‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 162 sur 309 · SOUCHET COMMUA Lüffelente — Mestoloue · texte numérisé non relu

SOUCHET COMMUA Lüffelente — Mestoloue

si>.\TUi,.\ CLYi>iî.\T.\ Linné.

Bec deux fois aussi large en avant qu’en, arrière, deux fois aussi long que te tarse et à arête carréuient aplatie devant te front, avec onglet subovate.très courbé, occupant nu plus un cinq, de la largeur maximale (voy. lig. 68). 3“ rémige rétrécie au bord externe, T" seule échancrée au bord interne; T^ et 3" quasi-égales (voy. tig. 69). Plumes de l’occiput et de la nuque un pteu allongées, <f en noces. — Tête et haut du cou verts; haut de la poitrine, blanc; ventre roux-marron; cmivertures olaires d’un gris bleu; large miroir vert ou bleu-vert à reflets, bordé de blanc dans le haut; sus et sous-caudales noires et vertes, <f en noces. Tête, cou et faces sup. roussâtres, avec le centre des plumes brun; ventre d’un roux plus accusé; conveHures en ma-

ANATIENS

jeitre 2>a)-tie ff ris-bleu; miroir dUm vert plus sombre, $. Bec voir ou uoirâtre; p)ieds orangés.

Long. tôt. 0”',440 — 500; aile pliée 0”',238 — 250 (0"',2Ü0); queue (>'^,085 — 105; tarse 0'°,ü34 — 0.37; médian., avec ongle 0'^,045 — 050; bec, aux côtés du front O”', 005 — 070.

Asas clypeata Linné, Synt. Nat., éd. 10, 1758, et éd. 12, 1, p. 200, 1766. Meisner ti. Sch., Vdgel dcr Scliwciz, p. 302, 1815.

Temminck, Man. Oru., II, p. 842, 1820. Savi, Omit, tosc., III, p. 154, 1831. Nils.ion, Skand. Fauna, Fogl., II, p. 387, 1836.

Schinz, Fauna Itelv., p. 130, 1837. Bailly, Ornith. Savoie, IV, p. 372, 1854. Bim, Omit, ticin., p. 540, 1865. Friderich, Deutsche Vôgel, 4® éd., p. 670, Taf. 33, Fig. 9, 1891. — A. mbxi- CANA, A. RDBENS, A. jAMAicENSts Criiielhi, Syst. Nat., I, p. 519,

Spatula clypbata Bote, Isis, 1822, )>. 564. llegl. et Gerbe,

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Spatholba clvpkata Fleming, Brit. Anim., p. 123, 1828.

Rhynchaspis clypkata Stephens, in Shaw, Gen. Zool., XII, p. 115, 1824. Frilsch,'V6gp\ Europ.,Tab. 61, Fig. 4, et Fig. 6, $, 1871. — Rh. platyheos Brehm, Naumannia, 1855, ji. 298.

Clypeata macroruynchos. Cl. plati-rhynchos, Cl. pomarina. Cl. brachy- RHYNCHOs Brehm, Isis, 1830, p. 997. Vügel Deutsehl., p. 876 à 879, 1831.

Noms vulo. S. F. : Souchet, Bec-plat, Bec en cuiller. — S. A. : Scliildente, Lôffelente, Breitschnabel. — S. I. : Cüdélera ?

Mâle adulte, en hiver et en noces : Této et moitié supérieure du cou d’uii beau vert à retiets (avec mélange d'un peu de noiriitrc au vertex, aux lorums et à'ia gorge, quand la livrée n'est pas encoiv parfaite). Bas du cou et poitrine d’un iilanc pur. Dos brun foncé, plus ou moins varié de blanciiàtre; croupion noir ou noirâtre; suscaudales noires et vertes, à reflets. Scapulaires blanches, par places un peu maculées de noirâtre: les plus longues partie d'un gris bleu, partie noires, avec une large raie blancbe longitudinale. Couvertures petites et moyennes d’un gris bleu, gi-andes en majeure partie d’un cendré brun et terminées de blanc; cubitales d’un noir un peu reflétant, les plus grandes avec une raie longitudinale blanche, vers le bout. Réndges secondaires d'un veid l)i'illant à retiets cuivrés sur les barbes externes, brune.s sur les barbes internes, formant un large miroir à reflets métalliques, bordé de blaiic dans le haut. Rémiges primaires brunes. Ventre et flancs d’un roux marron; région crurale légèi'ement variée de brun ; région anale blanche sur les

Fin. 69. Deux premières rémiges de Spa-

TUI-A Cl.YPKA- TA. mâle ad.

LAMELLIKOSTIÎES

côtés, variée rte lilaiiclvâtro et de noiivâtre au milieu. Soiis-caïulales colorées de noir et de vert. Queue en majeure partie blanche, avec le.s rectrices médianes biaine.s. les voisines en partie brunes, et les latérales plus ou moins salies de bi'un sur le centre. Bec noir ou noirâtre, en dessus, plus ou moins jaunâtre, en dessous. Pieds d’un jaune orangé. Iris jaune.

Fentelle adulte : A peu près aussi grande (pie le mâle. Tête et cou roussâtres, marcpiés de stries noirâtres; dos brun, les plumes largement bordées de roussâti'o; couvertures de l’aile d'un cendré bleuâtre, les plus petites volontiei-s mouchotces do roussâtre et do brun; miroir vert. Faces inferieures d’un roussâtre plus roux sur le milieu du ventre, plus clair et varié de brun à la poitrine et sur les sous-caudales. Rectrices brunes, largement bordées de blanc. Bec d’un brun noirâtre', tirant plus ou moins sur le jaunâtre vers les Imrds et en dessous. Pieds jaunes. Iris jaunâtre.

Mâle adulte, eu été: Ressemble à la femelle, mais en plus foncé, avec aile comme au printemps et miroir bien plus brillant (pie chez celle-ci.

Jeunes de l'année: Assez semldablcs à la femelle, avec les couvertures alaires d’un cendré moins bleuâtre et le miroir d’un vert sombre. — Après la mue, les mâles ont la tête et le cou variés de grisâtre, de verdâtre et de brun. Ils n’acipiiéri'raient la livrée d’adulte parfaite qu’à la seconde mue d’automne.

A la naissance: Couverts d’un duvet brun-roux sur le dessus de la tête, ainsi que sui- les faces supérieures et les ailes, avec une tache fauve longitudinale de chaque côté .sur le dos. un long sourcil pâle sous la calotte et une bande brune sur les lorums. ainsi cpie depuis l’œil jusqu'à la nuque; gorge et devant du cou grisâtres; poitrine plus sombre; ventre d’un fauve pâle. Bec évasé en avant, brun en dessus et jaune en dessous, avec onglet roussâtre; pieds jaunâtres, à membranes brunes.

Hybrides: On connaît des bâtards du Souchet (Sp. dypeata) avec d’autres espèces ch'. Canards, le Canard sauvage (A. hoschas), le Chipeau (Ch. streperus) et la Sarcelle soucrourou (Q, discors), par exemple, peut-être aussi avec le Pilet (D. acuta) et la Sarcelle d’été (Q. circia). Ne sachant pas que semblables h3d)ride.s aient été trouvés dans le pa}'s, je renvoie, comme pour les bâtards étrangers précédents, aux publications déjà citées de de Selys et de Suchetet.

Le Souchet, bien reconnais.sable à son bec élargi en cuiller, est parmi nos plus jolis Canards, mais, par contre, de ceux qui demeurent le moins longtemps chez nous. Il passe régulièrement,

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bien que rarement en ti'ès grand nombre, dans nos diverses régions, où il est tenu pour plus ou moins rare, suivant les localités; mais, il nous reste relativement peu en hiver, les marais qiiïl semble préférer au.\ lacs étant souvent gelés. Quelques citations de niellées dans le canton de Zurich, dans les marais d’Orbe au pied du Jura, pi'ès de Sierre en Valais et à l’extrémité est du Léman, me paraissent plutôt exceptionnelles. C’est surtout au printemps et en automne, aux époques des migrations, que nous le voyons dans le pays, dans les marais ou sur les grèves, parfois avec des bandes d'antres espèces, en mars ou avril, ainsi (|u’en octobre et novembre, parfois déjà tin septembre ou encore en décembre; cela non seulement dans la plaine suisse et dans le Te.ssin, mais encore jusque dans le val d'Ur-seren et la H'"-Engadine. à 1800 m. s/m. 11 vole, nage et marche bien, court même lestement, mais ne plongs' guère qu’en cas de nécessité. C’est, selon les circonstances, en barbottant dans l’eau ou en courant le long des plages ou des grèves qu’il trouve sa nourrituis! babituelle consistant, à part (pielques gi-aines, en petits animaux, insectes, larves, crustacés et mollusques que ne laissent guère échapper les longues lamelles qui, comme des fanons, garni.ssent les bords de .sa mandibule supérieure. Son cri a été traduit par voak-vunk ou imak, pour le mille, et par quaiik pour la femelle; il appellerait, au départ, en criant H se reproduit

dans le nord des trois continents de notre hémispiière. établis.sant, en avril nu au commencement de mai, dans les marais ou sur les bords plantureux de certains lacs, sui- le sol. entre les roseaux ou sous quelque buisson, un nid d’herbes .sèches, gaimi de plumes, dans lequel il pond de huit à quatorze œufs qui, après 22 ou 23 jours, donnent naissance à de petits poussins gagnant do suite l’eau avec leur mère. Comme celui de Boschas, le nulle de Sonchet est alors plus ou moins désempare par la chute de ses rémiges.

Ses œufs, 8 à 14, .subovalaires, ou à pôles paid'ois un peu inégaux, à coquille médiocrement lisse et légèrement luisante, .sont d'un gris olivâtre ou verdâtre pâle et mesurent généralement 0"',051 — 05G sur 0“.03ü — 037.

L’espèce c.st très répandue dans le nord de l’Europe, de l’Asie et de rAmérique. jusqu’au 04' ou ()5‘' degré, d’où elle se rond, en automne, pour hiverner, jusque dans le sud de notre continent, l'Afrique, la Chine, les Indes, et le centre de l’Amérique. Elle se reproduit en particulioi- en Suède, en Angleterre, on Danemark, dans le nord de l’Allemagno et do la France, et jusque dans les grands marais d’Autriche-Hongrie.

LASIELLIROSTRES

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