‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 121 sur 309 · BIHOREAU A MANTEAU NOIR Nachtreih.er — Nittkorn · texte numérisé non relu

BIHOREAU A MANTEAU NOIR Nachtreih.er — Nittkorn

NVCTicoa.cx ciusKUS Linné.

Bec nn- peu arqué, jiassableiueut convexe en avant, en dessus, et jiresque égal au tarse; bord de la mandibule sup. légèrement convexe, sous l’origine des narines; un petit triangle n u derrière V œil; plumes entourant Vorbite sur trois quarts environ; nudité maxillaire non prolongée (voy. fig. 5(1). Pouce, sans ongle, légèrement plus court que médian sans ongle. 1’“ rémige conique, à pieu pn ès égale à 4‘';

et 2° f ranchement échancrées au bord interne, 3“ légèrement; 2^, 3° et légèrement P rétrécies au bord externe. Pennes cubitales larges, couvrant les rémiges. — Livrée en majeure partie d’un gris cendré, avec calotte, un peu prolongée en hujipe, et manteau dorsal d’un noir vert et brillant. 3 à 5 plumes effilées et roulées, blanches, pendant de l’occiput jusque vers le bas du cou (ad.); jiremière livrée généralement brune, mouchetée de blanchâtre, sans plumes occipitales effilées (juv.). Bec noir.

Long. tôt. ()'^,ô25 — 610; aile pliée ü"',280 — 810; queue 0"‘,08.j — 115 (minimum chez tarse 0'“,070 — 075; médian, avec ongle 0"',072 — 077, (ongle 12 — 13"'"j; bec, en dessus 0"',065 — 074.

ARDEA GRISEA. a. MEXICANA C'BISTATA, A. HOTACRirS N.EVIÜS (juV.), A. NVCTI-

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ARDÉIDÉ8

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Noms vülg. S. F. : Bihoreau. — S. A. : Quackreiher, Naclitreigel. — S. I. : Airotin, Liscascion, Tarabus.

Mâle ei femelle ; Dessus de la tête, ainsi qu’une bande .sur

la preiuièi‘0 partie du cou et un large manteau formé par le haut du dos et les scapulaires, d’uii noir vert et brillant, les dernières non prolongées. Trois, parfois quatre ou cinq, accidentellement deux plumes d’un blanc brillant, éti-oites, pointues et roulées, pendant de l’occiput sur le cou, d’une longueur de 15 <à 20 centimètres environ’. Partie postérieure des joues, côtés et derrière du cou, bas du dos, sus-caudales et haut des flancs d’un cendré bleiuîtrc assez clair; ailes et queue d’un cendré plus foncé. Bas du front, tour de l’œil, devant de la joue et gorge blancs; devant du cou, avec ndlieu d’un jaliot do plumes assez légères mais médiocrement prolongées, poitrine, ventre, jambes et sous-caudales d’un blanc moins pur, plus ou moins nuancé de gn'sâtre. Bec noir; lorums, paupières et pieds d’un jaune verdâtre ; iris d’un rose rouge. — La femelle a la queue plus courte que le mâle, et volontiers les plumes blanches de l’occiput un pou moins allongées.

Jeunes de l’année : Pas de longues plumes à la tête. Faces supérieures d'un brun terne, avec des traits allongés d'un blanc légèrc'inent roussâtre, au centre des plumes. Faces inférieures blanchâtres, avec de longues macules d’un cendré brunâtre; les côtés

’ Ces plumes sont très prisées dans les pays orientaux, comme ornement de coiffure.

HKRODIONS

(!(' la têto et du cou légèrement nuancés de roussâtre. Ailes et (|ueuo d’un brun cendré, avec des macules d’un blanc légèrement roussiUre, allongées sur les couvertures petites et mo3'enues, arrondies au bout des grandes. Bec brun-verdâti-e en dessus et vers le bout, d’un jaune vei-ilâtre sur les côtés et en dessous; mulité des lorums d’un brun verdâtre; boi-d dos pau])ières jaunâtre; pieds d’un jaune verdâtre; iris d’un brun i-ougeâtre.

A la seconde unie, les taches claires des faces supérieures disjjaraissent en bonne partie, sur le dos principalement, et le blanc, prend plus d'extension sur les faces inféidoures. Les scapulaires et le dessus de la tête, avec un plumage plus allongé en arrière, sont d’un brun plus foncé et plus brillant, toujours sans les plumes occipitales blanches, qui n’apparaissent ([u’iila troisième mue, avec la livrée d’adulte.

A la naissnnee; Lorum et région périophthalmique, derrière du cou et dessous des ailes nus et jaunâtres. Côtés du cou, manteau et dessus des ailes d'un brun vineux pâle; dessus de la têto couvert de tiges allongées, bai-belées (t, rousses à la base, filiformes, blanches et brillantes dans leur plus grande longueui’. et dessinant une sorte <le huppe. Ventre et cuisses blancs. Bec jaune, à pointe brune. Pieds d’un jaune terne; ongles jaunes (sec. t’ian).

Variétés : V\\ individu mâle, tué en mai 184(i, près de Dieppe, en France, avait le front et les faces inférieures d'un jaune safran ; une femelb'. tuée à la même éjmque. présentait la même particulai'ité.

Le Bihoreau est oiseau de iiassage plus ou moins régulier et plus ou moins fré(|uent, suivant les localités, dans nos diverses régions, en plaine, du nord-est au siuLouest ; moins rare ou plus commun peut-ôti'o, dans les parties occidentales et méridionales du pays, (pie dans le centre et au nord. Il ne passe pas chez nous en bandes nombreuses, comme dans certains pays plus orientaux, mais c’est plutôt par individus isolés, par couples ou par petits groupes qu'on le rencontre çà et là. sur les bords des lacs et des grands cours d’eau ou dans les malais, tin mai-s et en avril, ou encore en mai. ainsi cpi’en septembre et octoltre; cela dans la plaine suisse surtoiit. parfois dans le llheinthal, plus rarement dans les vallées plus élevées des Alpes, comme dans colh’ d'Urseren, à 1450 m., où il aurait été vu parfois, selon Nager, en automne. On cite un cas de nichée dans les envii-ons deXeuchâti'l et un autre dans le Tessin. (pii me paraissent sinon douteux, au moins tout à fait cxcejitionm'ls. Un cas d'Iiivernage à l'île S*-Pierre me paraît aussi demamb'r contirmation.

AKDÉiDÉiS

J’ai (lit (li^à ([110 c’est surtout de unit, ainsi (jue le soir et le matin. que le Bihoreau (hqdoie la plus grande activiB'. C'est eu etlet dans rohscurit(^ ou durant le.s heures cré'pusculaires qu'il voyage, volant haut et criant hmu, ou qu’il se promène à pas lents au hord de l'eau, en quête de nourriture, do poissons, de grenouilles, parfois de souris, de frai, de vers, de libellules, etc. Il est aisf' de le surprendre durant le jour, car. bien souvent, il dort alors en socifdé sur (piehiue branche d’arbre, en forêt, sur un buisson dans les marais. ou encore au bord de l’eau. Son vol est léger et assez gracieux, et, à voir la propreté de son joli plumage, on ne se douterait pas que SOS lieux de rendez-vous sur teri-e, ses héronnières, sont aussi sales et puantes qu’cdles peuvent l’être, dans les localités où il niche en quantité sur les ai'bres, particulièrement en juin et juillet, pendant l’éducation des petits.

11 niche généralement en mai et d’ordinaire en nombreuse compagnie, suivant les conditions, sur les arbres et parfois même assez loin do l’eau où il doit aller pêcher pour ses petits, ou sur les arbustes croissant en plein marais. J’ai vu. au milieu de mai 1891 ', dans les grands marais du Danube, dits de Hansag. quantité de nids de Bihoreaux (pii étaient établis, à un ou deux mètres au-dessus de l'eau, sur les branches de petits aulnes poussant submergés entre les roseaux. Ces nids relativement petits et grossièrement biltis de bûchettes entrelacées, presque sans garniture intérieure, étaient iiarfois au nombre de quatre du cimi sur un même pedit buisson. La couveuse ne quittait guère le nid (pi’au moment où le bateau arrivait sur elle, mais elle avait bientôt rejoint, an-dessus de l'embarcation impoitune. ses sieurs dérangées comme (db' et leurs époux qui, en grand nombre, exécutaient des voltes en tous .sens, assez haut au-de.ssus de la place menacée. La ponte étant en train de se faire, le nombre des œufs variait, le 2‘i mai. de 1 à 5 dans les différents nids. Le nulle jiaraît remplacer quelquefois la femelle pendant l'incubation.

Les œufs, au nombre ordinaire de 4 ou 5, de forme ovalo-elliptique plus ou moins allongée et movams, avec coquille assez forte et un peu lisse, mais sans éclat, sont d’un bleu verdâtre pâle, immaculés, et mesurent généralement 0'",04() — 051 sur 0"‘.034 — 030. i)arfois 0"‘,0510 sur 0"“,033r) seulement.

L’espèce est ass(.'z l'éjiandue en Europe centrale, méridionale et orientale surtout, ainsi qu’en Asie, en Amérique et en Afrique où

' Voyez: Une petite cxcursiou ornithologique au pays du Danube, dans « Extrait de Rapport sur ID congrès ornith. international à Budapest. » Journal Diana, Berne, 1891.

HÉRODIONS

elle hiverne volontiers. On la trouve sur notre continent jusqu'en Angleterre, en Daneinai'k, dans le nord de l’Allemagne et en Russie centrale, où elle est rare ou hôte irrégulier; cependant, ce n'(>st que plus au sud et surtout plus à l’est qu’elle devient vraiment abondante. Elle n’e.st pas rare en Hollande, selon quelques auteurs, mais on la renconti’e bien plus communément dans le midi de la France et en Italie où elle se reproduit, et principalement dans les provinces danubiennes, où elle multiplie en très grande quantité.

Division II, des CICONIfiNS

CICONII

Bec entièrement dur et corné, fort, conique ou plus ou moins courbé, comprimé ou épais, à fosses nasales généralement peu ou pas accusées, avec narines plus ou moins avancées et élevées. Jambes et tai'ses longs. Doigts relativement courts; le pouce plus ou moins surmonté, parfois absent; les antérieurs en partie palmés vers la base et assez largement bordés; ongles courts. Ailes généralement grandes, assez amples, subaiguës ou obtuses, à dix ou onze rémiges primaires. Corps assez lourd. Tète plus ou moins nue, ou entièrement emplumée. Langue pelite.

Œufs subelliptiques, généralement immaculés.

Les Ciconiens sont des oiseaux de grande taille, d’aspects très flifférents, plus ou moins sociables et migrateurs, qui recherchent les localités bien arrosées ou au moins humides, qui marchent posément, volent haut et bien, ont un régime purement animal et nichent généralement sur les arbres ou sur des bâtiments. Ils appartiennent, à peu d’exceptions près, à l’ancien monde.

Une seule famille, celle des Cicouiidæ, est représentée en Europe et en Suisse.

C'ICONIIDÉS

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