‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 133 sur 309 · I.AMELLlROSI’liE.S · texte numérisé non relu

I.AMELLlROSI’liE.S

l’eau, plus |•aI•eluent, sur les arbres ou dans des trous. Les femelles couveuses ont généralement l’haliitude de s’ari-aclior des plumes au ventre pour garnir leur nid.

Nos divers représentants do l’ordre peuvent être répai-tis dans deux divisions des Dojurssirostres' et des iSerrntirostj-es'\ suivant qu'ils ont le bec, large et ])lus ou moins déprimé en avant, avec les boitls garnis de tubercules ou de lamelles transversales, comme les Oies ou les Canards, ou le bec éti-oit, compidmé et subcylindrique, avec ap])endices latéraux coniques, di.sposés on dents de scie, comme chez nos Harles”.

J’ai dit plus haut pourquoi j'avais rangé les Flammants fPImnicni)teridæ) à la suite des Échassiers, contrairement à l'opinion de beaucoup d’auteui's, qui réunissent ces oiseaux aux Lamellirostres.

Division 1, des DÉPRÉSSIIIOSTIIES

DEPRESSIROSTRES

Bec moyen, plus ou moins large et plus ou moins déprimé en avant, avec appendices cornés en lamelles transversales plus ou moins étroites et effilées, ou épaisses et subcouiquos, disposées sur les bords intérieurs des deux mandibules, de manière à s’intercaler les unes entre les autres (voy. fig. 60, 62, 64, 65, 68, 75 A 77, 79, 80 et 82).

Los Lamollirostros. de boaucoup les plu.s nombroux. qui rontront dans cette division peuvent être répartis dans un certain nombre de groupes auxquels ditïéi-onts auteurs ont tour à tour attribué le titre de famille.s ou de sous-familles, suivant rimportanco qu’ils ont cru devoir attacher à tel ou tel do leurs caractères di.stinctifs. Nous admettrons ici trois familles. Cijyindæ, Anseridæ et Aiiatidæ, susceptibles d'être, fractionnées plus ou moins en sous-familles différentes.

‘ De depressus = déjirinié et rostnim — bec.

^ De setralus — en dents de scie et rostnim = bec.

■’ Peut-être pourrait-on remplacer les deux noms inscrits dans le tableau du classement que j’ai ado))té, eu tête de la première partie de ce volume, soit Depressirostres et Serratirostres, par les mots LATiaosTUiss (de îatus large et rostnim bec) et ANGusïutosïBBS (de angustus étroit et rostnim bec).

(1Y(4NII)ÉS

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un. — Famille I : CYGNIDÉS

CYGNIDÆ

Bec beaucoup plus haut que large à la base et à peu près de même largeur sur toute sa longueur; la mandibule supérieure couvrant en grande partie l’inférieure et terminée par un onglet courbé, assez large, avec lamelles sur un rang, relativement peu saillantes. Narines latérales, ovales et assez avancées. Lorums nus (voy. lig. (iO). Membres postérieurs assez reculés ; jambes courtes, nues sur un petit espace ; tarse robuste, un peu pincé, beaucoup plus court que le doigt médian et généralement réticulé. Pouce surmonté, court, sans lol)e inférieur. Doigts antérieurs engagés jusqu’à l’e.xtrémité dans une large palmure, d’ordinaire linement dentelée sui' le l)ord. Ongles moyens, assez épais, un peu courbés et subaigus. Ailes assez amples, aiguës ou subaiguës, à rémiges primaires relativement courtes, généi'alement plus ou moins échancrées et rétrécies. Queue courte, arrondie ou subétagée. Cou très long. Tête ovale, moyenne et un peu convexe.

Quelques genres exoti(iues rappelant plus ou moins les Cygnes ont été. suivant les ornithologi.stes, rangés dans la famille suivante, ou élevés au rang de sous-familles particulières. Pour la plupart des auteurs, le genre Cygne représenterait seul la famille des Cygnidésb

Yoyez plus bas. au genre Ci/f/i/iis, les quelques données oologiques, biologiques et géographiques qui concernent ces oiseaux au long cou, de Iteaucoup les plus grands dans l’ordre des Laniellirostres.

'■ Pour Slinrpc (Hand-list, I, j). 207 et 208, 189!)) les Cygnes rejjrésenteraient une sous-famille, les Cygnhue, ilaus une grande famille des Anatidæ, avec le Chenopsis atrata Lath. de l’Australie, qui ne mérite jias, semble-t-il, cette distinction générique.

LA.MELLIROSTRES

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