FOULQUE MACROULE WnsserJiuliu — Fdlagn
KCLiGA .ATR.v Linné.
Bec, au bas du f/vid.enviivu trois-ciitq. du tarse et à peu jwès un tiers plus haut que larr/e, à la hase; plaque frontale, ovale et lisse, arrivant entre, les yeux (ad,). 2° rémige la pilus longue ou quasiégale à 3'=, 4° passable ment plus courte, F" quasi-égale à o” (ad,); rubitales couvrant ou éi peu près les grandes rémiges (ad,); ailes atteignant environ moitié de la queue. Doigt médian à qmi près éged au tarse, à sa seconde articulation. Pouce, sans ongle, un peu jilus long que moitié, du tarse (voy. fig. 52). Tous ongles un. peu arcpiés. 14 rectrices (parfois 16). — Livrée noirâtre, qilus qnlle aux faces inférieures. Rémiges secondaires terminées de blanc ou de blannluUre. Plaque fronUde blanche. Bec blancluUre. Pieds d’un, cendré verdâtre.
Long. tôt. (>'",360 — 140 (<)'", 47 O); a ile pliée O'", 204 — 220; queue O'", 055— 070 (0'“,080); tarse 0"',053—056 (()"', 060); médian, avec ongle (J"", 085 — 092 (ongle 11-17'"'"); bec, au front (>'",032 — 038, au. bout de la plaque frontede 0"‘,(>48 — 053.
KCHASSIERS
FfLiCA ATRA, F. ATERRI5IA Linné, Syst. Kat., éd. 10, 1 758, fit éd. 12, 1, p. 257 et 258, 1766. F. atka Meisneru. ScJi. ex Linné, Viigel der Schwciz, p. 2-16, 1815. Temminclc, Man. Ornith., 11, p. 706, 1820. Savi, Omit, tosc., III, p. 5, 1831. XHkson, Skand. Faiina, Fogi., II, ji. 274, 18.35. Sehinz, Fauiia lielv., p. 116, 1837. Bailly, Ornith. Savoie, IV, p. 273, 1854. Biva, Omit, ticin., p. 485, 1865. 1)egl. et Gerbe, Ornith. eur., II, p. 268, 1867. Fritsch, Yôge\ Europ.,Tab. 36, Fig. 6, 1871. Friderich, Deutsche Vôgel, 4« éd., p. 731, Taf. 39, Fig. 1, 1891. Dubois, Faune Vert. Belgique, Oiseaux, II, p. 304, 1894. Sharpe, Cat. B. Brit. Mus., XXllI, p. 210, 1894. Hand-list, I, p. 109, 1899. — F. major Brisson, Ornith., l'I, p. 28, 1760. — F. PüLiorxosA )Scop.,Auu.,I;p. 104,1769. — F. ledcohyx, F.æthiops Sparrm., Mus. Caris., pl. 12 et 13, 1786-89. — F. atrata, F. rtruLATA Pallas, Zoogr., II, p. 158 et 169, 1811. — F. platyuhos Brehm, Isis, 1830, p. 992. — F. lcocbris Muller, Vcrh. nat. Gesch., Xederl. Bezitt., III, p. 464, 1839-44.
X^OMS vüLG. S. F. : Foulque, Morelle. — S. A.: Blâsshulm, Belch, Bollene, Mohi-e. Wasserhülmli, Fischhiihnli, Meiringen; Merli, Stans; Buchelen et Buclieli, Zoflngue, Lucerne. — Fiüca, Sils. — S. I. : Folega.
Mâle ti feniellr ml,, an pritdenips : Tête, cou et sous-caudales noirs; la paupière inférieure souvent blanche; dessus du corps, couverture.s alaires et queue d’un noir ardoisé; rémiges d’un hrun noirâtre. les secondaires largement terminées de blanc ou de blanchâtre; faces inférieures, depuis le bas du cou, d’un ardoisé noirâtre. Plaque frontale d’un blanc légèrement rosé, volontiers un peu plus petite citez la femelle; bec. d'un blanc rosé, plus teinté, en dessous et un peu bleuâtre vers h' bout. Pieds d'un ceiulré nuancé de verdâtre et de jaunâtre; bas île la jambe orangé ou d'un rouge nuancé de verdâtre. Iris rouge.
Adultes, eu autaniue : Pas do rouge au bas des jambes ; plaque frontale d'un blanc mat.
Jeunes, arnnt la mue : D'un noir moins profond, en des.sus. d'un cendré blanchâtre, en dessous, avec plaque frontale peu développée, d'un cendré olivâtre, comme le bec et les pieds. — Après la mue : Encore plus ou moins blanchâtres et légèrement nuancés de roussâtre, en dessous, avec les rémiges secondaires en bonne partie d'un gris ardoisé clair.
A la unissauce : Couverts, suivant les places, d’un duvet plus ou moins garni et plus ou moins allongé ou tilamenteux. Dessus de la tète quasi-nu, rougeâtre eu avant, avec quelques poils noirs. Côtés de la tête, gorge, nuque et cou couverts de longs poils ou crins, plus ou moins frisés, de couleur orangée. Faces supérieures du corps et des ailes noires; faces inférieures enfumées. Rec rouge en arrière, blanc en avant, avec fine pointe noire. Pieds lobés, noirâtres.
FULICIENS
Variétés: On rencontre, parmi les adultes, des individus de taille assez difterente. On trouve aussi des sujets blancs, blanchâtres, plus ou moins tachés de blanc ou avec les ailes blanches.
La Foulque macroule est un oiseau de passage assez répandu en Suisse, commun ou assez commun suivant les localités et selon les régions, nicheur plus ou moins fréquent, ou hôte d'hiver plus ou moins abondant. Elle .se repi'oduit dans les diverses i-égions de la plaine suisse, du nord-('st au sud-ouest, dans certaines contrées même assez communément, comme en Thurgovie, dans les environs de Lucerne et dans le Bas- Valais, en particulier; plus rarement. semble-t-il. dans les Grisons à l’est, ainsi que dans le Tessin au sud.
Elle hiverne, en bandes plus ou moins nondireu.ses, sur plusieurs de nos lacs, sur ceux de Constance, de Lucerne, de Wart i)rès de Soleure. de Neuchâtel et du Léman, entre autres. Depuis seize ou dix-sept ans (1885-188(i), nous avons vu successivement arriver de petits groupes de Fouh|nes dans le port de Genève, en automne, et maintenant, c’est par centaines qu'on les voit dans la rade, entre les jetées et le pont dn Mont-Blanc, durant tout l’hiver, de mi ou fin novembi-e à fin mars ou commencement d'avril. Quelques individus qui ont niché dans le pays nous restent aussi parfois en hiver, changeant seulement de place, conime des oiseaux erratiques, à l’approche des froids. C’est en général, plus ou moins tôt ou tard, dans le courant de mars et d'octohre ou do novembre qu’elle passe et repasse chez nous, et on la rencontre alors assez haut dans les Alpes, dans la vallée d'ürseren. sui- la route du Gothard. en particulier, ainsi qn’en H‘“-Engadine, à ]8()() m. d'altitude, exceptionnellement, peut-être égarée, aux Pitons, sur Salève, à 1380 ni., près de Genève, et jusque sur le col du Saindsch' à ‘2.300 m. à peu près, entre Berne et N’alais.
La Foulque, monogame, métiante et tracassière, s'isole volontiers pendant l'époque de la reproduction; mais elle se rapproche de. ses semblables au moment des migrations, pour voyager, de nuit surtout, en bandes plus ou moins nombreuses. Nageant plus qu’elle ne coui't et plongeant con.stamment, en quête de nourriture, elle recherche surtout les bords des lacs et les étangs bien garnis de roseaux, ou les grands marais présentant des eaux assez profondes, aussi bien .saumâtres que douces. Son alimentation con.siste, selon
' Oii trouva, en effet, au Sanctscli, il y a quelques années, au moment du passage d’iiutomne, une Eoulque morte sur la neige.
ÉCHASSIERS
les cas, en insectes, larves, vers, mollusques, frai de batraciens et de poissons, ou plantes ac(uatiqnes, feuilles, bourgeons nu graines, et petits vertébn^s, à l’occasion. On l’accuse même, en mauvaise voisine, de détruire les couvées autour d’elle. On la reconnaît de loin sur l’eau à ses formes arrondies, aux liattements d’ailes qu’elle exécute fréquemment en se dressant un instant, à sa plaque frontale même, qui se voit de ti’ès loin, et, quand elle s’envole, à sa manière de battre l'eau pendant quelques mètres, avec les pattes, flerrière elle. Son vol. quand elle est lancée, pai-aît cependant plus rapide que celui de nos autres llallidés. Sa voix est perçante ; d'ordinaire elle crie koeiv, koeiv ou koiu'ôw ou même koivdivow. Sa chair n’est pas fameuse; cependant, elle est moins mauvaise si l'on prend la peine d’enlcvei' de suite la peau, avec la graisse ()ui est dessous, et si. après cela, on la garde quelques jours pour l’attendrir.
Elle établit son nid entre les roseaux ou. plus souvent, sur des roseaux couchés, parfois même sur des roseaux flottants, de manière qu’il puisse monter et descendre avec le niveau de l’eau. Elle rassemble pour cela des cannes brisées, sur lesquelles elle amasse un tas d’herbes sèches plus ou moins entrelacées, garnissant l’intérieur de ce berceau a.ssez épais de débris végétaux plus minces ou de panicules. La ponte a lieu plus ou moins tôt ou tard dans le courant de mai, et l'incubation dure d'ordinaire trois semaines.
Ses œufs, au nombre de 8 à 15 et de proportion moyenne, .sont de forme ovalaire généralement assez allongée, bien qu’assez variable, parfois subelliptique, et tout couverts de points gris et noirâtres, entremêlés de très petites taches de même couleur, sur fond gris, jaunâtre ou café au lait clair. Ils mesurent d'ordinaire 0“.()50 — 055 sur 0'",035 — 038. Cependant, on en trouve au.ssi qui. suivant leur forme plus ou moins i-amassée ou allongée, mesurent 0"',0J:!35 sur 0'“,0350, 011 0“,055 .sur 0'",0.34; de très grands œufs ont mesuré jusqu’à 0“‘.05() sur 0"',039.
L’espèce est très répandue en Europe et en Asie, jusqu’aux Philippines, à Java, à Sumatra et aux Célèbes, ainsi que dans le nordest de l’Afrique. On la trouve sur notre continent, aussi bien au nord, où elle se i-encontre jusqu’au (iS” degré (except. 70'). qu’au sud, sur les côtes de la Méditerranée, où elle se montre toute l’année, bien que plus abondante en hiver qu’en été b N’aimant que les eaux stagnantes, elle est chassée par la congélation de celles-ci
' On la tue en quantité, sous le nom de Macreuse, sur les étangs du littoral méditerranéen du midi de la France.
ODONÏOGLOSSES
de bien des pays, en arrière-saison, et forcée souvent d'aller se réfugier, pour y passer l’iiivcr, sur les plages niaritimes ; c’est ainsi qu’elle se trouve en toute saison en Angleterre, alors qu’elle abanclonne en automne bien des contrées plus méridionales.
Sous-Ordre 111, des ODONTOGLOSSES
ODONÏOGLOSSÆ
Bec en grande partie recouvert d’une peau molle, corné sur toute sa largeur, vers le l)Out, et à bords garnis transversalement de lamelles cornées, petites et serrées; avec cela, gros, peu fendu et brusquenient courl)é vers le 1)as, près du milieu; fosses nasales peu profondes, prolongées en étroit sillon latéral, jusque vers l’extrémité du bec; narines latérales, en fente, découpées dans une membrane et assez avancées. Lorums nus (voy. fig. 53). Jambe et tarse excessivement longs et grêles, la première à l’équilibre du corps, en majeure partie nue et couverte, comme le tarse, de plaques minces, étroites et en derni-anneaux, sur les deux faces. Doigts courts, quasi-entièrement palmés, avec ongles courts, assez larges et obtus; pouce surmonté, très petit et ne touchant pas terre. Ailes moyennes et aiguës, à onze rémiges primaires. Queue courte, généralement à douze rectrices. Langue charnue.et dentelée, (lou excessivement long. Corps assez rond. Tète très petite; œil petit et assez avancé.
Une seule famille, des Phénicoptéridés ou Flammauts, avec les caractères du sous-ordre.
Bien que les Flammauts rappellent incontestablement les Palmipèdes lamellirostres l'LanielUrostirs), \iti^ Cygnes en particulier, par leur bec en majeure partie mou, lamellé sur les bords, leurs lorums nus et leur langue charnue, dentelée, je ne crois pas cependant devoir, comme la plupart des auteurs actuels, les di.straire complètement de l’ordre des Fehassiers (G-mllato/rs) dont ils ont le port et les allures, ainsi (pie iilusicurs des ('aractères essentiels.
ÉCHASSIERS
jambos nues, très allongées, et inoile de distribution des plumes, entre autres. Leur palmure, quasi-complète, se voit chez certains échassiers, Becurviiostra par exemple; la nudité des lorums les rapproche aussi bien des Hérodiens que des Cygnes; leurs onze rémiges primaires se retrouvent chez les Cigognes et leurs
oîufs, peu nombreux, rappellent plutôt par leur coquille crétacée ceux des Totipalmes, IMecnnus en particulier. A moins d’en faire, comme Sliarpe. un ordre à part, il semble qu’on puisse aussi bien les placer à la tin dos Grnllatores qu'en tête des LameUirostres. Cela n’a du re.ste pas grande importance dans un ouvrage faunistique comme celui-ci; aussi laisserai-je ici les Flammants à la tin des Échassiers, tout en les ilistinguant dans un sous-ordre à part.