse même entrevoir la possibilité d’un pareil groupement pour ses sous-familles Aleocharidae, Trichophyidae, Habroceridae et Tachyporidae. Dans le mêine ordre d'idées, on adoptera peut-être plus tard la réunion en une seule section des Paederidtae et des Staphylinidae s. str.; en faveur de laquelle on pourrait faire valoir des arguments de même ordre et sans doute moins discutables encore (similitude des premiers états, faible importance du caractère distinctif des Paederidae, déjà apparent chez les Cajius, etc.).
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LL FÉRTES * 1
Staphylinidae.
CR
— Prothorax sans sillons antennaires. Antennes de 11 articles, rarement de 10, jamais terminées en bouton.......... 2.
2. Hanches postérieures (!) coniques, presque toujours saillantes, peu développées latéralement.................... 4
— Hanches postérieures transverses, peu saillantes ; l’une au moins de leurs faces prolongée en une bande transversale parallèle au bord postérieur du métasternum...... 6.
3. Hanches postérieures largement séparées. Antennes paraissant insérées sur le bord antérieur du front. Yeux gros, très saillants. Dernier article des palpes extrêmement MR OUPS Lee en L. Stenidae.
— Hanches postérieures contiguës ou très rapprochées...... 4. 4, Hanches postérieures peu saillantes. Tous les tarses de
(1) En raison de l'importance du caractère présenté par la structure des hanches postérieures, il importe de préciser la nomenclature adoptée ici pour leur description.
Abstraction faite de ses faces latérales et de son insertion sur le métaster num, la hanche postérieure d'un Staphylin du groupe des Oxylelidae comprend trois faces principales, limitées par des arêtes de séparation et aisément discernables : une face ventrale (Innenlamelle des auteurs allemands), apparente lorsqu'on examine l’insecte par dessous ; une face dorsale appliquée contre la base de l'abdomen; enfin une tranche postérieure assez étroite, presque perpendiculaite au plan du corps et apparente surtout lorsqu'on regarde l’insecte par l'arrière; cette tranche postérieure (Aussenlamelle), la plupart du temps concave, limite en avant le mouvement du fémur.
Chez les Siaphylinidae s. str. et les Paederidae, les deux faces, au lieu d'être transversales, sont triangulaires et saillantes en arrière et la tranche postérieure, beaucoup plus développée en raison de l'épaisseur de la hanche, se trouve en grande partie tournée vers l'extérieur (d'où le nom d'Aussenlamelle).
En passant aux Aleocharidae et aux Tachyporidae, la hanche postérieure subit un extrême aplatissement et une modification toute ditférente : la face ventrale est très réduite, surtout vers l'exlérieur, tandis que la face dorsale, au contraire, prend un très grand développement et la déborde de beaucoup; de sorte que l’ancienne tranche postérieure des Oxytelidae se transforme ici en une large surface, à peu près parallèle au plan du corps et légèrement concave, sur laquelle glisse le fémur.
Enfin, chez l'Habrocerus capillaricornis, toute trace de face ventrale à entièrement disparu, et la hanche postérieure présente l'aspect d'une simple lame dont la page inférieure est la transformation de l’ancienne tranche postérieure du type étudié en premier lieu.
Staphylinoidea.
quatre articles. (Taille ne dépassant pas 2 mill.).......