GÉLINOTTE DES BOIS HaselhuJin — Francolmo
iiONAS.\ liETULiN.v Gray ex Scop. ^
Bec légèrement plus large que haut, à la base. Doigt médian avec ongle légèrement plus long que le tarse (voy. fig. 10 et 9). Ailes couvrant deux cinq, à moitié de la queue;
3% 4° et 5° rémiges subégales, les plus ; i'° égale à pieu près à 8°.
Queue à 16 rectrices àpieupirès égales.
— Faces dorsales grises et rousses, rayées en travers de brun-noirâtre, avec larges larmes blanches sur les couvertures; faces inf. blanches, tachées de noir ; poitrine et flancs teintés de roux; queue grise, chinée, avec une large bande noirâtre snbterminale , sauf sur les deux rectr ices médianes.
Oorge noire bordée de blanc, if, ou blanchâtre, 9- Buqipe rousse et plus ou moins tachetée, plus forte chez le mâle.
voisin de Tétraouieiis américains. Le titre spécifique de ISonasia, élevé au rang de nom de genre par Kaup, en 1829, aurait meme le droit de priorité sur ce dernier.
* Les noms de Allagen Gessner (De Avibus, 1554), Atlagena Wagner (Hist. mit. Hcivet. curiosa, 1680) et Tetrao Aflagen Coxe (Fauuula lielvet., 1789) ont été successivement attribués à une jiréteudue petite Gelinotte, censément suisse et dift'érente de la Gelinotte ordinaire. Sprilngli, qui avait fourni à Coxe des notes y relatives, déclara pins tard, dans un ouvrage resté manuscrit, qu’il n’avait jamais vu cet oi.seau en Suisse.
^ Gallina eoryloram sm Jionasa, selon Gessner.
SàRCLEURS
Long. tôt. ()”\330 — 3G5 9, (>"',360 — 380 cf'/ aile pliée 0"‘,105 — 180 9, (r, 167— 182 cT; qaexie 0'", 115— 122 9, (>'",126—132 cf ; tarse O"', 034 — 036 9, O'",038 — 012 cf ; médian, avec ongle 0"',035 —039 9, (>'",041— 045 d' ; hec, au front (>'",017—020 9, 0”',018— 021 cf.
Teteao BONAsiA Linné, S)’St. Nat., I, jj. 275, 1766. Meisner u. Sch.,\ôgf;\ lier Schweiz, p. 157, 1815. Temmitick, Pig. et Gall., III, p. 174, 1815. Man. Ornitli., II, p. 463, 1820. Savi, Omit, tosc., II, ]). 183, Ï820.24ilssoii, Skand. Fauna, Fogl., II,p.38, 1835. S'c/w'wÆ', Fauna lielr., p. 98, 1837.iîrtl%, Ornith. Savoie, in,p. 446^ 1854. Liva, Omit, ticin., p. 354, 1865. Friderich, DciitKclie VOgel, 4® éd., p. 888, Taf. 47, Fig. 1, 1891. — T. sEMEsrAKUs, T. betclln-lts Scopoli, Ann., I, p. 1 18 et 119, 1769. — T. cAïTus Sparrm., Mus. Caris., I. pi. 16, 1786.
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Noms vclg. S. F. : Gélinotte, Poule de bois. Genilietfe, Gremillette, Polaillefte, Jura; Bsenilella, Fribourg; Francolin, Simplon (Valais). — S. A. : Haselhulm. Studhenne, Meiringen; Haselhiàhndli, Nidwalden. — Franeulin, Sils (Engadine) ; Gallinella, Casaccia (Grisons). — S. I. : Francolin.
Mâle adulte : Dessus de la tête, dessus et côtés du cou, et dos vaciés de gris et de roux, avec taches ou petites barres transversales d’un liriiii noirâtre; la huppe rousse et roiissâtre, surtout au printemps. Croupion et sus-caudales d’un cendré roussâtre, maculés et vermiculés de brun. Scapulaires et cubitales rousses, tachées de noii-, avec bordures claires; les premières maculées de blanc ou de blanchâtrt!. Couvertures alaires d’un gris brun, variées de roussâtre et de brun, avec macules triangulaires terminales blanchâtres. Rémiges secondaires d'un gris brun, tachées régulièrement de grisroussâtre et verni iciilées sur les barbes externes. Rémiges primaires brunes, avec baguette d'un brun foncé, et barrées de i-oussâtre en dehors. Rectrices grises, verni iculées de noirâtre, avec large bande siibtci-minale noire, sauf sur les deux médianes, et bout gris clair. Gorge noire, entoni'ée d’un large trait d’un blanc roussâtre ou blanc remontant devant l’œil, sur la base du bec. Un trait blanc derrière l’œil, aii-des.sus de la région [laroticpie qui est brune. Une
TÉTUAOMIEKS
bande blanche ou blanchâtre })lu,s ou moins dessinée de chaque côté, sur la base du cou. Plumes de la poitidne légèrement anguleuses et plumes allongées des flancs rousses, barrées transversalement de noirâtre, avec bande ou tache terminale blanche. Bas de la poitrine et ventre blancs, maculés de noir. Région anale roussâtre ou blanchâtre. Sous-caudales rousses ou roussâtres, plus ou moins maculées transver.salemeut de noirâtre, avec large bout blanc. Plumes des jambes et des tarses d’un gris roussâtre. Nudité surcilière et volontiers un petit triangle derrière l’œil rouges. Bec brun-noirâtre: pieds et iris bruns. — En automne: Nudités céjjhaliquos moins apparentes; la bande claire qui entoui-e le noir de la gorge, ainsi que celles qui se voient derrière l’œil et au bas du cou, par contre d’un blanc généralement plus i)ur qu’au printemps.
Femelle adulte ; Sensiblement plus petite, avec huppe un peu moins accusée et plus tachée de noir, et généralement moins de blanc à la tête et au cou ; gorge par contre entièrement blanchâtre. Faces supérieures de teintes moins franches et plus maculées ; les scapulaires plus tachées de noir; poitrine et flancs moins roux. Faces inférieures d’un blanc moins pur, volontiers un peu sali de roussâtre. Bande transvei-sale de la queue moins noire ou un peu variée de grisâtre, sauf chez de vieux sujets; bout gris des rectidces généralement plus ou moins tacheté de brun ; rectrices médianes plus roussâtres.
Jeunes, avant la mue: Ressemblent a.ssez à la femelle, avec un plumage plus terne et plus varié de bran. — Après lu mue : Quasisemblables aux adultes, dans les deux sexes; les mâles cependant encore d’un roux moins vif, avec bout clair des rectrices généralement plus ou moins sali de brun.
A la naissance : Couverts d’un épais duvet roux foncé, un peu marron en dessus, jaunâtre en dessous, avec un bandeau noirâtre sur l’œil et les côtés de. lâ tète. Tarses aux deux tiers vêtus. Bec jaunâtre, rembruni en dessus; jjieds jaunes; iris gri.s-brun.
Variétés et Hybrides: L’espèce varie passablement avec l’habitat dans les dimensions et la coloration. Des individus accidentellement plus ou moins blancs, tapirés de blanc, ou de couleur Isabelle ne sont pas très rares dans le pays.
Le Musée de Genève (Coll, locale) possède un individu du Jura, probablement mâle jeune encore, qui est entièrement Isabelle, avec toutes les taches et parties sombres de la livrée ordinaire d’un roux, suivant les places, plus ou moins clair ou foncé.
Zollikofer décrit un mâle de cette espèce capturé, en 1874, dans le Bregenzerwald, chez lequel les parties supérieures sont plus gri-
SARCLEURS
ses que d’habitude, tandis que les inférieures sont, par contre, beaucoup plus brunes et barrées de noir
Les Gelinottes, un peu plus petites, qui tous -les hivers arrivent de Russie sur nos marchés sont notablement moins rousses et plus pâles que les nôtres, plus grises sur le dos, plus tachées de blanc sur les couvertures et plus généralement blanches en dessous. Le nom de Bonasa camsceiis Sparrm., attribué à la Gelinotte du Caucase, leur conviendrait parfaitement, bien que je ne croie pas qu’il y ait lieu de les élever au rang d’espèce particulièi'O.
J’ai dit que l’on avait signalé des hybrides, prodüits de croisements de la Géliuotte, soit avec le Tétras à queue fourchue (T. tetrix), soit, quoique beaucoup plus rarement, avec le Lagopède alpin (L. alpinns ou imdus); mais je ne crois pas qu’on ait jamais rencontré en Suisse des bâtards provenant de pareils croi.sements. (Voy. plus haut, aux articles relatifs à Lagopus alpinns et Tetrao tetrix).
La Gélinotte est sédentaire et très répandue en Suisse, tant dans le Jura que dans les Alpes et au sud comme au nord de celles-ci, entre (iOO et 1G50 m. et plus d’altitude, dans les forêts ])lus ou moins mélangées de conifères et d’arbres à fouilles caduques, de saj)ins, de pins ou de mélèzes et de hêtres, en particulier, de préférence dans celles qui sont abondamment garnies de plantes ou d'arbustes à fruits et de buissons, de fougères, de myrtilles, de framboisiers, de noisetiers, d’aulnes, etc. Bien qu’elle se montre parfois jusqu’en 11'° Engadine, elle atteint cependant rarement les limites supérieures do la grande végétation. C’est un habitant des régions montagneuse et alpine inférieure, qui descend volontiers plus bas que nos autres Tétraoniens et se montre plus souvent qu’eux dans le fond des vallées. On l’a vue même parfois égarée'- dans les campagnes et jusque dans les jardins de la plaine. Sa nourriture consiste surtout en baies diverses, bourgeons. Heurs et petites feuilles; cependant elle consomme aussi, en été, pas mal d’insectes, de vers et de petits mollusques qu’elle, cherche en grattant la terre.
Elle court très vite et souvent pendant très longtemps avant de s’envoler devant l’ennemi qui la poursuit. Son vol est bruyant et généralement court, mais très rapide. Il est rare qu’effrayée elle se remette bien loin de son point dedé|iart; mais très souvent elle perche alors et se cache, tellement immobile, dans l’épais des branches
' Zollikofer : Farbon-Abemitioiieu an Siiugetliieren und Vbgeln im St-Galler Muséum; Jabresbericht dur St-Gall. Natiirw. Gesellscb., 1801/92.
" Ayant fui, peut-être, éperdue, devant les poursuites d’un rapace.
TKTRAOXIEXS
OU contre le tronc, à une hauteur moyenne, qu’il est fort difficile de la découvrir. Elle so branche d’ordinaire aussi pour la nuit. Sa multiplication dans nos forêts n’égale malheureusement pas sa fécondité; car elle doit payer chaque année, en hiver surtout, un large tiâbut aux nombreux ennemis de son e.spèce : renaials, martres et fouines, putois, hermines et belettes, faucons, éperviers, corbeaux, etc.
Elle est monogame; au.ssi, à part la saison d’incubation qui dure 22 jours environ, la rencontro-t-on d’ordinaire par couples ou en famille. Le chant du mâle consi.ste en une série de petits sifflements aigus qui peuvent être traduits par la phrase tihi-titittiti-tili ou szi-tiszklmtiti souvent répétée, et cela non seulement au moment des amours, mais un peu en toute saison, matin et soir, parfois même an milieu du jour. Beaucoup de Gélinottes payent de leur vie leur loquacité et leur confiance, car, en imitant ces petits cris avec un sifflet ad hoc, les chasseurs attirent jusqu’à leurs i)ieds ou sur leur tête, pour les tuer, ces jolis oiseaux dont la chair blanche et succulente e.st très recherchée. Le poids de nos Gélinottes adultes peut varier, suivant l’âge, le .sexe, les localités ou la saison, de 350 à 500 grammes environ, rarement 600 grammes.
Le nid, établi sur le sol, consiste en un petit creux gratté et plus ou moins garni d’herbes sèches, de feuilles ou de radicelles, sous une pierre ou sous un bas rameau couché, ou dans un amas de bois; il est généralement occupé durant le mois de mai, plus ou moins tôt ou tard suivant les années et les niveaux.
Les œufs, de dimensions moyennes, de forme ovalaire ou subovale et au nombre de 8 à 15 (parfois même 16), ressemblent beaucoup, en plus petit, à ceux de nos autres espèces de la .sou.s-famille. Ils sont (l’un roux jaunâtre clair et semés de petits points roux, avec quelques taches éparses ocreuses ou d’un brun roux, et mesurent d’ordinaire : 0“,039— 043 sui- 0'",029 — 030, parfois 0"’,0370 sur 0"‘,0275 seulement.
L’espèce est très l'épandue en Europe et en Asie. Sur notre continent, à part les Iles Britanniques, on la trouve un peu partout dans les contrées montagneuses, depuis le nord de l’Espagne et de l’Italie, jusqu’aux régions boisées les plus septentrionales de la Scandinavie.
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