‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 135 sur 309 · CYGXE SAUVAGE S'ii/gsclnucut. — Cigito selvatico · texte numérisé non relu

CYGXE SAUVAGE S'ii/gsclnucut. — Cigito selvatico

CYIINCS FERCS Riiy.

Ber sans tahcrcnle, assez régalièrenient ascendant depuis le devant des narines 'jusqu’au front, avec un méplat q^réf routai losaugique, aplati, assez large et limité de chaque côté en arrière par une saillie assez accentuée, les plumes du front formant u)i, angle entre ces deux saillies latérales. Lamelles de Ut mandihule suji. peu sailla'tites et de jdus en plus effacées en avant (voy. tig. fiO). /"à t;"’ et ô’" rémiges échancrées au hord interne, 3" et 4" rétrécies nu bord externe (voy. tig. (il). Doigts grands. Queue subarrondie, avec généralement '40, parfois 42 rectrices. — Plumage entièrement blanc, bien

^ Les Cygmts amerieanus ÎMacff. et C. hucchmtur Richard., du nord de rAinérique, auraient fait une ou deux apparitions sur les côtes d’Ecosse et d’Angleterre (List of Rrit. Rirds, compil. liy a Coinan of the Brit. Orn. Union, p. 120 et 121, 1883).

CYÜÎÎIDKS

pnjiie les loi

du cou unis; le

qu’un peu lavé de jaunâtre à la tête et sur la première (ad.). Bec noir en avant, jaune en arrière, ainsi que jaune formant, sur le bord de la mandibule siqi., un anr/leassezai/ju , au-dessous de l’extrémit(‘ ant. des narines ( ad,).

Long. tôt. B, 'JO 9 — L"',00 f ; aile piiée 0"',56 $ — 6<'i f ; queue 0"^,180 Q—J3.Ï cT; tarse O"',! 10 9 — 128(f'; médian, avec ongle 0"',lô0 9 — 173 d' ; bec, au front (>'^,103 9 — 115d.

Cygnus ferüs Sag ex Gessner, Sj'ii.

Av., p. 136, 1713. Brisson, üriiitli., V, p.

292, 1760. Bailly, Ornitli. Savoie, IV, p.

314, 1851. l)egl. et fïer&e, Ornitli. enr.. Il, p. 473, 1867. Friderich, Deiitsdie Viigel,

4'= éiL, p. 620, 1891. Ihibois, Faune Vert.

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Anas cygnus, a perus Linné, Syst. Nat., I, ]>. 194, 1766.

Olor MPSicrs Wayler, Isis, 1832, |). 1234.

Fi(!. Gl. Premières rcnûjïos tlt* Gvcxus FiiUfs, ad.

Noms v'Ulg. S. F. : Cygne sauâuje. — S. : Wilder Schican,

Mâle et femelle adultes: Eiitièirmcnt liliincs, avoc la tête ot la prcniièro partie du cou plus ou luoius lavées de jaunâtre ou de jaiiiio rouasâtre. Bec noir en avant et sur l('s hoi'ds, d’un jaune citron ou plus ou moins orangé, en arrièiv. ainsi (|ue les lornins; le jaune de.scendant obliquement de l'extrémité antérieure du méplat préfrontal, passant contre le bord postérieur des narines, coupant les fosses nasales à p(‘u près par le milieu, et venant former un angle plus ou moins aigu sur le bord de la mandibule supérieure, au' niveau de l'extrémité antérieure des narines ou à peu près. Pieds noirs; iris brun foncé. — Femelle bien plus jjetite que le mâle.

.Jeunes de Vannée: D’un gris clair; partie postérieure du bt'c et

LAJIELLIROSTRES

lonims d'un carné livide; pieds d'un gris brun, un peu rougeâtre. — Dans leur denxihm année, déjà plus ou moins maculés de blanc, sur fond gris; la base du liée et les lorums encore do teinte livide.

A la naissance : Portant, contrairement à ce qui se voit chez les adultes, un court duvet sur les lorums, et se distinguant des poussins du Cygne domestique par le fait que l'angle formé par le duvet du front s’arrête bien au-dessus dos fosses nasales {sec. Vian).

Le Cygne sauvage est de passage irrégulier ou plutôt hôte d’hiver assez rare dans le pays, au nord des Alpes, parfois sur les grands cours d'eaii. le Rhin dans les Grisons et le Rhône en Valais, entre autres, plus souvent sur les lacs, et cela non seulement sur ceux de la plaine suisse en diverses régions, depuis celui de Constance à l'est jusqu'au Léman au sud-ouest, sur ceux do Rienne, Jlorat et Neuchâtel en particulier, mais encore plus au centre du pays, sur les lacs de Thoune, Brienz et Lucerne, par exemple. On le rencontre parfois isolé, comme égaré, plus .souvent en famille ou on petite troupe do quatre à six ou douze individus, partie adultes, partie jeunes et alors peu farouches. C'est on général dès décembre qu'on le voit apparaître, dans les hivers rigoureux surtout, et il nous reste parfois jusqu’en février. Bien qu'il ne soit guère frileux, je no sache pas qu’il ait été observé dans les Alpes; cependant, volant souvent à de grandes hnnteui's dans ses déplacements, il est possible qn'il y ait passé inaperçu. Une citation très vague de Tschndi ', que je ne retrouve pas ailleurs, semblerait indiquer une rencontre accidentelle dans les Alpes grisonnes. En janvier 1891, hiver particulièrement froid, puisque le lac gela dans la rade de Genève, un petit groupe de cinq Cygnes sauvages se montra successivement .sur l’Arve. pi'ès de Veyriei", où doux de cos oi.seaux furent tués, puis sur le Léman, où un troisième peialit également la vio.

Le Cl/gnns feras se reconnaît, d’assez loin déjà, non seulement à .sa taille un peu moindre que celle de l'espèce domestiquée fi/r///suetus ou Olor), mais encore à l’ab.sence de caroncule noir sur le bec, et sui'tout au port volontiers pins raide ou plus droit de son cou. 11 pè.sc 7 à 8 kilos, tandis qu'un Olor mâle va jusqu'à 10-12. Son cri, un peu plus harmonieux que celui de l’espèce tidierculée, qui lui a valu le titre de musicien (Cygnus niasicus), a été rendu par le mot lülkliili et son appel par la syllabe ang. Pris jeune, il

'■ F. de T,<chndi : Thierlelieii der Alpenwclt (Trad. Bouri'it), vol. II, p. Gl, 1868; citation demandant confirmation.

CyGNIDKS •

s'apprivoise facilement. Voyez au genre quelques données hiologique.s sur l('s allures, raliincntation et la nidification des Cygnes qui peuvent s’appliquer à nos dittérentes espèces du groupe.

Il pond en mai ou en juin, dans les régions septentrionales, près de l'eau, dans un nid formé d’un gros amas de débris végétaux.

Ses œufs, au nombre de 5 à 7, sont de forme elliptique, à coquille épaisse, poreuse, un peu crétacée, et teintés de blanc, jaumltrc ou verdâtre. Ils mesurent, suivant leur forme plus ou moins allongée, parfois 0’“,119 sur O"', 071, plus souvent O'MIO sur 0“,070 — 070.

L’espèce est très répandue dans le nord de l’Europe et de l’A.sie, nichant jusqu'au 74'' degré environ et s’étendant en arrière-sai.son, pour hivenu'r, jusque dans les régions moyennes et méridionales du continent, ainsi qu’en Chine et au Japon. Chose curieuse, cette espèce, septentrionale surtout, passerait l'année entière en Grèce, où elle se reproduirait, selon \’on lier Mühle, dans les marais dos Thermopyles, et où Lindenmayer aurait également constaté sa présence en été et en hivei-, ainsi que sa nichée, sur divers lacs, ceux de Kopaïs, de Likari et de l’île d'Eubée, entre autres.

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