‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 2)Chapitre 1 sur 59 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Ce volume, suite d'uu ouvrage en partie paru, aurait pu, semble-t-il, se passer de tout avant-propos. Cependant, l'intérêt particulier que présente la classe dont il traite ayant nécessité certaines modifications à mon plan primitif, il ne sera peut-être pas inutile de donner, avant de commencer et à titre d'avertissement, quelques explications préalables.

Après avoir pensé réunir, dans un même dernier volume, les Reptiles, les Batraciens et les Poissons, j'ai été petit à petit amené à séparer ces derniers des deux premiers, et à publier les uns et les autres avant les Oiseaux, déjà bien mieux connus.

Sans me préoccuper autrement des exigences de la classification générale, je suivrai la marche qui me parait dictée par l'importance des matières, donnant toujours plus d'extension aux classes dont la connaissance est moins parfaite. Rompant ainsi avec l'ordre naturel, je ferai passer le volume III, et peut-être aussi le volume IV, avant celui des Oiseaux, qui, sous le numéro II, viendra plus tard reprendre sa place dans la série.

t FAUNE DES TERTÉBRÊS.

La Suisse a été dotée, déjà, d'une Ornithologie et d'une Ichthyologie helvétiques, la première par Meisner et Schinz, en 1815, la seconde par Hartmann, en 1827, tandis qu'elle n'a vu paraître, jusqu'ici, aucun traité d'Erpétologie. Depuis ces travaux généraux, de nombreux naturalistes ont, en outre, publié des observations variées sur nos animaux de ces deux classes, et tout spécialement sur la partie si attrayante des Oiseaux. Je ne veux pas dire que l'étude de ces branches de la zoologie ait été épuisée; loin de là, il reste encore beaucoup à faire, dans notre pays, principalement sur les Poissons. Je tiens seulement à montrer jusqu'à quel point l'Erpétologie, pourtant si intéressante, a été négligée en Suisse, et comment, entre autres, sa littérature spéciale est excessivement réduite. Il suffirait de jeter un coup d'œil sur les collections de nos Musées et de nos amateurs, pour voir que les Reptiles et les Batraciens indigènes y sont toujours beaucoup plus pauvrement représentés et plus mal déterminés que les Oiseaux et même que les Poissons.

Dans un travail de longue haleine, il est également difficile de ne rien omettre et de tout prévoir; aussi me verrai-je, probablement, contraint de donner, à la suite de cet ouvrage, un supplément, soit pour relever les errata qui auront pu se glisser dans les divers volumes, soit afin de décrire les espèces ou les variétés récemment reconnues en Suisse, ou de citer les obser\'ations faites pendant la durée de la publication. En attendant, je signalerai brièvement, à la fin de chaque nouveau volume, les principales additions et rectifications qui auront trait au tome

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