‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 154 sur 309 · TADORNE ORDINAIRE Brainlente — Volporn · texte numérisé non relu

TADORNE ORDINAIRE Brainlente — Volporn

T.\D0I1N.V COKNÜT.V Gineliii.

Bec, an front, un jieii pilns long que le doigt interne avec ongle, à arête concave, depuis l’onglet jusqu’au front devant lequel elle est carrément élargie et aplatie {'avec une jietite proéminence charnue chez le nmle en noces); onglet environ, un cinq, de la largeur max. du bec vers le bout (voy. fig. Ü5). Ongle, du doigt médian assez obtus. Ailes aiguës, atteignant le bout de la queue, ou restant un q)e.u en arrière, avec q>ennes cubitales mogennes, médiocrement larges et subarrondies; 2“ rémige rétrécie au bord externe, 3" à peine; 1”° seule échanerée au bord interne, légèrement jilus courte que 2°. — Tête et moitié du cou d’un veii foncé, ou noiréitres. Une large ceinture rousse en travers de la poitrine; bas du cou, milieu du dos, croupion, haut de l’aile et côtés du centre blancs; scapulaires en grande partie, 'milieu du ventre et grandes rémiges noirs; miroir sur l’aile vert sombre, à reflets métalliques, et marron en arrière. Queue blanche, avec bande termijude noire.

Long. hit. ()'°,5(J<) — O IU; aile jiliée (>"‘,320 — 3üô; queue <>'“,110 — 133; tarse <>'“,051 — 057; médian, avec ongle 0“',<>55 — 059; bec, au front (>'“,053 — 000.

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LAiMELLIROSTRES

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Nom vulg. S. F. : Tadorne.

Mâle adulte: Tête et moitié suiiérieure du cou d'un vert foncé. Une large ceinture d'un roux vif en travers de la poitrine et .sur le liant du dos. Bas du cou, milieu et lia.s du dos, croupion, su.s-caudales. couvertures alaires. hord interne de.s scapulaires et des cuhitalcs, flancs et côt(''s du ventre d’un blanc inir. Milieu du ventre et du bas de la poitrine, scapulaires en majeure partie et rémiges primaires noirs. Sous-caudales rousses. Queue blanche, avec bande terminale noire. Cubitales d'un roux marron plus ou moins bordé de noir, sur les barbes e.xternes. Rémiges secondaii'es en majorité d'un vert foncé et reflétant, formant miroii', sur les barbes extern&s, bordées de noir et de lilanc, et blanches sur les barbes internes. Bec rouge, avec caroncule ou protubérance arrondie, rouge sur la base, à l’époque des amours; pieds ro.sâtres; iris brun. — Pas de protubérance sur le bec, en dehors de la livrée de noces; cette saillie temporaire n’étant plus repré.sentée que par un pli longitudinal sur le milieu de raplatissement préfiontal.

Femelle adulte: Un peu plus petite que le mâle, sans protubérance sur le bec et de teintes plus ternes: tête et moitié sui)érieure du cou d’un brun noir verdâtre, avec petite tache blanche ou blanebâtro au front, ainsi que souvent au bas de la joue et sur la paupière inférieure; ceinture pectorale moins large; miroir un peu moins brillant; bande médiane noire du ventre plus étroite et moins régulière.

Jeunes: Tête et ])artie du cou brunes, jjlus ou moins tachetées do blanchâtre; plumes rousses du haut du dos liserées de grisbi'un; scapulaires en jjartie d'un gris brun ou chinée.s. Couvertures de l’aile blanchâtres, largement bordées de cendré. Ceinturon pectoral roux, petit et coupé de taches noires; milieu du ventre maculé de noir sur Idanc. Queue blanche, brune vers le l)0ut et plus ou moins terminée de blanchâtre. Bec brun-rougeâtre.

A la naissance: Couverts d’un duvet épais, médiocrement long, d'un brun roux sur le vertex. derrière le cou. sur toute la ligne dorsale et sur deux bandes transversales couvrant les ailes et les cuisses, d’un blanc pur sur le front, les côtés de la tête, deux taches

TADOENIENS

dorsales latérales et sur toutes les faces inférieures. Bec très haut à la base, retroussé et brun en dessus; i)ieds bruns, marbrés de jaunâtre.

Hybrides: On tua, en 1884, près d’Aldeburg, deux bâtards d'A«as hosckas et de T. connda (Guerney, in Zoologist, 1889); mais ils auraient été, croit-on, produits en captivité, comme ceux signalés déjà par de Selys (Acad. Roy. Bruxelles, XII, n" 10).

Ce beau et gros Canard est de passage assez irrégulier et parfois hôte d’hiver, bien que généralement rare dans le pays, accidentel même dans beaucoup de localités. Sclineider' dit l’avoir trouvé plusieurs fois sur le marché de Bâle, dans les liivers rigoureux. B a été rencontré quelquefois aussi sur les lacs de Zurich et de Constance, an nord-est, le 30 octobre 1809 en particulier, près de Steinacb, sur ce dernier, même dans le Rbcintbal à l'est, et sur le lac de Lucerne plus au centre; cependant, c’est surtout du côté des lacs de Neuchâtel, Bicnnc et IMorat, à l’ouest, et tout particulièrement dans le bassin du Léman, au sud-ouest, qu'il s’est monti’é le plus souvent, parfois même on assez grande quantité à la fois, comme en décembre 18(i0 et en novembre 1864, où on on tua bon nombre sur le lac, de sexes et âges différents. Il semble qu’on le voie moins au printemps, et je ne sache pas qu’on l’ait rencontré dans les vallées élevées de nos Alpes. I) pai’aît passer plutôt par la plaine suisse, entre Alpes et Jura, par petits gi'oupes ou en bandes plus ou moins nombreuses, s’arrêtant qà et là, parfois dans les marais on sur les grands cours d'eau, plus volontiers sur les lacs d’une ceiffaine importance. Deux citations de nichées, l’une dans le Bas-Yalais, l'antre dans la vallée de la Sarine. me paraissent demander contiiauation. Il se nourrit d’herbes et de graines diverses, d’insectes, de cr-ustacés, de vers et de mollusques, qu’il va chercher dans les marais et jusciue dans les champs cultivés, parfois même de petits poissons qu’il prend dans l’eau. Il nage parfaitement, mais plonge généralement peu. Sa démarche sur le sol est aisée, son, vol est assez rapide. L’appel de la femelle semble exprimer le mot ({Kack, quaek, celui du mâle la syllabe kow ou korr; le. chant d’amour a. été traduit par tmiioiaouiei ou üuiviaiuies.

Le Tadoi'iu' niche dans des cavités, ti-ous de bei-ges ou de rochers, vieux terriers de lapins, de renards ou de blaireaux, souvent à une assez graïule profondeur sous le sol, et parfois dans des arlires creux. Les données de quelques observateurs feraient même supposer que ce Canard pourrait cohabiter dans un même terrier avec

’ Die Vôgel voii Oberelsass, Basel, etc., par G. Schneider, 1888.

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