Sous-Genre Putorius propr. dict
Caractères du g-enre.
Putorius putorius (L.).
Mustela putorius, Linné, Syst. Nat., 1766, \). 67; Blasius, Fauna Deuts., 1857, p. 222.
Corps moins allongé que dans les autres sous-genres, se rapprochant de la forme des Martes; membres trapus; museau court, garni de fortes moustaches; oreilles ayant le tiers de longueur de la tête.
Pelage long, brun clair dessus avec les flancs lavés de jaunâtre; dessous noirâtre, membres et queue noirs, celle-ci plus grêle à sa base qu'à l'extrémité. Face tachetée de blanc ou de jaunâtre au-dessus des yeux, de chaque côté du nez, au museau et au bord des oreilles.
Long, tête et corps 380 mm.; queue 150; pied 60 mm.
Habitat. — Europe moyenne de la Grande-Bretagne au Caucase; se trouve en Espagne (bien qu'on ait prétendu le contraire, mais y constitue une sous-espèce distincte). Ne se trouve pas en Irlande.
Remarque. — Le Furet domestique (Mxistela furo), descend manifestement d'une variété méridionale (à pelage pâle) du Putois, probablement originaire d'Espagne (ou de Sardaigne). Il était connu des anciens Grecs et des Romains, qui l'employaient, comme de nos jours, à la chasse du Lajiin (Voyez la Sous- Espèce suivante).
Putorius putorius aureolus Barret-Hamilton.
Putorius putorius aureolus, Barret-Hamilton, Ann. Xat. Hist. 1904, p. 389.
Pelage dessus et dessous d'un brim foncé, plus foncé sur les membres et la poitrine. Oreilles bordées de blauc jaune sale, les joues, la lèvre supérieure, l'espace entre les deux pattes antérieures et une bande partant de ce dernier point pour passer entre l'oeil et l'oreille de chaque côté, de même couleur; cette bande ne s'éteud pas jusqu'au dessus de la tête. Bourre d'un fauve jaunâtre.
Longueur du pied 61,5 mm.; oreille 19 mm.; crâne: long. tôt. 66 mm.; long, basale 60; larg. zygomatique 44 mm.
Habitat. — Espagne (Ferrol).
Remarques. — Dans les spécimens du type de l'Europe centrale, les marques blanches de la face sont moins étendues et plus blanches, ainsi que la bourre, qui n'a pas de teinte jaune. C'est vraisemblablement de cette forme, où le blanc-jaune de la face est déjà plus étendu que dans la forme du Nord, que descend le Furet (Mustela furo), à pelage d'un blanc jaunâtre uniforme (albinisme bien caractérisé par les yeux rouges). Dans la variété subfuro de Gray (Furet putoire de Buffon), les pattes avec les doigts, la queue et des touffes de poils sont noires, ce qui le rapproche du pelage normal du Putois sauvage. — L'origine africaine du Furet n'est pas admissible, aucune espèce du sous-genre Pntorms proprement dit n'existant en Afri([ue, où ces animaux sont remplacés par le genre Zorilla^).
^) Chez les Anciens, l'Espagne était appelée »le pays du Lapin« (Cuniculosa Celtiberia de Catulle), et la domestication du Furet se rattache manifestement à la chasse de ce rongeur. Il est question de cette chasse dans Isidore de Séville (vers 600).
Putorius putorius manium Banet-Hamiltou.
Puforius imtorius tncmiani, Barret-Hamilton, Ann. Nat. Hist.. 1904, XIII, p. 390.
Pelage du dessus presque noir avec la bourre presque blanche. Les taches de la face sont aussi presque blanches et les deux bandes entre les yeux et les oreilles se prolongent par en haut en forme de V, la pointe obtuse du V s' avançant sur le front entre les yeux.
Long, tête et corps 408 mm.; queue 155; pied 62; oreille 25.
Habitat. — Suisse (Teufin, Canton d'Apfenzell).
Putorius eversmanni (Lesson).
Mustela putorius (part.), Pallas, Zoogr. Ross. -As., 1811, p. 87; Mustela eversmanni, Lesson, Manuel de Manim., 1827, p. 144; Gray, P. Z. S., 1865, p. 109; id. Catal. of Carnivor., 1869, p. 87; Satuuin, Mittheil. Kaukas. Mus., III, 1907, p. 54.
Semblable au Putois, mais devenant en hiver d'un blanc jaunâtre, sauf la pointe des longs poils du dos qui reste noire (d'après Pallas).
Face, tour de la bouche, gorge et oreilles blancs; une tache sur le nez, le tour des oreilles et le front gris-brun; poitrine, abdomen, les quatre membres et le bout de la queue noirs. Le dessus et les deux tiers antérieurs de la queue ainsi que les flancs d'un jaune Isabelle, les plus longs poils du dos ayant une longue pointe noire; sur les épaules et une partie des lombes, ces poils ont la pointe d'un brun plus clair.
Crâne plus large que celui du P. jnUorius, avec les orbites plus grands et la capsule cérébrale fortement resserrée en avant, derrière les orbites. — Pour les caractères dentaires, Voyez Satunin (loc. cit. p. 57).
Long, tête et corps 355 mm.; queue 152 mm.
Habitat. — Russie Sud-Est et Caucase; de là s'étend sur le Turkestau et le Sud de la Sibérie.
Putorius sarmaticus (Pallas).
Mustela sarmatica, Pallas, Spicil. Zool., 1767, pi. 41; Mustela peregnsna, (juldenst., Nov. Comm. Petrop., 1770, p. 441; Putorius sarmaticus, Blasius, Fauna Deuts., 1857, I, p. 226; Satunin, Mitth. Kaukas. Mus., 1905, p. 296.
Dessus marbré, par grandes touffes de poils, de brun roussâtre et de flave crème, dessous noir, ainsi que les quatre membres. Tête rayée transversalement de blanc et de noir: la face et le sommet du crâne sont noirs; une bande frontale blanche très nette formant bandeau au-dessus des yeux, se prolonge obliquement en arrière sur les côtés du cou, formant un demi-collier interrompu sous la gorge par le noir
du dessous du corps: uez, lèvres supérieure et inférieure, tour de la bouche et une touffe occipitale d'un blauc pur; oreilles noires à la base, bordées d'une épaisse frange blanche. Queue assez touffue, de la couleur du dos, mêlée de poils noirs, roussâtres et flaves, avec le bout noir; sur les côtés, les poils flaves à leur base, sont noirs dans leur milieu et ont l'extrémité blanche. Pieds courts. (Muséum de Paris.)
Long, tête et corps 310 mm.; queue 150; pied 37 mm.
Habitat. — Russie Sud, de la Volynie au Caucase et entre le le Don et le Volga. De là s'étend sur le Turkestau et en Asie mineure.
Remarque. ■ — Par son mode de coloration, ce Putois forme la transition entre Putorius et le genre africain Zorilla. La coloration de la face est absolument celle de Zorilla lybica et la principale différence est que les taches du dessus sont disposées dans cette dernière espèce par bandes régulières (tandis qu'elles sont dispersées sans ordre chez P. sarmaticus). La dentition présente aussi de grandes ressemblances dans le deux genres.