‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 2)Chapitre 55 sur 59 · SECOND SUPPLEMENT AUX HEPTILES ET AUX BATRACIENS · texte numérisé non relu

SECOND SUPPLEMENT AUX HEPTILES ET AUX BATRACIENS

Elaphis iBsculapii, Host.

(Vol. III, p. 136.)

Un bel individu de cette espèce a été capturé, fin septembre 1882, au bois Cayla, tout près de Genève, sur la rive droite du Rhône.

Tropidonotus natriz, Linné,

(Vol. III, p. 147.)

M. Fischer^Sigwart distingue deux variétés : une plus purement aquatique, qui peut mesurer jusqu'à 1", 82, et une plus terrestre et plus petite, dépassant rarement 1 mètre. Il donne dMntéressants détails sur les procédés employés par la Couleuvre À collier pour arrêter ses proies, oiseaux ou grenouilles, qu'elle finit par immobiliser dans leur terreur, en les fascinant toujours du regard et les forçant à la fixer aussi. (Terrarium, p. 13, et in liU.) — Est-ce une sorte d'hypnotisme ou seulement une paralysie du mouvement provenant d'un paroxysme de la terreur. C'est ce que des expériences suivies en terrarium, comme celles de M. Fischer-Sigwart, pourront peut-être décider.

Tropidonotus tesaellatus, Laurenti.

(Vol. III, p. 165.)

Les observations de M. Fischer-Sigwart sur quelques individus étrangers de cette espèce, en terrarium, semblent indiquer aussi, chez cette seconde Couleuvre, une action fascinatrice sur le poisson. Après avoir plus ou moins immobilisé du regard le poisson qu'elle a choisi, elle le saisit brusquement par le milieu du corps et remporte hors de l'eau, pour l'avaler sur le sol ; celui-ci, parfaitement vivant, fasciné ou terrorisé, ne ferait alors aucun mouvement pour échapper à sou ennemi. (Terrarium, p. 29, et in lift.)

Zamenis viridiflavus, Wagler.

(Vol. III, p. 185.)

A été trouvé dans le Val Misocco, Grisons (Prof. Ch.-G. Brtlgger, in litt,).

Pelias Berus, Linné, et Vipera Aspis, Linné.

(Vol. III, p. 210 et 220.)

Dans une étude spéciale des Vipéridés (Monografia degli Otidi italiani, parte prima : Viperidï, Turin, 1888), le D' L. Camerano ne considère plus nos deux Vipères que comme deux, sous-espèces d'une même espèce : P. Benis et P. Betiis, stilh ap. Asjns. Les conditions d'habitat paraissent influer passablement sur le développement de certains caractères, des écussons frontaux en particulier.

Le D' F. Millier (Die Verbreitung der beiden Viperarten in der Schweiz ; Beilage zum Nachtrag, III, 1883) a étudié la distribution géographique comparée des deux Vipères en Suisse, et reconnu qu'à quelques exceptions près, le Pelias Berus habiterait surtout les régions alpines et montagneuses des parties est et nord-est de la Suisse : (jrisons, Haut-Tessin, Uri, Glaris, Saiut-Gall, Appenzell, Zurich, même Schatïhouse, avec des colonies, plus au centre et à l'ouest, dans les cantons d'Obwald, de Berne, du Valais et jusque dans le Jura vaudois ; tandis que la Vipera Asphi serait propre plutôt aux parties sud, ouest et nord-ouest du pays, en plaine et en montagne, à la chaîne du Jura, au Valais, à Genève, au Tessin et aux vallées sud des Grisons, également avec des colonies plus centrales, dans les cantons de Fribourg et de Berne par exemple.

Le même auteur (Nachtrag IV, 1885) distingue, dans la Vipe7'a Aspis, deux formes : l'une de plaine (Talfonn), caractérisée par une tête triangulaire couverte de petites écailles, un museau bien retroussé, un manteau composé de bandes transverses rarement réunies en zigzags continus et 21 séries d'écaillés, plus rarement 19 ; l'autre de montagne ou alpine (Berg-

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