I.AMELLIROSTRES
cxceptionnelloHieiit, sur le lac do Sarnen, au centi'e du pays; mais jo ne sache pas (ju’elle ait été observée dans les vallées élevées de nos Alpes. Deux citations de nichées, runc dans le Bas-Valais, l’autre dans la région dn lac de Neuchâtel, me paraissent demander continuation.
La Nette visite de préférence les grands marais et les étangs, ainsi que les lacs à bords herbeux, et pi'cnd une nouri-iture un peu plus mélangée d’éléments végétaux que colle de la plupart desFuliguliens. Elle consomme, suivant les circonstances, divers insectes, des larves, des vers, des crustacés, de petits mollusques, du frai de gi'enouilles et de poissons, ou dos plantes atpiatiques. potamots. charas, etc. Sou cou. assez long et dégagé, lui donne une cei-taine, élégance dans les formes. Elle vole bien et passe généralement haut, on petites troupes et en ligues obliques. Son cri, assez profond, a été traduit par le mot kurr ou kourr.
Elle établit, entre les herbes et les joncs, volontiers sur quelque îlot ou sur une motte do roseaux et de préférence, semhle-t-il, près (h's eaux saumâtres, un nid (rherbes sèches, garni de plumes, dans lequel la femelle pond, eu mai ou en juin, jusqu a dix ceufs. demandant 24 ou 25 jours d'incubation.
Ses n^ufs, 7 à 9 (10), de forme ovalaire, avec pôles obtus quasiégaux et coquille, assez lisse, un peu luisante, sont d'un gris jaunâtre ou roussâtre pâle, parfois très légèrenumt verdâtres. Es mesurent d’ordinaire 0“,055 — 057 .sur 0''',040 — 042. rarement jusqu’à 0"‘.0ü2, selon le grand axe.
Ce Canard ne nous vient pas dn noi-d, comme la plupart des précédents, mais plutôt de l'est; car il ne remonte guère an delà dn 50’’ degré. On le rencontre dans l’Europe oïdentale et méridionale, ainsi que dans le centre de l'Asie, d’où il va, pour hiverner, jusque dans le nord do l’Afrique, la péninsule indienne et accidentellement l’est des Etats-Unis.
cale du Musée de Genève; un autre mâle semblable, qui est dans la collection Reverdin, a été tué, le 4 décembre 1896, sur le' lac, devant La Relotte ; enfin, un mâle en livrée d’été ou transitoire, probablement égaré, a été tué, le 2 juillet, en 1900, aussi non loin de Genève, et se trouve dans la collection de M, Charle.s Mottaz.
FULIGCLIENS