V. marquetée. Mâle Femelles
2~ année. '^ - ^i
iKmgaeor totale ^..0»,300— 0»,570 à 0»,G80— 0»,770à0",850-(l-,000j
» delà tête (au bout
des pariétales). 0,010 0,016 0,019— 0,0195 » delatételàl'ang.
des m&choires). 0,013 0,020 0,024— 0,025
» delaqaeue 0,060 0,133 0,152— 0,157
Diamètre Tertical {tm
milieu du tronc). 0,008 0,013 0,015— 0,018
Le Tropidonote tessellé habite le midi de la France, le nord de l'Italie, la Lombardie et le Tcssin, la Dalmatie, la Carinthie, la Hongrie et la Bohême. U a même été observé dernièrement, en dehors de ces limites, sur les bords du Rhin, jusque dans la Prusse-Rhénane et le Nassau, près de Bonn et d'Ëms, localit43s qui représenteraient ainsi le point le plus septentrional de son habitat en Europe \
a cité encore le Drop. tesseUaiui d'après Schinz, attribuant, comme lui, cette espèce an canton du Valais, et refusant toujours à la Suisse le Trop. tiperimiSy pourtant plus abondant dans le pays.
^ Die WOrfelnatter (Tropidonotus tesseUahu) eine deutsche Schlanfe» von D' F.-C. NoU, Zoologische Garten, 18()9, n* 10, p. 299. L*auiear d« cet article pense que le Tropidonote tessellé a été peut-^tre autrefoii transporté jmr les Romains, dans certaines localités thermales et que sa
Je n^ai, pour ma part et quant à ce qui regarde notre pays, rencontré jusqu'ici nulle part cette espèce en Suisse, au nord des Alpes, et je la considère comme plutôt méridionale, quoique certaines citations, à mes yeux assez douteuses, semblent, ainsi que nous Tavons vu S faire présumer sa présence dans le Valais et même dans les environs de Berne. Ce n'est qu'en juillet 1869 que j'ai constaté d'une manière certaine sa présence dans le bas Tessin, et plus particulièrement dans les environs deLugano, où elle avait été déjà signalée, où elle vit, en eifet, communément côte à côte avec le Trop, viperinus^ et où elle semble, enfin, atteindre quelquefois jusqu'à un mètre environ de longueur totale*.
Le Tropidonote tessellé m'a paini habiter de préférence dans le voisinage immédiat des eaux, et se tenir, en particulier, volontiers sur les bords des lacs et des rivières, ou dans les mares et les ruisseaux. Cependant, de Betta raconte que l'on trouve aussi, assez souvent, ce Serpent établi solitairement sur des terrains sablonneux et herbeux. Il nage et plonge avec' une agilité extrême, et peut, comme la Vipérine, demeurer longtemps submergé, à la chasse de quelque proie ou enfoui dans la vase. Sa nourriture consiste surtout en Grenouilles, Tritons et petits Poissons.
présence dans les environs d'Ems pourrait être, en particuUer, attribuée k une semblable importation.
Cette remarque me ramène naturellement à la citation du Trop. iesseU UUm dans le Valais, par Schinz, et me fait supposer que si l'espèce se trouTe en réalité dans cette vallée, ce qui n'est nullement impossible quoique non encore prouvé, elle y doit peut-être son existence à la même cause que nous avons déjà supposée pour l'Élaphe et le Zaménis.
^ Yoy. Introd. p. 12 (en note).
* Meisner et Wyder affirment, tous deux, que le Col, iessélaUu atteint, dans le Tessin, jusqu'à trois pieds de longueur. De même, le prof. Pavesi m'a écrit avoir vu, à Lugano, un Tropidonote d'un mètre qui lui sembla fort, à première vue, devoir se rapporter à cette espèce. (Un accident ayant empêcbé la conservation de cet individu, sa détermination demeure encore un peu douteuse.) Enfin le D' NoU pense que le Trop, iessèHatm arrive aussi, en Allemagne, à trois pieds de longueur totale.
Je n'ai point vu, pour ma part, de stgets qui atteignissent à cette taOle maximum.
1 7i FAUNE DES VERTÉBRÉS.
Le D' NoU ^ croit que cette espèce se retire, durant Thiver, sur les hauteurs, où on la trouverait de temps à autre dans les endroits couverts de mousse ; toutefois, je ne pense pas qu'elle s'élève sensiblement sur les pentes de nos montagnes.
Le même auteur prétend que le Trop. tesséOattis ne pond que quatre à six œufs, annuellement. Quoique je n'aie, à la vérité, pas d'observation directe à opposer à ce chiffre, qui me parait bien minime et probablement exceptionnel, je n'en suis pas moins porté à croire que la propagation doit, sous ce rapport, se faire, chez cette espèce, d'une manière analogue et dans les mêmes conditions que chez la précédente, dont les mœurs et le genre de vie sont si semblables, et que les œufs, entre autres, doivent être déposés, dans quelque endroit chaud et humide, en nombre passablement plus élevé que celui que cite l'auteur aUemand.
Le Tropidonote tessellé rappelle moins la Vipère que le Trop, vipérin, soit à cause de la forme plus étroite et acuminée de sa tête et de la plus grande extension des plaques qui la recouvrent, soit par le fait de l'absence de ligne dorsale sinueuse. C'est, du reste, un Serpent aussi inoffensif que leste et gracieux dans tous ses mouvements.
Tribu IL CORONELLIENS
CORONELLINA
Les Syncrantoridés de cette sous-famille ont, généralement, la tète comparativement petite, la bouche médiocrement fendue^ le cou peu distinct, le tronc cylindrique, la queue moyenne et les écailles lisses.
* Loc. cit.
Les Coronelliens vivent, d'ordinaire, sur le terrain sec. Le genre Gorandlaj type de cette tribu, se trouve seul en Suisse et en Europe.
Genre CORONELLE'
CORONELLÀ, Laurenti
Dents susmoûoïUaires en série continue, les postériewres les plus grandes. Tête courte, conique et comparativement peu distincte du cou. Généralement neuf plaques suscéphaliques. Bouche comparativement peu fendue et légèrement curviligne. Museau subarrondi. Pupille ronde. Narines latérales. Tronc de forme allongée et cylindrique. JÈcatUes ovalaires courtes et parfaitement lisses. Queue moyenne, médiocrement effilée et de diamètre semblable à celui du tronc, vers l'anus.
Des dents, toutes également lisses, sans cannelures et recourbées en arrière, sont distribuées sur les mâchoires, les palatins et les ptérygoïdiens ; celles des maxillaires supérieurs forment des séries continues dans lesquelles les postérieures sont toujours les plus grandes.
La tète est plutôt petite, courte et assez peu distincte du cou; de grandes plaques suscéphaliques , d'ordinaire au nombre de neuf, la recouvrent en grande partie (Voyez PL n, fig. 18).
^ Le genre CoroneUa est rangé par Gûnther dans les OororielUda, seconde famiUe de sa section des Colubrinœ, Jan le rapproche des Simotes^ des AblabeSf des LamprophiSj etc., dans la tribu des Ooroneîîina de sa grande famiUe des Coronéttida.
Le maxillaire inférieur est plutôt court et la bouche, comparativement peu fendue, suit une ligne K'gèremeut courbe.
Le museau est conique et plus ou moins arrondi à l'extrémité ; les narines sont latérales ; la rostrale est un peu ou pas relevée.
Les yeux sont assez petits et à pupille toujours arrondie.
Le tronc, plutôt allongé, est cylindrique ou cyclotétragone et légèrement renflé vers la région abdominale (Voyez PL n, fig. 17).
Les écailles sont dépourvues de carènes, parfaitement lisses, courtes, de forme ovalo-rhomboïdale et d'ordinaire arrondies àTextrémité; leur nombre varie, sur une ligne transverse au milieu du corps, de 19 à 29, avec les différentes espèces (Voy. PI. II, fig. 16).
Les gastrostèges sont comparativement peu larges.
La préanale est simple ou divisée.
La queue est de longueur moyenne, conique, médiocrement effilée et de diamètre presque égal à celui du tronc, près de Tanus.
Les urostèges sont doubles.
Ce genre compte deux espèces en Europe; d'autres, plus nombreuses, se trouvent en Afrique et en Amérique. Les dites européennes habitent surtout les contrées moyennes et méridionales de notre continent.
Les Coronelles sont passablement rageuses et mordent volontiers. Toutefois, la morsure des espèces de ce genre, tel que nous le comprenons, est tout à fait innocente; Ton n'en pourrait pas dire autant de toutes les Coronelles de GOnther, qui fait rentrer dans ce genre des espèces venimeuses du sous-ordre des Glyphodontes.
Quelques-unes se tiennent volontiers dans les prairies humides; la plupart préfèrent, au contraire, les lieux secs
et arides, les champs, les broussailles et les rocailles. Elles se nourrissent surtout de Lézards et d'Orvets, parfois d'Insectes et, beaucoup plus rarement que les Couleuvres, de Mammifères, à cause de l'ouverture comparativement beaucoup moindre de leur bouche. Elles sont ovipares ou ovo-vivipares, et passent généralement l'hiver engourdies dans quelque trou.
La CbroneUa Girondica (Daudin), du midi de la France et dltalie, n'a jamais, à ma connaissance, été trouvée dans notre pays.