‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 126 sur 309 · CIGOGNE NOIRE Schivarzer Storch — Cwogna nera · texte numérisé non relu

CIGOGNE NOIRE Schivarzer Storch — Cwogna nera

CICONU NiGRA Linné.

Ber à jjeii près égal au tarse (ad.), ou uu pmi plus court (juv.), assez fortement comprimé en avant des narines, avec arête sup. sensiblement concave dans sa moitié ant, et jminte supi. dépassante, un. peu courbée. Tarse à peu près égal à deux fois le, médian avec ongle. T‘, 2", 3^ et 4' grandes rémiges profondément échancrées au bord interne, ô" moins; 2", 3°, 4° et ô" rétrécies au bord externe, ù' moins; 3"“’ souvent légèrement pilus longue que 4'/ T'" égale à qieu près à ô'*'. Espace nu de la région orbitaire assez large. Plumes de l’occiput et de la première qiartie du cou un peu allongées (ad.). Plumes du jabot peu ou pas ae.uminées. — Plumage d’un noir brunâtre à reflets métalliques, avec faces inf , dejmitrine à sous-caudales, blanches. Nudité oculaire., bec et pieds rouges (ad.), olivâtres (juv.).

Long. tôt. 0“‘,895 — T", 100 (P", 140); aile pliée O"', 543 — 500; queue O'", 2 10 — 245; tarse 0'“,I80 — 193; médian, avec ongle O"', 088 — 097; bec, au front 0”‘,155 — 187.

CicoNiA NIGRA Ges.sncr, de Av.,p.27S,lôSô. Meisnevu. Sch.,\ôge\ derSchweiz, p. 197, 1815. Temminck, Man. Orn., 1], p. 561, 1820. Savi, Omit, tosc., II, p. 338, 1829. Nilsson, Skand. Fanna, Fogl., Il, p. 161, 1835. Schinz, Fauna hclv., p. 106, 1837. Bailly, Ornith. Savoie, IV, p. 109, 1854. Riva, Omit, ticin., p. 407, 1865. iJegl. et Gerbe, Oru. eur., II, p. 318, 1867. Frilseh, Vfigcl Eiir., Tab. 41, Fig. 2, 1871. Friderich, Deutsche Vôgel, 4® éd., p. 848, Taf. 44, Fig. 3, 1891. Sharpe, Cat. B. Brit. Mus., XXVI, p. 303, 1898. Hand-list, I, ji. 190, 1899. — Ciconia FUSCA Brisson, Ornith., Y, p. 362, 1760.

.•Vrdea ignea. a. NiGHA Liniiè, Syst. Nat., éd. 10, jt. 142, 1768, et éd. 12, I, ]i. 235, 1766. — A. chrysopelargds TJcht., Cat. Rer. nat. rar., s|). 284, 1793.

Melanopelahgüs NIGER Relchcnb., Syst. Av., PI. 93, Fig. 463 et 454, 1852, etc.

Noms vülg. S. F. : Cigogne noire. — S. .4. ; Schwarzer Storcli.

Adultes: D’un noir un peu brunâtre, à reflets violets, pourprés et

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verts, sauf on dessous, à la poitiànc. au ventre, aux flancs, aux jambes et aux sous-caudales (lui sont d’un blanc pur. Bec. tour des yeux, loruins, jambes et pieds d’un rouge somTire; iris brun.

Jeunes de l’année: Tète et cou d'un brun foncé, moucheté de clair, l'extrémité des plumes étant d’un gris roussâtre pâle. Dos, ailes et queue d'un brun noirâtre, à légers i*eflets verdâtres et bleuâtres. Bec, tour des yeux et pieds d’un brun verdâtre ou olivâtre ; iris noirâtre.

A la na issance ; Couverts, sauf les côtés de la face, sur le menton. le bas du cou et le milieu du ventre qui sont à peu près nus, d’un duvet assez épais, d'un cendré pâle sur le dos et les ailes, partout ailleurs d'un blanc pur. Bec roux; pieds d’un roux terne; iris brun très foncé (sec. Vian).

La Cigogne noire est relativement l'are, bien que, suivant les localités, de passage plus ou moins l'égulier, irrégulier ou exceptionnel. Elle a été rencontrée dans nos diverses régions, en plaine, plus frécpicmment dans le bassin du Léman et la contrée, des lacs .sous-jnrassiens, du côté de Neuchâtel et de Morat, à l’ouest, où elle passe presque régulièrement et quelquefois en bandes assez nombreuses, que dans le reste de la Suisse, quoiqu’elle s’y soit montrée aussi de temps à autre sur divers points, le plus souvent par individus isolés, parfois comme égai-ée dans le centre du pays. Elle a été observée en particnlier entre Berne et Tiioune, près de Signan dans rEmmenthal, dans les environs de Lucerne et d’Einsiedeln, ainsi que sur l’Albis du côté de Zurich, et dernièi-enient. le 27 septembre 1899, aux Kurfirsten, plus lù l’est. Elle passe de jour, au printemps, fin mars ou au commencement d’avril, et en automne, dans le courant de septembre principalement. La grande majorité des individus tués dans le pays sont dos jeunes, avec la tête et le cou encore mouchetés de blanc. Deux citations de nichées, dans les parties basses et marécageuses des bassins de la Sarine et de.rAar, me paraissent demander confirmation. Je ne sache pas que respèce ait jamais été remontrée en hiver en Suisse, et. bien qu’elle semble dans certains pays ne ]jas craindre les forets élevées dos montagnes, je ne connais pas, à part la mention d’une apparition exceptionnelle en H'^-Engadinc, de rencontres signalées, à l’époque dos migrations, sur les cols supérieurs de nos Alpes, (|u’elle traverse peutêtre sans s’arrêter et sans y être remarquée, grâce à la hauteur de son vol, généralement très soutenu.

Cette seconde Cigogne, plus farouche que la première et ne recherchant pas comme celle-ci le voi.sinage des demeures de l’homme, a cependant à peu pi’ès les mômes alhyes et les mêmes procédés

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