CASABCA ROUX Rostente — Casarca
CASAKCA nUTILA Pallas.
Bec, au front, légèrement ÿlu s court que le doigt interne avec ongle, ou au plus égal, avec arête déclive, quasi-droite deqnds la tête jusque devant les narines, légèrement relevée en, avant, carrément élargie et aplatie devant le front, sans tubercule; onglet près de moitié de la largeur du bec vers le bout. Ongle, du doigt médian assez aigu. Ailes dépassant légèrement le bout de la queue, avec pennes cubitales plutôt courtes, très largement arrondies, un peu décomposées et retombant au bout sur le côté des rémiges; 2° rémige rétrécie au bord externe, 3° légèrement; 1'" seule échancrée au bord interne, un peu plus longue que la deuxième. — Corps roux. Tête et couvertures de l’aile blanchâtres; miroir vert foncé, limité de blanc par les coimertures, en dessus. Queue noire.
Long. tôt. Ü^,ü Iô — 030; aile pliée 0’“,355 — 375; queue 0^,135 — 148; tarse (>"‘,053 — 000; médian, avec ongle 0"‘,058 — 000; bec, aux cotés du f ont 0"‘,044 — 053.
Anas casarca Linné, Syst. Nat., III., App., p. 224, 1768. — A. rutila Pallas, Nov. Com. Petrop., XIV, p. .579, 1760-70. Temminck, M.an. Orn., II, p. 832, 1820. Savi, Omit, tosc., III, p. 168, 1831. — A. rürra Crmcim, Reise, TI, p. 182, 1774-84.
Anser casarca Vieillol, Nouv. Dict, XXIII, p. 341, 1818.
Tadorna rutila Boie, Isis. 1822, p. 663. — T. casarca Macgill., Man. Brit. Orn., II, p. 163, 1840. Degl. et Gerbe, Orn. citr., II, p. 601, 1867.
Casarca rutila Bonap., Birds of Eiir., p. 56, 1838. Fritsch, Vôgel Europ.,
LAJIELLIIIOSTRES
Tab. 47, Fig. 9, 1871. Salvadori, Cat. B. Brit. Mus., XXVII, p. 1 77. 1896. — C. ca- SAROA S]iar2}e, Hand-list, I, p. 215, 1899.
VüLPANSER RUTILA KeÿS. U. Jîfai'., Wirbelth., p. 125 et 225, 1840. — V. ca- SAROA Friderich, Deutsche Vügel, 4» éd., ]>. 650, 1891.
■Mâle adulte : Tête ot haut du coir d’un lilanc jaunâtre ou d’un fauve clair; moitié inférieure du cou, dos, scapulaires, poitrine et toutes face.s inférieures d’un roux un peu rougeâtre; un étroit collier noirâtre autour du cou ; cubitales d'un roux marron sur les barbe.s externes, d’un roussâtre pâle ou blanchâtres vers le bout. Bas du dos plus ou moins chiné roussâtre et noirâtre. Couvertures de l’aile blanches ou d'un blanc légèrement jaunâtre. Rémiges secondaires brunes sur les barbes internes, mais d’un vert foncé à reflets pourprés sur les barbes externes, et formant un long miroir bordé de Idauc dans le haut par les grandes couvertures. Croupion, sus-caudales, une tache sur le côté de la région anale, rcctrices et rémiges primaires d’un noir verdâtre. Bec noir; pieds bruns; iris brun-jaunâtre.
Femelle adulte : Assez semblable au mâle, bien que d’un roux moins pur, un peu plus pâle, et sans collier, ou avec légère, indication de celui-ci seulement et uiiioir un peu moins brillant.
Jeunes ; Rappelant assez la femelle.
A la naissauee : Couverts d’un duvet assez épais et ressemblant passablement, quant à la coloration, aux poussins du Tadoime, à part le défaut de, tache hrune sui- l'oreille, mais s’eu distinguant aisément à leur bec noirâtre, faiblement creusé en dessus, avec onglet supérieur notablement plus large.
La présence du Casarca (ui Suisse paraît tout à fait accidentelle. En cfl'et, à part la citation de deux ou trois captures, une sur le lac de Constance, à l’est, et deux sur le Léinau, au sud-ouest, dont une en 1853, je n’ai aucun détail sur cette espèce, qui est, comme tant d’autres de l'Orient, étrangère à l’Eui-ope moyenne, â notre faune en particulier, par le fait que nous ne sommes pas. comme pour les oiseaux du nord, sur la route de ses migrations annuelles.
Les mœurs et les allures de ce beau Canard sont du reste à peu près les mêmes que celles du Tadorne ; il prend le môme genre de nourriture et niche aussi dans des trous de rochers ou sous le .sol.
Ses œufs, 8 à 9 ou 10, .sont subovales et blancs, ou d'un blanc très légèrement jaunâtre, et mesurent 0'",0()2 — 060 sur 0'",044— 048.
L'espèce est surtout asiatiiiue, mais se trouve aussi dans les régions orientales et méridionales de l’Europe, et jusque dans le nordest de l’Afrique.
AKATIENS
Sous-Famille II, des ANATIENS
ANATINÆ
Jambes relativement courtes, assez reculées et nues sur un petit espace au-dessus des condyles. Tarses courts, le plus souvent un peu moindres que le doigt interne. Pouce sans lobe inférieur, touchant terre par l’ongle ou par le bout. Doigts antérieurs entièrement palmés et moyens, l’externe légèrement plus court que le médian ou au plus égal. Ongles dégagés, dépassant bien les membranes (voy. fig. 66). Bec rarement plus long que la tète, quasi-droit, plus ou moins large, d’ordinaire avec petits prolongements anguleux sur les côtés du front et fendu jusque sous ces derniers, avec onglet supérieur moyen ou petit. Narines élevées, ovales ou subarrondies, dans de petites fosses nasales ovales, souvent à peu près au quart post. du bec, par le côté (voy.
fig. 67, 68 et 71). Ailes aiguës, moyennes ou plutôt longues et assez effilées, avec un miroir généralement à reflets métalliques (voy. fig. 70); P® et 2f ou 3® grandes rémiges plus ou moins échancrées ou rétrécies, au moins chez la plupart*; P® et 2®, les plus longues, souvent quasi-égales. Scapulaires et cubitales souvent allongées, plus ou moins larges, coniques ou effllées. Queue généralement assez courte, avec 14, 16, 18 ou 20 rectrices moyennement rigides, les médianes parfois prolongées ou courbées. Corps plus ou moins allongé, déprimé ou subarrondi. Cou dégagé, plus ou moins long.
Œufs assez nomlu’eux, ovalaires, à coquille grasse et assez
Flu. 66. Pied droit d’ANAS boschas, mâle, côté interne.
* Tous les nôtres, en particulier.
IBOü