‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 217 sur 309 · I.KST RIDÉS · texte numérisé non relu

I.KST RIDÉS

Variahilité: Les jeunes, pendniit doux ans, vaviout heaucoup. coiuiiio C(Hix du Poiiiariu et du Riehardsou.

Le Stercoraire de Ruftbii. passa Ideiiieut plus petit que le Richardson et de la grandeur d'une -Mouette rieuse à peu près, fait des apparitions assez fréquentes, bien qu'irrégulières, sur plusieurs de nos lacs. Cei)(>ndant. étant donné les nombreuses cbances d'erreur dans la détermination, il est fort difficile de distinguer toujours, dans les citations de captures en divers lieux, s'il s'agit l)ien du Stercoraire de Butfon. pour nous Briss.. ou du Ster-

coraire de Ricbardson. un peu plus grand, pour nous CiT])i(lr(tns Banks. Ou rite des captures du Baffimi (Loiu/irandns) sur les lacs de Constance et de Zurich, ainsi quVi Grabs dans la vallée du Rhin, à l'est, et sur le lac de Lucerne, idus au centre du pays; mais c’est surtout à l'ouest, sur les lacs de NeiicbiUel et de Morat. et tout particulièrement sur le Léman, (pi'il se montre le plus souvent. Le ^Risée do Berne en po.s.sède quelques jeunes du pays, et la collection locale du Musée de Genèv(‘ en compte quatre individus, tous jeunes également. I)runs plus ou moins variés d(' gris en dessus et de blancbâtre en dessous, (pii ont été tués sui’ le Léman, non loin de Genève. Lu reste. M. Poney me signale, sous le nom de Pamsitica, onze Stercoraires de Butfon, un adulte et dix jeunes, tués en août ou septembre entre 18Ü1 et 1897, toujours sur le même lac. Enfin, tiois jeunes ont été encore tués tout récemment sur le Léman. près de Genève, l'iin le 23 août lÛOl.b's deux autres au commencement do septembre do la même année. D'autres collections en Suisse en possèdent aussi et, si les individus insuffisamment décrits par Meisner (1. c.) en 1815, sous le nom de (Jrcjndntus, ne doivent pas être rappo.rtés au Ricbai-dson (pii précède, l’espèce aurait été rencontrée aussi.au commencement du sièchy pi'ès d'Yverdon. de Bertboud et d’Aarau (voy. St. crepidatns, plus haut).

Son vol est encore plus légo'r et accidenté si possible (pie celui des précédents. 11 serait. s(don Holbodl. un peu moins parasite (pie ces derniers. S('s allures en Pair rappellent Is'aucoup celles des Hirondelles de mer, et il prendrait lui-même la plupart des pois-sons et des crustacés qui lui servent de nourriture, en fondant de haut et coniiiK' un dard sur sa proie, à la manière de celb's-ci. Son cri. parfois un peu sout('nu. a été différemment traduit par divers auteurs. Heuglin le rend par rie// ou zddt, parfois vieh-vi-vi-vi.

11 niche dans le noi'd, d'ordinaire en colonii's (d souvent près des embouchures des rivières, sur b's collines avoisinantes ou sur des îlots; il pond à terre, volontiers sur la mousse ou sur des bm-bes.

i>ox(4ipekî;es

géiH'rah'iiieiit on juin, en P'inlnnrte. en Norvège, en Laponie, dans les îles ILeroë et au Spitziierg. entre autis's.

Ses œufs, d'ordinaire au nombre, de 2, sont un peu plus petits et plus allongés (pie ceux de l’espèce pn'cédente; mais ils ont même (■0(iuille médiocrement épaisse, assez uni(‘ et faiblement lustrée, et même coloration olivâtre ou d'un brun olivâtre, avec taches brunes et grises, parfois en couronne vers le gros bout. Ils mesuremt généralement 0"‘.0o3 — 05(i sur 0"‘.0.37 — 039.

L'espèce est très répandue dans le nord de l’Europe, de l’Asie et de rAmé)-i()ue. entre les (Ki" et 74” degrés, d’où elle gagne en arrière-saison des contn'os jdus méridionales dans ces différents continents. jusque dans le sud de l’Europe, en particulier, où elle est suivant les localités plus ou moins abondante en hiver.

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