‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 199 sur 309 · Genre 1 : HARLE · texte numérisé non relu

Genre 1 : HARLE

MERGUS Linné*.

Bec quasi-droit ou léf/èrement relevé, suhcylindrique ou cyclo-tétrayone, assez effilé et à peu près de la longueur de la tête, à la commissure, plus haut que large en arrière et fendu à peu près jusque sous le bord antérieur de l'œil, avec arête un peu arrondie, petits angles nus sur les côtés

du front et étroits sillons latérauæ prolongés jus qu’à l’onglet ; onglet épais et crochu, de la largeur de la mandibule supérieure et dépassant de beaucoup l’inférieure (voy.

fig. 86 et 87). Tarse très pincé, notablement plus court que le doigt interne avec ongle. Doigt externe plus long que le médian. Pouce ne touchant terre que par V extrémité. Ailes étroites, plus ou moins effilées et aiguës ou suraiguës.

et S® grandes rémiges acuminées, les plus longues et subégales, demeurant bien en arrière du bout de la queue; les deux ou parfois trois premières plus ou moins échancrées ou rétrécies, en avant; cubitales et scapidaires coni-

Fig. 86. Tète de Mergus .merga-Nskr, mAlo ad., hiver.

^ Ex Gessner.

JIERGIDES

ques et assez allongées. Queue arrondie, plutôt courte, généralement à 18 rectrices médiocrement larges, subconiques et un peu rigides. Œil relativement petit et assez en avant. Une huppe sus ou post céphalique. Corps assez allongé et un peu déprimé. Cou, avec tète et bec, mesurant d' ordinaire un peu plus que deux cinq, de la longueur totale.

Los véritables Harles, de taille assez grande, sont des oiseaux sociables, inigratcui’s et presque exclusiveinent aquatiques, qui nagent le corps assez enfoncé dans l’eau et plongent beaucoup, souvent très profondément, à la reclierche ou à la poursuite des petits animaux, poissons surtout, qui constituent la majeure partie do leur alimentation et (pie servent à retenir, au moins momentanément, les sortes de dents aiguës et inclinées on arrière qui garnissent les boi’ds de leur bec'. Ajoutons (pie souvent ils tiennent la tète submergée jusqu'au-dessus des yeux, pour mieux voir ce qui se passe au-dessous d'eux, dans l'eau. Ils se reproduisent volontiers près des eaux douces, nicbant sur le sol, dans des excavations entre les pierres, ou dans des arbres creux, parfois dans ib's nids abandonnés. Le mâle quitte généralement sa femelle après la ponte, pour la rejoindre après la mue. — Leurs œufs rappellent ceux des Canards.

Leur mue est double. Le mâle, liien différent de la femelle on hiver, s'en rapproche par contre beaucoup en livrée d’été. Les jeunes ressemblmit à leur mère.

Des six ou sept espèces boréales qui rentrent dans ce genre, deux seulement se trouvent en Europe et en Suisse.

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