Genre Stenus Latr
D: : Larves : Schiwdte in Nat. Tidsskr., VIIL p. 548-559, tab. 18.
| On compte plusieurs centaines de Stenus, répartis sur toute Ja surface du globe; cette multitude d’espèces, bien qu’offrant une extrême variété de formes, constitue un ensemble très homogène et impossible à scinder.
ii La plupart des espèces recherchent l'humidité ou même le bord des h' eaux ; néanmoins leurs genres de vie sont assez divers. Les unes (et | ce sont en général celles chez lesquelles le quatrième article des tarses est | simple) chassent à découvert sur le sable ou la terre humide, à la ma- D, nière des Elaphrus dont les Stenus ont les gros yeux et la démarche
2 saccadée; d’autres, notamment celles qui ont le quatrième article des Fi tarses profondément bilobé, fréquentent les marécages à riche végétation ou les sous-bois, et se tiennent souvent sur les plantes basses ; FA enfin une espèce, $S. aterrimus Er., se trouve exclusivement dans le voisinage des fourmilières.
1 L’une des particularités les plus curieuses des Sfenus est leur | |:
« trompe », dont la structure et le mécanisme ont été étudiés par Jac: quelin-Duval et par Meinert. L’hypoglotte est portée par une longue membrane basilaire qui, au repos, rentre en elle-même comme un fe | doigt de gant, recevant intérieurement l’hypoglotte et ne laissant pape raître que les lobes de la languette et les palpes. Une légère pression
dé sur la tête de l’insecte suffit pour provoquer l'extension de la trompe, je qui se rétracte aussitôt que la pression cesse. Il est extrêment probable k } que les Stenus se servent de cet organe pour happer de petites proies be très fugaces ou peut-être même flottantes; ainsi pourrait s'expliquer
vpa la singulière attitude de certaines espèces (S. picipennis, S. nitidiuscu- | lus, etc.) qui se tiennent volontiers comme à l'affût, au niveau même de l’eau, sur les tiges des plantes aquatiques (Nasturtium, Heliosciadium, etc.) encombrant les ruisseaux.
D’après C. Bruyant (1), certains Stenus ripicoles, tombés accidentellement à l’eau, émettent une sécrétion qui modifie la tension superficielle du liquide et les chasse très vivement en avant: ils arrivent ainsi à regagner rapidement la rive malgré l’action du courant (?).
(2) J'ai vérifié le fait et constaté la parfaite exactitude des observalions de
(1) Esquisses limnologiques, in Revue des Idées, IN [1907], pp« 1076-1077. :
SR. os D. es, — Co
Stemidae. — Stenus. 97
Les caractères secondaires des S, très variés, portent principalement sur la structure des derniers sternites, parfois sur la conformation du métasternum et des pattes postérieures.
ESPÈCES
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1. Quatrième article des tarses entier ou faiblement bilobé, non ou à peine plus large que le précédent. .......... 2, — (Quatrième article des tarses fendu au moins jusqu’à la moi- | tié, notablement plus large que le 3° qui est parfois luimême:légèrement bilobé.......,......,..1.. 24,2% 3.