AIGRETTE GARZETTE Seidenreiher — Airone minore
nEitODi.es (i.eitZErr.e Linné.
Bec très légèrement arqué, mesurant, nu front, enviro)i, quatre cinq, du tarse, un peu plus haut que large à la base, un p)eu carrément (dargi sur les côtés, vers l’origine post. des narines, bien comprimé dans sa moitié antérieure et fendu jusque sous l’œil, avec nudités postorbitaire et maxillaire q)eu étendues. Jambes assez longues, nues sur un tiers à deux cinq, environ, aréolées en avant, subscutellées en arrière. Tarse réticulé dans le haut, en arrière, subscutellé vers le bas. Médian, avec ongle pectiné, généralement bien plus court que le bec au front. Pouce, avec ongle mogen, environ trois cinq, du médian. Ailes n’atteignant pas tout à fait le bout de la queue; rémiges peu profondément échemerées et faiblement rétrécies : souvent les T" et 2" au bord interne, la 2° au bord externe; T^ pointue, dl ordinaire un peu plus courte que F. Deu.c {tu. trois plumes, roulées et effilées, qtendant à l’occiput, d’autres, effilées aussi mais plus nombreuses, pendant au bas du cou; plumes scapulaires décomqtosées, qtlus ou moins retrousS(œs au bout et ne dépassant pas d’ordinaire la {queue (en noces). — Ph{mage entièremeitt blanc. Bec et tarses noirs; doigts jaumUres (ad,).
HÉRODIONS
Long. tôt. Q"',560—(J70; aile l)liée O"', 260 — 310; queue O'", 100 — 110; tarse 0'“,102 — 110; médian., avec ongle O”", 008— 074 (sou ongle 8—10'“'^); bec, au front O”', 084— 090.
Aedea egketta Brisson, Ornith., V, p. 431, 1760. — A. gaezetta Linné ex Gessner, Syst. Nat., I, p. 287, 1766. Meisner u. Sch., Vôgel der Schweiz, p. 188, 1815. Temminck, "Shin. Ornith., Il, p. 574, 1820. Savi, Omit, tosc., Il, p. 348, 1829. Schim, Fauna helv., p. 104, 1837. Bailly, Ornith. Savoie, IV, p. 82, 1854. Biva, Omit, ticiu., p. 414, 1866. Friderich, DeutscheYOgel, 4« éd.,p.858,T:if. 45, Fig. 3. 1891. — A. NR'E.v Qmelin, Rei.se Russl., I, p. 164, 1770. — A. santodactylos Ginel., Syst. Nat., III, p. 253, 1774. — A. melanopüs Wagler, Isis, 1829, p. 660. — A. NiGRiEOSTBis, A. OEEENTALK Gray, Zool. Misccll., p. 19 et 20, 1831. — A. NiQBiPES (?) Temminck, Man. Orn., IV, p. 376, 1840.
Heeodias gaezetta Boie, Isis, 1822, j). 360. — H. .iijbata, H. nivea Brelim, Vôgel Deutschl.. p. 586 et 587, 1831. — H. iMMACOL-vrA Gould, Birds of Austr., VI, pl. 59, 1848. — H. Lindeemayëei Brehni, Journ. fnr Ornith., 1864, p. 80.
Egeetta xigsibosteis, E. oeibntalis, E. gaezetta Bonap., Comp. List Birds, p. 47, 1838. E. gaezetta Begl.et Gerbe, Ornith. eur., II, p. 295, 1867. Fritsch, Vôgel Europ., Tab. 42, Fig. 2. 1871. — E. nivea Bonap., Rev. crit. Orn. Eur., p. 189, 1860.
Eeodius gaezetta Macgill; Man. Brit. Birds, II, p. 135, 1842.
Gaezetta egeetta, G. oeientalis, G. nigeipes, G.immaculata Bonap., Consp. Gen. Av., II, p. 118 et 119, 1857. — G. nivea Tacs.,Nent. Pol., Soc. Zool. France, II, p. 169, 1877. — G. gaezetta Nhrarjie, Cat. B. Brit. Mus., XXVI, p. 118, 1898. Hand-list, I, p. 197, 1899.
Noms vulg. S. F. : Garzette, Petite Aigrette, Petit Héron blanc. — S. A. : Kleiner weisser Beiher, Straiasreiher.
Mâle et femelle ad., en noces: Tout le plumage ontièvement d’un blanc pur, un pou brillant, y compris deux ou trois plumes longues et effilées descendant de Tocciput, juscpi'au milieu du cou à peu près; un tablier do plumes également allongées et effilées pendant au bas du cou, juscjiTau niveau de demi-jambe à peu près, et de longues plumes doi’.sales décomposées, ne dépassant pas la queue, avec tige assez rigide, plus ou moins retroussée vers le bout et barbes filiformes bien séparées. Bec noii-, un peu jaunâtre en dessous, près de la base, ou un pou bariolé de jaunâtre sur le.s côtés. Lorums bleuâtres ou violacés. Tarse généralement noir, d’un jaune verdâtre à la base ; doigts jaunâtres. Iris jaune.
Adultes, en. hiver : Pas de longues plumes effilées à la tête, pas plus qu'au ba.s du cou et sur le dos.
Jeunes, avant la «nte.- Notablement plus petits. D’un blanc terne, .sans plumes ornementales; bec. paupières et pieds noirs ou noirâtres ; lorums verdâtres.
AKDÉIDÉS
^4 la naissancp : Mêmes parties nues et jaiinâtrf's cjue chez l'ospèce précédente. Duvet des faces .supérieures d’un jaune très péile ; faces inférieures lilanches. Tiges piliformes suscéphaliqucs assez serrées et allongées. Bec jaune, brun au bout. Pieds ronssâtres.
La Garzette nous arrive plutôt comme oiseau erratique qu’en pas.sage irrégulier, quoique liien moins rare que l’Aigrette, dans le pays. Gn la rencontre dans la plaine suisse, du nord-est au sudouest, en régions basses suidout, exceptionnellement dans les montagnes. comme au lac du Klônthal. piùs de Glaris. à 940 m. d’altitude. où un sujet fut tué vers 1850. On en cite quekiues captures près du lac de Zuricli. du côté de l’est, les 4 et 5 mai 1817. selon Schinz. par exemple, et d’autres, plus récentes, ainsi que plus au centre, le long de l'Aar, entre Berne et Thoune, et du côté de Bille, au nord, en 1835 et 1873, entre autres. Cependant, c’est dans les parties occidentales et sud-occidentales du jjays (|ue cet oiseau ])aivaît se montnu' le plus souvent, dans la région des lacs et marais de Xeuchâtel, Bienne et Morat, ainsi (pie dans le bassin du Léman et le Bas- Valais, le long du Rhône ou au iiord du lac. de préférence à rembouchure de quelques cours d'eau ; tous les trois ou quatre ans à pou près, on y voit ou on y tue une Garzette, au printemps, en mai principalement, ou vers la fin de l'édé, en août ou septembre. La dernière tinm. à ma connais.sance, sur les bords du Léman l'a été, le 10 mai 1899. par M. Narbel, de Lausanne, à Vidy, au bord du lac. non loin de cette ville.
La Garzette. blanche comme TAigi-ette et élégante aussi, mais bien plus petite, a à peu pries les mêmes imeurs et allures que celh'ci ('t que nos Hérons précédents; cependant, elle semble être un peu plus socialde et moins farouche (pie ces derniers. Elle se nourrit de petits poissons (A autres animaux aquatiqiu’s. insectes, crustacés et mollusques, et niche en colonies dans les grands marais, au milieu des roseaux. Comme les Hérons ornés d'aigrettes dorsah^s, (die se plaît à ndever parfois ce gracieux panache, en le dé- V(dnppant par des tremblements répétés et accélérés.
Ses (cufs, au nombre de 3 à 5, sont assez gros, sulielliptiques ou subovales, plus ou moins allongés, à petit bout souvent bien distinct, avec (‘oquille médiocia'inent lisse, mais sans éclat, et d’un bleu verdâtre assez pâh‘. Ils mesurent d'ordinaire 0"',044 — 048 sui- 0"',030 — 034, plus rarement 0"‘,035.
L’espèce e.st assez répandue et commune en Europe méridionale’ et orientale surtout, où elle se nqjroduit en almndance, dans les marais du Danube en particulier, ainsi que sur les côh's des mers
IIÉRODIOXS
Noire et Caspienne; niais elle est de plus en plus rave vers le nord, accidentelle déjà dans les parties septentiionali's de la Franc(‘ (d de rAlleinagne, en Belgique et dans le sud de l'Angleterre, jusqu'au 52' degré. Elle e.st très répandiu' en Afrique et en Asie.