Sous-Genre Ursus propr. dict
Ursus et Myruiarctos Gray, 1864.
Ursus arctos L.
Ursus arctos, Linné, Syst. Naturae, Ed. XII, 1766, I, p. 69 ; Nilsson, Skand. Fauua, 1847, pi. 23; Lydekker, P. Z. S., 1897, p. 418, 419; Ursus cadaverinus, Eversmann, Bull. Natur. Moscou, 1840, p. 8, pi. 1, fig. 1 ; Ursns Yar. scandinavus, Gray, P. Z. S., 1864. p. 682; Oat. Carniv., 1869, p. 219; Ursus Var.grandis et Var. collaris, Gray, 1. c, 1864, p. 684, 685.
Pour les caractères dentaires et crâniens, Voyez Gray (loc. cit.) et Lydekker (loc. cit.). — Crâne à profil convexe.
Nilssou (1. c), décrit six variétés de pelage en Suède: 1" Noir uniforme; 2" Brun foncé; 3° Brun lavé de blanc (argenté); 4*^ Brunroux; 5*^ Brun à collier blanc; 6^ Varié ou Albinos.
Taille grande.
Habitat. — Scandinavie et Russie.
Ursus arctos collaris Fr. Cuvier.
Ursus collaris, F. Cuvier, JVlamm., 1825, pi. 213; Gray, P. Z. S., 1864, p'. 685;: Catal. Carniv., 1869, p. 222.
Pelage abondant et long avec une bourre serrée, d'un noir-gris; membres et pieds d'un noir plus foncé; tête brun pâle; un collier blanc assez large sur sur les épaules (Gray).
Taille grande.
Remarque. — Le spécimen figuré par Fr. Cuvier (loc. cit.), sous le nom: d'»Ours de Sibérie« était remarquable par ses teintes pâles: pelage frisé d'un flave isabelle plus foncé sur le dos, avec une large collerette ou palatine blanche,, élargie entre les deux épaules; les quatre membres gris foncé, les pieds noirâtres. La tête d'un Isabelle foncé, plus roux sur les joues, avec une bande transversale flave en avant des oreilles; le dessous plus foncé que le dessus. (La bande blanche en forme de sangle, mais ne remontant pas jusqu'au dos, que portait ce spécimen, en arrière des pattes antérieures, est un caractère tout à fait individuel.)
D'après Pallas, on trouve, dans les Mts Oural, des individus bruns et noirs, même d'un noir profond, et les jeunes sont d'abord de cette dernière couleur. En Sibérie, les individus variés de blanc et de noir ne sont pas rares.
Ursus arctos formicarius Eversmann.
Ursus formicarius (U. longirostris), Eversmann, Pull. Soc. Natur. Moscou, 1840, p. 8, pi. 1, fig. 2; Ursus norvegicus, F. Cuvier, Mam., liv. VII, 1824, pi. 210 (juv.); Myrmarctos eversmanni. Gray, P. Z. S.. 1864, p. 695; Catal. Carnivor., 1869, p. 232, fig. p. 233.
Crâne à profil droit. — Pelage d'un brun roussâtre, les poils étant bruns à la base, roux sombre à la pointe; les pieds noirs.
On attribue à cette forme des moeurs moins carnivores que celles de r Ursus arctos typicus.
Habitat. — Norvège.
Ursus arctos meridionalis Middendorff.
Ursiis )neri(lionalis, JMiddendorff, Sibiris. Reise, II, 1, 1848, p. 74; Schrenck, Amurland. j). 13, Radde, Sâug. Talysch, 1886, p. H; Ursus arctos syriacns, Satunin, Uebersicht, 1903, p. ô3; Ursus arctos meridionalis, Satunin, Zool. Jahrb., 1896, p. 292; id., Mitth. Kaukas. Mus., 1905, II, p. 287.
Pelage de couleur très pâle. — La distinction de cette forme a été principalement basée sur des caractères crâniens et dentaires. — Satunin avait d'abord rattaché cet Ours à la sous-espèce U. a. syriacus, <en raison de son pelage d'un flave blanchâtre.
Habitat. — Kussie Sud, Caucase et Sibérie Sud. dans la zone 'des forêts.
Ursus arctos alpinus F. Cuvier.
Ursus alpinus, F. Cuvier, Mamm., 1824, pi. 209.
Pelage ti'ès épais, long et doux, d'un brun marron, plus foncé :aux épaules, au dos, sur les cuisses et les jambes, lavé ou glacé de jaune sur les côtés de la tête, les oreilles et les flancs. Sur les pattes le poil est plus court et presque noir, ainsi que le bout du museau qui, sur les côtés, conserve la teinte brune de la tête. — Le jeune est . d'une teinte plus claire. — Il n'y a pas de collier blanc, au moins chez , l'adulte.
Habitat. — Massif des Alpes, — L'Ours des Balkans et des Carpathes (qui est une Variété à collier persistant chez l'adulte), se trouve .■en Moldavie et en Koumanie; il pourrait former une Variété distincte.
Ursus arctos pyrenaïcus F. Cuvier.
/Ursus pyrenaïcus, F. Cuvier, Mamm., 1825, pi. 211; Gray, P. Z. S., 1864, ■p. 683; »Ours des Asturies« F. Cuv., loc. cit., pi. 212.
Pelage brun avec la pointe des poils roussâtre ; tête d'un jaunâtre sombre; pieds noirs. Le jeune est jaunâtre, avec un collier blanc. Taille inférieure aux sous-espèces du Nord.
Remarque. — L'»Ours des Asturies« (figuré par F. Cuvier. loc. cit.), était un jeune qui présentait des teintes encore plus pâles que VU. pyrenaïcus. D'un flave isabelle plus foncé sur la tête, le milieu du dos et les membres, passant insensiblement au blanc sale sous le ventre. Les pattes passent au gris foncé vers le bas, et les pieds sont noirs. Le cou, dessus et dessous, le bord des oreilles, les épaules, le devant des cuisses sont blancs. Une tache rousse à la base des oreilles.
Habitat. — Chaîne des Pyrénées et Montagnes de la chaîne ■ Cantabrique (Asturie) dans le Nord-Ouest de l'Espagne. Signalé en ^ outre dans l'Aragon, le Catalogne, les provinces de Santander et Léon, . enfin , en Galice. N'existe plus dans le sud de l'Espagne.
Famille des Mustelidae.
Genre Mêles Brissou, 1762.
Caractères. — Corps allongé et déprimé, à membres com-ts avec
les pieds assez longs, plantigrades (nus en dessous), bien que la marche
soit semi-plantigrade; doigts libres, armés d'ongles longs faiblement
arqués; tête allongée, oreilles moyennes; queue à peine un peu plus
longue que la tête.
Formule dentaire: 1. 7; — ^, C. ^, — -, Pm. ^ — j, M. ——^ = 38 dents. B— 3 1 — 1 4—4 2 — 2
Les prémolaires antérieures sont petites et facilement caduques ce qui réduit souvent, chez l'adulte, le nombre des dents à 34. La molaire supérieure unique est beaucoup plus grande que la carnassière, carrée, aussi lai'ge que longue. La carnassière inférieure (le molaire), porte un large talon bas, tuberculeux, occupant plus de la moitié de la longueur de la dent.
Mêles mêles (L.).
Urstis mêles, L., Syst. Nat., I, 1748, p. 58; Brisson, Regn. Anim., 1762; Mêles taxus, Boddaert, Elench. Anim., I, 1785, p. 80; Schreber, Sâug., pi. 142; Blasius, Fauna Deuts., 1857, I, p. 202, fig. p. 204; Mêles europaeus et vulgaris, Desmarest, 1816 et 1820.
Pelage long, grossier et raide, d'un gris-brun en dessus, les poils étant annelés de ces deux couleurs; noir en dessous. Tête blanche avec une bande noire, passant sur l'oeil, de chaque côté; queue brunâtre, velue, terminée par de longs poils. Museau prolongé un peu en forme de groin.
Long, tête et corps 700 mm.; queue 180; pied 75 mm.
Habitat. — Europe septentrionale et Centrale, de la Suède au Caucase. On en a distingué la forme des îles Britanniques et celles de la réo;ion Méditerranéenne et de ses îles.
Mêles mêles britannicus Satunin.
Mêles mêles, (part.) Barret-Hamilton, Ann. Nat. Hist., 1899, IV, p. 383, 384; Mêles mêles britannicus, Satunin, Mitth. Kaukas. Mus., 1905, II, p. 290 (in texto articuli: »Meles mêles viinor«).
Diffère des Blaireaux du continent par la plus grande largeur de son crâne (le rapport entre la largeur et la longueur est chez M. m. hritannicus de 1,40 à 1,47, tandis que chez M. m. typicus, de Suède, il est de 1,64, en Saxe de 1,62, en Russie de 1,50 à 1,71).
Le pelage du dessus est un peu lavé de roux-jaune, les poils étant d'un roux-brun clair avec l'exti-émité noire. La boun-e est blanchâtre.
La tête est blanche; k bande noii-e «|ui, partant du nez, passe sur l'oeil et l'oreille, va se fondre au cou avec la couleur du dos. Les oreilles, largement bordées de blanc tranchent sur cette bande noire. Le dessous et les membres sont noirs. Les plus longs poils du bout de la queue sont blancs.
Le jeune est d'un gris argenté jusqu'à huit mois; il prend ensuite une teinte jaunâtre qui persiste jus(|u'à deux ans; les vieux individus deviennent gris foncé eu dessus.
Habitat. — Iles Britanniques (Grande-Bretagne et L'iande).
Mêles mêles mediterraneus Barret-Hamilton.
Mêles mêles mediterraneus, Barret-Hamilton, Ana. Nat. Hist., 1899, IV. p. 384, (partim, exclus, specim. de lîle de Crête).
Pelage plus clair que celui du type (d'Angleterre), mais non aussi pâle que celui du M, canescens Blanford, de Perse, surtout sur la tête, dont les taches restent bien distinctes.
Crâne: long, totale: (mâle) 122 mm. (femelle) 112; largeur zygomatique: 81 et 73 mm.
Habitat. — Espagne Sud (Séville). — Le Blaireau de Crête a été distingué sous le nom de M. m. arcabis (V. ci après). — Le Mêles m. minor Satunin (du Caucase, mais non sur le versant européen), est voisin de ces deux formes.
Mêles arcalus Miller.
Mêles mêles mediterraneus, (partim) Barret-Hamilton, Ann. îsat. Hist.. 1899, IV, p. 131 ; Bâte. P. Z. S., 1905, II, p. 318 ; Mêles arcalus, Miller. Ann. Nat! Hist., 1907, XX. p. 394.
Plus petit et plus pâle que Mêles mêles typicus (long. sup. du crâne moins de 110 mm.); bulles auditives non aplaties, leur forme semblable à celle de Mêles minor du Caucase.
Pelage de la même teinte que celui du Blaireau ordinaire, mais un peu plus pâle (comme chez M. m. inediterraneus).
Crâne semblable mais plus petit (long. sup. 107 au lieu de 124 à 137 mm.), et bien distinct par ses bulles auditives renflées, largement arrondies, sans sillon longitudinal, ressemblant à celles du M. minor, figuré par Satunin, et aux spécimens de Trebizonde (Asie Mineure).
Dents plus petites que celles de M. mêles, et les plus plus petits tubercules un peu plus développés.
Long, du pied 80 mm.; long. sup. du crâne 105 à 107; larg. zygomatique 55,6 mm.
Habitat. — Ile de Crête.
Genre Gulo Storr, 1780.
Caractères. — Formes trapues, pieds robustes, subplautigrades, munis de gritfes longues, comprimées, fortement recourbées et pointues. Plante des pieds (sauf les callosités et les doigts) couvertes de poils hérissés et serrés. Oreilles très petites, presque cachées par le pelage. Yeux petits. Queue courte, épaisse, touffue.
^ 3—3 ^ 1—1 ,, 4—4 ,, 1—1 Formule dentaire: I. ^^ — ^, C. - -, Fm. - — -. M.- — - = 38 dents. o — o 1 — 1 4 — 4 z — J
Couronne des dents très forte; molaire supérieure beaucoup plus petite que la carnassière: carnassière inférieure grande, avec un très petit talon et sans tubercule interne; troisième incisive supérieure exceptionnellement grande, presque comme une canine.
Une seule espèce circumpolaire.
Gulo luscus (L.).
JJrsus liiscus, L., Syst. Nat., 1747, I, p. 58; Mustela gulo, L., Syst. Nat., 1766, I. p. 69; Gulo borealis, Retz., Fauna, p. 25; Nilsson, Skand. Fauna, p. 139; m. Fig. XIII, pi. 31; Elasius, Fauua Deuts., 1857, p. 209, fig-. 120.
Dessus et dessous, y compris les membres, d'un noir intense. Une bande d'un gris clair partant de l'épaule s'étend sm* les côtés en arrière jusqu'à la racine de la queue. La bourre cachée par les longs poils noirs (jarres) est d'un gris-brun plus brun sur le milieu du dos, blanchâtre sous la bande claire latérale. La queue a la longueur de la tête et est couverte de longs poils noirs et touffus. Le nez est couvert de poils courts et fins, plus raides sur la tête, et aucune partie du corps n'est nue.
Long, tête et corps 750 mm.; queue 175; pied 178 mm.
Habitat. — • Europe circumpolaire (mais non les îles au Nord du Continent), au Sud jusqu'au 55** de Lat. Nord (Lithuanie, Volynie et Nord de l'Allemagne où il est actuellement exterminé) ; en Asie jusque dans l'Altaï. Vit encore dans le nord de la Norwège, de la Suède et de la Laponie.
Genre Mustela L., 1766.
Martes Ray, 1693; Nilsson, 1835.
Caractères. — Corps allongé et mince; pattes courtes, digitigrades, avec le pied arrondi, les doigts courts, à ongles comprimés, pointus, à demi-rétractiles. Queue moyenne, plus ou moins touffue.
Formule dentaire: ï. - — -, C. - — -, Pm. - — r, M.- — - = 38 dents.
La carnassière supérieure porte uu tubercule interne près du bord antérieur de la dent; la molaire est prescju'aussi grande que la carnassière; la carnassière inférieure n'a qu'un très petit tubercule interne, ou n'en a pas du tout.
Mustela martes L.
Mustela martes, L., Syst. Nat., 1766. ]). 67; Fr. Cuvier, Mam.. pi. 152; Blasius, FaunaDeuts., I, 1857, p. 213, fig. 121, 122: Martes abiehi m, Ri\y; Gray, 1865; M. vulgaris, Griffith.
Pelage d'un beau brun marron foncé avec la gorge et le haut de la poitrine jaune; la bourre est bicolore, gris-roux à la base, rouxjaune plus clair à la pointe. Les membres et la queue sont d'un brun plus foncé, les pieds bruns-noirs. La forme de la tache jaune de la gorge est variable. Le brun du dessus est plus clair en dessous, mais non aussi clair que chez la Fouine. La queue est aussi longue que la moitié du corps et touffue, de la couleur du dos.
Long, tête et corps 445 mm.; queue 230; pied 85 mm.
Habitat. — Tout le Nord et le Centre de l'Europe, depuis les îles Britanniques jusqu'aux Alpes et au Caucase, et de là en Asie jusqu'à l'Himalaya.
Mustela martes latinorum Barret-Hamilton.
Mustela martes latlnorimi, Barret-Hamilton, Ann.Nat.Hist., 1904, XIII, p. b89.
Pelage plus foncé que le type avec la tache de la poitrine plus vive. La couleur générale est d'un brun foncé (brun de momie), plus foncé sur la queue, les membres et, à un moindre degré, sur la milieu de la région dorsale. La bourre sous-jacente, d'un brun-jaune, plus jaune que dans les Martes d'Angleterre, se montre souvent à travers les jarres du pelage supérieur. Les oreilles sont bordées et revêtues de poils d'un brun-blanchâtre sale. La tache de la poitrine est d'un fauve orangé vif, plus foncé au centre, avec un petit prolongement antérieur, et s'étend jusqu'à la base des pattes de devant, où elle est interrompue par une ou deux échancrures de couleur brune, ses bords étant sinueux.
Longueur du pied 41mm.; oreille 35 mm.; crâne: long. tôt. 90mm.; long, basale 84; larg. zygomatique 51 mm.
Habitat. — Ile de Sardaigne (Mts de Nurri); îles Baléares (Majorque et Minorque).
Mustela îoina Erxleben.
Mustela foina, Erxleben, Syst. Regn. Anim., 1777, p. 458; Blas., Fauna Deuts., 1857, I, p. 217, fig. 123; Mustela fagorum, Ray, Syn. Quadr., p. 200; Mustela martes var. fagorttm, L., Syst. Nat., XII, p. 67.
Très semblable à lu Marte par sa taille et sa forme géuérale. Dessus d'un gris-brun plus clair en-dessous avec la poitrine d'un blanc pur; le milieu du dos, les pattes et la queue d'un brun-gris plus foncé ([ue le reste; le bord interne des oreilles blanchâtre. La bourre est d'un gris blanchâtre.
Long, tête et corps 430 mm.; queue 230; pied 52 mm.
La 3e prémolaire supérieure est concave sur son bord externe (et non convexe comme chez M. martes); la tuberculeuse est convexe et arrondie sur ce même bord (et non échancrée comme chez la Marte).
D'après Barret-Hamilton (Ann. Nat. Hist., 1898, I, p. 441), le type (d'Angleterre) se distingue par sa tache d'un blanc pur, son pelage serré d'un brun foncé, avec la bourre d"uu blanc grisâtre, la queue non touffue.
Habitat. — Toute l'Europe des Iles Britanni(|ues au Caucase; fait défaut en Irlande (où vit la Marte), mais se trouve en Scandinavie et de là jusqu'à la région Méditerranéenne, où elle présente les sousespèces suivantes.
Mustela îoina mediterranea Barret-Hamilton.
Mustela folna mediterranea^ Barret-Hamilton, Anu. Nat. Hist., 1898, 1, p. 442.
Se distingue du type par sa tache de la gorge (d'étendue variable) que n'est pas d'un blanc pur, mais teintée de jaune (presqu' autant que dans certains spécimens d'Irlande de M. martes, provenant du Comté de Kerry, qui sont plus pâles que les Martes d'Angleterre, et surtout que celles de Sardaigue).
Dessus d'un brun rougeâtre ou sépia (plus rouge que M. leiicolachnea, mais semblable à M. toufaea), avec la bourre plus claire, presque blanche. Queue un peu plus foncée que le dessus du corps, plus touffue que celle de M. foina, moins que celle des espèces asiatiques. Pelage plus moelleux que chez M. foina.
Habitat. — Espagne, Andalousie (Sierra de Jerez).
Mustela îoina bunites Bâte.
Mustela foina bimites. Bâte, P. Z. S., 199.5, II, p. 318; M. f. leucolachnea, p., B.-Hamilt., Ann. Nat. Hist., 1899, IV, p. 313.
Intermédiaire par la longueur et le moelleux du pelage entre M. foina typica et M. f. leucoiadinea d'Asie Ouest et plus semblable à cette dernière dans son ensemble. Mais sa coloration est plus foncée et plus uniforme, ce qui dépend en grande partie du conti-aste moins marqué entre les parties supérieures et inférieures, et de l'absence de brillant sur les poils bruns, particulièrement sur les pattes et la (lueue.
Celle-ci est moius toutt'ue, et le pelage est plus court (25 — 26 mm. au lieu de 43 mm. sur les dos). La forme et l'étendue de la tache blanche de la gorge parait très variable, étant représentée, sur un spécimen, seulement par quelques poils blancs de chaque côté, près du membre antérieur. — Le pelage est aussi plus court et plus couché, avec la queue moius touffue que sur M. /'. inediterranea (d'Andalousie), et la couleur est différente.
Long, tête et corps 403 mm.; queue 255; pied 79; oreille 39. Crâne: long, basale 75 mm; larg. zygomatique 58 mm.
Habitat. — Ile de Crète, dans la plaine et les montagnes jusqu'à 1000 à 1300 m. d'altitude, ou plus.
Mustela zibellina L.
Mustela zibellina, Linné, Lyst. Nat., 17G6, 1, p. 68; Brandt. Zobel, pi. 2; Oray, P. Z. S., 1865, p. 105.
Pelage très moelleux d'un brun-jaune lustré plus foncé en hiver, particulièrement sur la ligne médiane du dos qui devient presque noire, le dessous semblable mais plus pâle surtout sous le gorge où il passe au grisâtre, et à la partie antérieure de la tête et aux oreilles qui sont blanchâtres. Queue touffue de la couleur du dos. Pieds très poilus jusqu'entre les doigts, de la couleur de la queue.
Long, tête et corps 400 mm.; queue 200; pied 80 mm.
Habitat. — Régions subarctiques du Continent Européen (mais non les îles), s'étendant de là sur toute la Sibérie. En Europe, dans le Nord de la Russie (mais non en Scandinavie).
Remarque. — Brandt, dans son livre »Zobel«, décrit et figure cinq variétés de Zibeline, d'après les spécimens de Sibérie qu'il a observés: 1*^ M. zibellina asiatica, Noirâtre avec quelques poils blancs épars; bourre couleur de plomb; tête et poitrine grisâtres, tiquetées de poils plus pâles; 2° M. z. asiatica rupestris, Noirâtre avec beaucoup de poils blancs; bourre blanchâtre; orbites, joues, gorge et poitrine blanchâtres; 3** M. z. asiatica C, Brun-jaune, bourre blanc jaunâtre; tête, dessus du corps, cou, poitrine blanchâtres ; les pattes, les pieds et la queue plus foncées; 4** M. z. sylvestris, Brun-jaunâtre, bourre de même couleur; oreilles et joues blanchâtres; queue foncée; pieds blanchâtres; 5*' dans cette dernière variété le pelage est entièrement blanc ou blanchâtre, ce qui semble indiquer que cette espèce peut devenir blanche en hiver, comme l'Hermine et l'Ecureuil, dans les régions arctiques de la Sibérie où l'hiver est le plus rigoureux.
Genre Putorius Cuvier, 1817.
Foetorius Keys. et Blas.
Caractères. — Corps allongé, plus ou moins vermiforme, avec la tête et la queue plus courtes que dans le genre Mustela. Pieds courts, velus en-dessous, ne portant sur le sol que par les doigts qui
sont réuuis par une courte membrane (plus développée clans le Sous-Genre Lutreola); oreilles courtes ou moyennes. Dents moins nombreuses que clans le G. Mustela, inditi[uant un régime plus franchement Carnivore.
Formule dentaire: I. -- — -, C. - — r, Pm. ^r — -, M. ^ — ^ = ^-i dents. o — à 1 — 1 d — 0 2 — A
On peut diviser ce genre en trois sous-genres.