I.ESTRIDKS
Belgique, Oiseaux. II, p. 615, 1894. — St. pom.^torhixus Saunders, Cat. B. Brit. Mus., XXV, p. 322, 1896. Sharpc, Ilaiid-list, I, p. 144, 1899.
L.-iuus FARASiTtCüs Meyei'ii. Wolf(np.c Linné), Taschenb., p. 49Ü et 493, 1810.
Lestbis roMAUiNDS Temminck, Man., ]>. 514, 1815, et Mau. Orn., II, p. 793, 1820. Savi, Orn. tosc., III, p. 48, 1831. Nilsson, Skand. Fauiia, Fogl., II. j). 2.36, 1835. iSc/i/ne, Kauua lielv., p. 123, 1837. iJ/ra, Omit. ticiri.,)i. 517, 1865. Frihch, Vogel Europ., Tab. 58, Fig. ôjiw. et Fig. 6 ad., 1871. Friderich, Deutsclie Vdgcl, 4® éd., p. 597, 1891. — L. suhæriüros Bréhm, Isis, 1830, p. 993. — L. siriatus Eyton, Hist. rar. Brit. B., p. 53, 1836. — L. pojiatokhincs Sclafler, Iliis, 1862, p. 297.
C.iTAR.ACTES POMARixA Stephen.i, in Shair, Geii. Zool., XIII, p. 216, 1826.
CoPROTHERtB poMARiNus Beicli., Syst. Av., l’I. 52. Fig. 328 et 329, 1852.
Noms vülo. S. F. : Beeule noire, Genève. — S. A. ; Rauhmiiwe. — S. I. : Gal)hiano neru.
Adultes, eu. été surtout: De.ssus do la této. pluuK's occipitales légèroiiiont alloiip,ées et effilées. parti(' aiitérieure d('s joues, une largo luoustaclie en arrière de la maudihuli' intérieuri'. dos. ailes, couvertures alaires. région anah'. tiuetie, y compris les rc'ctricos médianes prnlongéi's. et .sous-caudales d'un iioii’ brun fuligineux, tirant un peu sur le cendré au croupion et aux sus-caudales; les rectrieos généraleimmt plus ou moins blanches à la base, tîoi'ge. côtés de la tête en arrière, tour dti cou et toutes faces inférieures. jus(|u'au bas-vonti'o. d'un blanc jaunâtre, chez de vieux sujets, tlammés ou avec des moches d'un jauiu' un ptui doré sur le bas des joues, ainsi que siu- les côtés et le derrièi-e du cou; des taches noirâtres sur les flancs et les côtés de la poitrine, macules dessinant volontiers une sorti' de collier .sur le haut de cette dernière, chez des sujets moins vieux. Couvertures inférieures des ailes brunes. Grandes rémiges noirâti'es. les cinq à six ou sept prenuèri's aw'c baguette en majeure partie iilanche.- et blanches à la base, dans leur partie profonde et cachée seuleinent. Bec olivâtre sui- la cire, noir en avant. Pieds noirs, bleus sur le devant du tarse. Iris brun foncé.
Ad., eu arrière-n utom ne : Une partie des plumes du dos fiiiomeut bordées de gris-roussâtre ; faces inférieures uu peu rayées longitudinalement de brun, à la gorge ou au cou. plus ou moins tachées ou transversalement barrées de même couleur à la poitrine et en dessous. Rectrices médianes moins prolongées.
Jeunes: Awc rectrices médianes peu ou pas prolongées, très variables. quant à la teinte fondamentale et aux chamarrures de leur manteau, jusqu'à l'âge de trois ans auquel ils prennent la livrée adulte. D'un brun plus ou moins clair ou foncé, avec les idumes plus ou moins largement bordées de roussâtre, en <l(‘ssus, variés et
l.OXGIPENXES
plus OU moins hanvs en travoi's do In-nn et de roux ou de lininccndré et do Idancliritre. en dessous ; la tête et le haut du cou parfois entièrement roux on roussatres. avec petites mourhetnres brunes, d'autres fois pi-esque entièrement bruns ou noirâtres. Sus et sous-caudales, ainsi cpie les couvertures inférieures de l'aile, barrées transversalement de brun et de roux ou de brun et de blanchâtre ; rémiges et rectrices terminées ou non de roussâtre ; les 3, 4, 5 ou parfois six premières rémiges à baguette Idancbe en dessus, selon lage. Bec d'un bleu de ploud) en arrière, sur la cire, noir en avant. Tarses bleuâtres, ainsi que la base des doigts et des membranes; palmures noires en avant, puis de plus en plus noires en arrière. Iris lirun.
A la /aiissance: Kntièrement couverts d'un duvet brun, plus foncé en dessus qu'mi dessous.
Variahilité: Les jeunes, jusqu'à ti'ois ans. varient énorméinent dans la coloration fondamentale de leur livrée plus ou moins sombre, brune ou d'un brun roussâtre. ainsi que dans la couleui' des macules de leurs faces inféricaires. plus ou moins roussâtres nu grisâtres et lilancbâtres. Les adultes eux-niémes. dans les deux sexes, varient lieaucoup aussi avec l'âge, jusque dans la même saison. Dos individus entièiement d'un lirnn de suie immaculé ont reçu de Bonaparte le nom de Lestris pomariitiis fnscus.
Le Pomarin, (luoiciue plus marin (|n'oiseau d’eau douce, fait pourtant en Suisse des apparitions i-elativement fréquentes, bien (pi'un peu irrégulièi-es. Cependant, il n'est nulb" part commun, ([uoiqu'on l’ait rencontré sur divers points et en diftérentes saisons, tantôt isolément, tantôt en famille ou par petits groupes de trois, quatre ou cinq individus, jeunes surtout, et souvent affamés ou exténués. Plusieui's ofit été pris à la main, tant ils étaient épuisés.
On Ta remarqué ou capturé à diverses reprises sur la plupart de nos lacs au nord des Alpes, ainsi que sur (luelques-uns de nos plus grands cours d’eau, sur l'Emme, la Reuss, l'Aar et le Rhin près de Bâle, en particulier, parfois même, égan'. (m plein cbani]) ou jusque dans les Alpes, beaucoup plus rarement, semble-t-il. dans le Tessin, au sud. 11 a été signalé entre autres sur les lacs de Zurich et de Constanc(‘. à l’est, sur celui de Lucerne. ])lus au centi-e du pays, ainsi que sur ceux de Bienne. Xeucbâtel. Morat et Léman, à l'ouest et au sud-ouest, où il paraît un pou plus fré(iuent', une fois à
‘ La collectiou locale du Musée de Genève en compte 4 exemplaires : 1 d’âge moyen et 3 jeunes, dont l’un en livrée Iiriine a été tué, le 20 septembre 1870, à Versoix, comme les autres à l’extrémité sud-ouest du Léman. J’en jm.ssède
LESTRIDÉS
ma connaissance seulement sur le lac Jlajeur. au sud. par B. Crivelli.Un individu a été capturé sur la Blapa(dialp. près d'Kspiwyl, dans le haut de la valléi' de rEmme (Emmenthal), en automne 1882. Stolker en retpit un. en été, de (Taml)s. dans la vallée du Rhin. 11 so serait montré une fois ou deux dans la H'"-En)i'adino, à près de 1800 ni. s'm, ; ontin. il a été trouvé, épuisé de l'atiii'ue, et tué. le 12 octobre 1834, plus haut encore, sur 1(‘ col de la Furka, à 2500 m. s m. miviron.
Je connais des rencontres à diverses époipies. dans tous les mois entre juin et janvier; mais je n'ai pas de données bien précises .sur des observations au printemps. On le voit volontiers a la tin d'août ou en septembre, sur le Léman. Cependant, il a été observé aussi et même assi'z fréquemment soit en juin et juillet, soit en arrière-saison ou en hiver, sur plusieurs de nos grands lacs, souvent après de fortes tempêtes de vent du sud. Je ne crois pas qiril ait jamais niché dans le |)ays.
Cet oiseau (pie .sa livrée sombre, dans le jeune âne surtout, fait aisément distinguer des IBoiU'ttes en général, est à la. fois adroit pêcheur l't grand voleur ou effronté pai-asite. En ('ffet, les poissons, mollusques ou autres animaux, qui lui servent de nourriture, ne sont pas toujours le produit de sa pêche ()articulière, bien ((u'il manque rarement son coup, quand il fond de haut sur sa proie. Il a. comme ses congénères, l'habitude .de haireler en volant et de poui-suivre à outrance d'auti-es pêcheurs. Mouettes. Fous. Cormorans. etc., jusqu'il ce ([u'il leur ait fait lâcher ou régui’giter leur capture, dont il s’empare lestement, .souvent même avant (|u'ello soit tonibé(> dans l'eau. Mais, cela ne lui suffit pas. car il s’attaque aussi très volontim-s à des oiseaux plus faibles que lui. à des jeuiu's au nid im particulier, et souvent à des détritus de toute sorte, des charognes même. ])our s’en repaître. Son vol c.st tins aisé et varié; tantôt il plane en tournant à de grandes hautein-s ou voh' posément comme une IWnuette. tantôt il fond comme une flèche sur l’eau ou ('xécute dans les airs les conversions les plus rapidi's. Il nage bien aussi, quoique ne plongeant pas. et marche très facilement. Son cri. qui a été traduit \m-jnjil ou wnu ivnv, rappellerait, selon Faber. le jappement d'un petit chien.
11 se reproduit dans rextrême nord, près des eaux douces, dans les toundras de la zone iiolaire, en iiarticulier. Middemlorf l’a rencontré établi en grand nombre près du tleuve Ïaïmid, où ces oiseaux étaient arrivés le 6 juin et où il trouva le premier u'uf lo
aussi 3 dp même provenance, et plusieurs collections ]iarticulières de Genève en ont également.
LOXGIPEMXES
7 juillot, SOUS ]p 74° de lat. nord. Il pondrait sur la mousse, sans autre litièi'o particulière.
Ses œufs, généralement au nombre de 2, de forme ovoïde, soit légèrement piriforme ou à petit bout bien distinct, avec coquille de médioci’e épai.sseur. assez unie et faiblement lustrée, sont d'un olivâtre assez foncé, tirant parfois un peu sur le roussâtiœ, avec taches grisâtres et brunes éparses, jdus ou moins grandes, parfoi.s accumulées vers le gros bout. Us mesurent généralement 0“.0(i0 —
L’espèce est très répandue dans les régions septentrionales do l'Europe, de l'Asie ('t de l'Amérique. Elle se ti-ouve jusqu'au 82'’ degré, durant la belle saison, et se répand, à l'approche des froids, soit dans les régions plus tempérées de notre continent, jusque sur les côtes d'Espagne et de Portugal, ainsi (pie. quoique moins abondamment. sur divers points de la Méditerranée, soit dans le nord de l’Afrique et jusqu'en Australie.
326. — 3 : STERCORAIRE RICHARDSON Schmarotzer Ranhnmve — Lahho.
STKHOORARIUS CREWDATUS RlUlks.
Fi(5. 518. Queue, par-de.s- SUS. do STMUftOUAUJUS CRtllMDATUS, ad.
Boc rfilativeineid petit, avec onylet sap. niédiocremeat vrocka et sans écliniicrure ; l’extrémité antérieure des narines bien, plus près du boni de l’ onylet (pue des plu mes, sur le eMé du bec, en arrière. Pieds petits; tarse, yranuleux en arrière; doiyt médian, avec onyle un peu plus court que le tarse ou au plus éyal; onyles relativement faibles et étroits,courbés et aiyus. Ailes dépassant passablement la eiueue, aux rectrices latérales. Queue moyenne, quasidroite ou léyèrement arrondie, avec deux rectrkes médianes yraduellement atténuées et acuminées, souvent un. peu recourbées en youttière et dépassant beaucoup les voisines, sans atteindre d’ordinaire, le double de la lonyueur de celles-ci, chez ad. (voy. tig. Ü8). — (Motte et toutes faces sup. d’un brun cendré; yorye et tour du cou blaucluitres ; poitrine et ventre
LESTRIDKS
blaitcs, kl première 2Mrf ois grise, ou entièrement d’un brun fuligineux (ad,). Brun, arec bordures des plumes roussâtres, aux faces SU])., et varié de roussdtre, de blanchâtre et de brun, aux faces iuf., avec redriccs médianes peu ou pas prolongées (juv.). Les quatre ou cinq jiremières rémiges à baguette blanche, en dessus.
Long. tôt. 0"',10U — 400, sans prolongement des rectrices médianes; aile qiliée. 0"^,:il0 — 340; queue 0'“,l'Jô — 135 aux rect. lat. moy. — 0"',23l aux rect. méd,, ad.; tarse 0”‘,04I5 — 0440; médian, avec ongle. 0"‘,038 — 042; bec, au front 0'°,029 — 032.
Catiiaraota parasita et Coprotueres Briinn., Orn. bor., p. 3G, 1764. — Ca- TARACTEIS PARASITIOUS FleHI,, Blit. AU., J). 138, 1828. — C. PARASITA Palhs, Zoogr., II, p. 310, 1811-31. — C. Richardsoni Macgill., Man. Brit. B., II, p. 257,
Lards crepidatcs Banks, llaivkeswortb’s Voy., II, p. 15, 1773. Qwelin, Syst. Nat., 1, p. 602, 1788. Meisner u. Sch., Vogel (1er Scbweiz, p. 280, 1816 épart. ?).
— L. PARASiTicDS Bodd. (me Linné), Tab. PI. enl., n° 091, 1783. Meisner u. Sch., Vogel (Ier Sclnveiz, p. 278, 1815 (part.), et Arctische Mime A. et B, Meisner, Mus. cler Natiirg. Helvet., p. 17, 1820.
Stercürarids PARASITICDS Sc/iæ/f., Mus. Orn., p. 62, pl. 37, \7S^). l)egl. et Gerbe, Orn. eur., II, p. 307, 1867. — St. crepidatds Vieill,, N. Diet., XXXII, p. 155, 1819. Sannders, III. Man. brit. Birds, p. 675, 1889, et Cat. B. Brit. Mus., XXV, p, 327, 1896. Dubois, Faune Vert. Beigûiue, Oiseaux, II, ji. 619, 1894. Sharpe, Haiidlist, I, p. 144, 1899. — St. cepphus Sicainson, Faun. bor. Am., p. 432, 1831. — St. Richardsoni (Joues, Pr. Acad. Nat. Sc. Phil., p. 135, 1863. — St. tepiir.4s Malmgr., Journ. of Orn., p. 392, 1865. — St. spinicaüda Lay., Birds S. Afr., p. 366, 1867.
Lestris CREPID.ATD.S Illig., Prodr., p. 273, 1811. — L. parasiticds Temin., Man. Orn., II, p. 796, 1820 (part). Sari, Orn. tosc., III, p. 46, 1831. L. parasi- TiCA Fab., Prodr. Isi. Orn., p. 105. 1822. Schinz, Fauna iielv., p. 123, 1837 (?). F'riderich, Deutsche Vilgel, éd., ji. 598, Tab. 30, Fig. 7, 1891 . L. parasita Keys. u, Blas., Wirbeltli., Arten,' p. 240, 1840. Fritsch, Vôgel Europ., Tab. 58, Fig. 4, 1871. — L. parasiticds var. cophotiiere.s Howap., Cousii. Av., II, )>. 209, 1857.
— L. Richardsoni Swains., Riebardsoirs Faun. bor. Ani., B. p. 433, Tali. 73, 1831. — L. Bdffoni Schinz, Fauna helv., p. 123, 1837 (?)'. — L. spinicaddds Ltardy, Rev. et Mag. Zool., 1854, p. 657.
Noms vdlo. S. F. : Bezule noire. — S. A. : Baubmôwe.
Adultes : l)(>s.sus dc' lu tête, avec (‘troite calotte occipitali', et toutes faces .supérieures, ailes et (picue, comprises, (l'un liriui cendré uniforme, assez foncé. Rémiges et rectrices plus noirâtres, b's rectrices médianes acuminées et prolongées y comprises; les quati-e
Schinz a fait peut-être ici une confusion, en donnant le nom de Buffoni au Bichardsoni.
LOXt41PENNES
OU cinq lU'i'inières rénii.u'es à baiiuotto Ibanche. (ui dessus. Gorge et toui- (lu cou Idancs. le second un peu lavé de jaune sur les côtés et (‘Il arrière, avec ou sans mélange de cendré sur la nu(|ue. Bas du cou et poitrine Idancs, comme le ventre, ou nuancés de ci’iidréhrunritre. avec ou sans éti'oites barres transvei'sales brumUres. Souscaudales (14111 brun cendré uniforme, ou un peu variées de blanc. Bec verdâtri’ sur la cire, noir en avant. Pieds d'un brun bleuâtre foncé ou noirâtri’s. Iris brun. — Cette livrée paraît la plus fiv- ([ueiite. en été surtout; cependant, on rencontre aussi des sujets entièrement d'un brun fuli.giueux immaculé (‘t un peu plus foncé en dessus (pren dessous, avec quelipies stries plus pâles sur la nuqueet les couvertures antérieures, rémiges et rectrices d'un brun noirâtre; les i-ectrices médianes, avec cela, plus ou moins prolongées, acuminées et volontiers légèrement retroussées en gouttière. Pieds noirâtri's ou noirs.
■JeiiitPS, jiirniière année : Tète et cou d'un roussâtre pâle tout .striés de brun ; dos et couvertures des ailes bruns, avec bordure des plumes d'un cendré rou.ssâtre plus ou moins large ou étroite; rémiges primaires noirâtres, d'un blanc rou.ssâtre vers la base, devant les couvertures antérieures, et terminées de rous.sâtre ou de blanc, llectrices (médianes encore suliarrondies et peu ou pas débordantes) d’un brun noirâtre, blanches (‘t ronssâtres vers la base. Poitrine et ventre rou.ssâtres ou blanchâtres, plus nu moins variés, striés ou barrés de lirun. Sous-caudales largement barrées de brun et de blanc ou de roux. Bec bleu de plomb, noir en avant. Tarses bleuâtres en avant; membranes et doigts d'un Ideuâtre pâle vers la base, puis de plus en plus noirs, en avant.
En transition on se ini-a dattes : lis sont tantôt presqiu' entièrement bruns ; tantôt bruns sui- la tète et le dos, et roussâtres variés de brun autour du cou, avec vimtre et sous-caudales blancs ou blanchâtres, tachés ou barrés de brun. Les rectrices médianes sont déjà assez longues et pointiu's; les pieds noirâtres sont di'-jà passablement granuleux en arrière. Bec d’un bleu plombé et noir.
A la naissance: Duvet assez épais, brunâtre en dessus, plus clair en dessous.
Variétés : Comme les autres espèces du genn'. ce Stercoraire varie beaucoup avec l'âge et les .saisons. ,)e possède un jeune provenant de Dieppe, en livrée très pâle, lirune et grisâtre en dessus, rou.ssâtre et blanchâtre en de.ssous. chez lequel une longue tache d'un hlauc jaunâtre sur les barbes externes des grandes rémiges, devant les couvertures antérieures, forme comme un miroir sur le milieu de l'aile. Un autre jeune de ma collection, tué près de Ge-
LESTRIDKS
nèvc en septeiuln-e 1843. eu tout plus foueé et heaueoup plus lu'uu, porte une assez lar"e liordure lilauelie au bout des réuni>es primaires. (lu trouve des reprûseutauts de l’espèce à dittereuts âges, adultes surtout, (pii sont eutièremeut hruus eu dessus comme en dessous, et c'est à cette forme ipie le nom de (Jojimtlipres a ('t(‘ plus particulièrement appliqué.
Le Stercoraire de llidiardsou. entre le précédent (4 le suivant, pour la taille, soit de la grosseur d'une Corneille noire environ, fait, comme le Pomarin. des apparitions irrégulières dans le pays, an nord des Alpes. ( )n le voit dans les mêmes régions, également en différentes saisons, souvent en été. parfois eu arrière-automne, plus rarement au printemps, et plus ou moins suivant les localités. La prédominauc(‘ des jeum^s .scmiile ici moins accusée, car on a tué sur divers points bien des adultes en belle livrée; mais ce sont encore le plus souvent des sujets égarés qui nous arrivent isolés ou par petits groupes et qui. affamés ou épuisés, se laissent parfois prendre facilement. On cite des captures, non seulement sui- la plupait de nos lacs de la plaine suisse, de ceux de Constance et de Zuricb au nord-est. à celui de ]\lorat et au Léman à l'ouest et au sud-ouest, mais aussi, plus au centri'. sur ceux de Luceriu'. de Thoune ' et de Brienz. et plus haut jusqu'en IC-Kiigadine, à près de 1800 m. s/m. On l'a vu aussi dans les grands marais d'Amff. et le long de nos principaux cours d'eau : à Langnau sur rFmime, par exemple, à Büren près de l'Aar, ainsi qu'à Oams et à Tiefenbach dans la vallée du Ilhin, à l'est, et à Allscbwyl non loin de Bâle, au noi'd. Si l'espèce très sommaireimmt décrite par Meisner, en 1815 (1. c.. p. 280), sous le nom de L. (nrpulntHs, doit, comme il semble possible, être rapportée à celle-ci, soit à L. purasHkus de cet auteur, des capturés du Stm-coraire Ilicbardson auraient (mcore été faites, au comimmcement de ce siè'cle: près d’Yverdon où. selon Sprïingli. tout un vol de ci's oiseaux aurait été vu au printmnps, près de Bertboud (Burgdorf) et près d'Aarau où l'individu du IL Schinz. aurait été tué en pleins champs. Un sujet signalé par ùleisner comme capturé au lac de Briimz, en juilb't 1808, éffait si fatigué qu'il fut pris vivant. De même, un adulte do la collection locale du Musée de Genèv('. qui compte dmix adultes et un jeune h
* l/iiidividu au Musée de Berne, sujet A do la descriirtion de Meisner, en 1820, provenant du lac de Thoune, semble être un Crepidatus, forme blanche en dessous.
^ D’autres collections, à Genève et ailleurs en Suisse, en possèdent aussi divers re])rcscntants tués dans le pays, .le n’ose citer ici dift'érentes données qui
LONGIPENKKS
était tolleincnt affamé qu'il no laissa proiidro à la main sur lo lac, non loin do cetto ville, le 19 juillet 1S7S. Bien qu'il eût consenti à prendre quoique nourriture, ce dernier mourut lo lendomain; le mauvais état do ses i-émigos médianes très usées montrait qu'il devait avoir souff'ort depuis qiu'kpie temps déjà.
Cette espèce a pr('s(pi(' les mêmes allures (|ue la précédente; elle vole aussi plus ou moins haut ou lias suivant les circonstances, fondant sur sa proie, poisson nu ci'ustacé, à la surface de reau, ou poursuivant les oiseaux pêcheurs ])our leur fain* régurgitm- leur capture et s’cn emparer lestement. Cependant, il semhle qu'elle s'éloigne plus souvent (h's mors, des lacs ou des cours d'eau, pour aller chas.ser dans l’intérieur des terres, non seulement dans h's marais, mais aussi jusque dans les champs, après les veis. les larves ou les insectes qu’elle, attrape avec beaucoup d'adre.sse. Son cri semlih' exprimer les syllahes keian ou Id-amc, parfois //hc/ïiA'-^ucrok.
Le Richardson se reproduit dans les régions circompolaires l't suharctiques : sur les côtes de Norvège, des îles Hébrides. d'Islande et du Groenland, en particulier, a.ssez rarement en colonies. 11 niche sur les collines ou les montagnes, parfois assez loin do la mer, et pond sur le sol. en juin ou juillet suivant la latitude, simplement sur la mousse ou sur quelques hei'hes.
Ses œufs, au nombre ordinaire de 2, assez gros, de forme ovoïde assez ventrue, avec petit liout suhconiipie, sont d'un brun olivâtre tirant plus nu moins sur le rous.sâtre nu le vinalâtre, avec taches brunes, petites et moyennes, et d'un gris-brun plus profondes, éparses ou formant un pi'u coui'onne. Ils mesurent généralement 0’“.055— 058 sur 0'".040— 0"‘.042.
L’espèce est très répandue dans le nord de l'Europe, de l'Asie et de rAinérique, enti-e les 52° et 82°, d'où elle se répand plus ou moins, eu arrière-saison, dans h's régions méridionales, sur les côtes maritimes principalement, celles de France, d'Espagne et de Portugal entre autres, et jusque très avant dans le sud. on Afrique, dans les Indes et en Amérique.
m’ont été fournies relativement à des jeunes que je n’ai pu examiner, dans la crainte de confusions jiossildes entre espèces voisines.
LESTRIDKS
327. — 4 : STERCORAIRE DE BUEFON Kleiite Rauhnmve — Lnbbo coda-lum)a.
STKitcoiURirs i.(i.\’GiGAum-t; Brissoii.
Bec petit, avec auylet sup. relativemeat peu crochu, mais légèrement écliaacré vers la pairte; le bout aatérienr des narbtes à égale distance entre rextrémité de l'onglet et les plaines sur le côté du bec, en. arrière. Pieds petits; tarse faiblement granuleux eu arrière; le médian avec angle .sensiblement plus court rpie le tarse; ongles faibles, arqués, étroits et subaigus.
Ailes dépassant notablement la queue, aux rectrices latérales. Queue assez loi/gae et arrondie, arec deux rectrices médianes prolongées, plates et très effilées, parfois terminées en étroit fer de lance hifde au sommet, et dépassant souvent beaucoup le double de la longueur des latérales, chez ad. (voy. tig. i)'d)\ peu ou pas prolongées, chez j ne. — Dessus de la tête noirâtre; dos et couvertures dhin cendré brunâtré; cou et poitrine d’un blanc jaunéitre; faces inférieures d’un cendré brnnéitre, en arrière, ad. Brun-cendré, avec bordures grisâtres, aux faces SU]!., d’un, cendré brun, var'ié de brun et de blanc, aux faces inf , avec rectrices méd, qieu ou pas qnvlongées,jur. Les deu-x plus grandes rémiges seules à baguette blanche, en dessus.
Long. hit. 0'",:i48 — 305, sans fis caudaux; aile pliée <)'^,275 jnv. — 325 ad.; queue O'", 125 — 1-15, aux rectr. lat. moy., — 0"',38(>, aux rcct. méd. prolongées, ad.; tarse <>'",040— 0-12 ; médian, avec ongle O'", 0350 —
0375; bec, au front 0'^,02ij — 02S.
Fiü. î)l). Queue,
Larüs parasiticds Linné, Syst. Nat., éd. 10, p. 13G, 1 758. Fauna - de.ssus,
suce., p. 55, 1761. — L. cBEPiDATüs Meisner u. Sch,, Voeel der "
Schweiz, p. 2S0, 1815 ( part, ?). oioAenus.acl.
SiERcoEARres LON'GicAimus Bctsson, Oriiith., YI, p. 155, 1760 (part.). Vieillot, N. Diet., XXXII, ]i. 157, 1819. Legl. et Gerbe, Oni. eur.. II, p. 399, 1867. Dubois, Faune Vert. Belgique, Oiseaux, II,. p. 622, 1894. — St. cepphcs Stephens, in Shaii; Geii. Zool.,NIII, p. 21 1, 1826. — St. i.oxgicaudatüs de Selys, Faune belge, p. 156, 1812. — St. Bufponi Coues ex Boie, l’r. Acad. nat. Sc. Phi-
LONGIPEN^’ES
lad., ji. 136, 186,3. — St. p.vrasitioüs Saund&s, Cat. B. Brit. Mii.s., XXV, ji. 334, 1896. Sharjje, iland-lint, I, p. 144, 1899.
Lestris PARASiTiCA Ulif).. Prodi’., p. 273, 1811. L. para.siticüs Teniminck, Mau., p. 612, 1815. Man. Orn., II, p. 796, 1820 (part.); 4® part., ji. 501, 1840. — Nilsson, Skaiid. Faiiiia, Fogl., II, p. 338, 1835. Schim, Fatum helv., jt. 123, 1837 (?).
— L. BtJEFftNr lioie, Isis, 1822, ji. 874. — L. ckepidata Brehm (nec Banks), BpItrâg. Z. Vogelk., III, p. 861, 1822, — L. cephüs Keys. u. Blas., Wirbelth., Arten, p.240, 1840. Fritsch,y Europ.,Tal). 58, Fig. 3, 1871. — L. cephus
et L. spiNicAUDA (Hardy) Bonap., Coiisp. Av., 11, p. 209, 1857.
Noms vur.e, S. F. : Beeule noire, Genève. — S. A. : Baubminoe.
Adultes : Do.s.sus de la tête dont brun noirâtre foncé, ainsti (juo (jnclque.s plumes occipitales effilées. Joues (4 derrière du cou d‘iin blanc jaunâtre, lavé.s ou üaimnés d'un jaune un peu doré. Xuquo cendrée. Dos. couvertures alaires. ci'oupion et sus-caudales d'un cendré brunâtre. Rémiges noirâtres, les deux premières àliaguotte blanche, en de.ssus. Kectrices noirâtres, les deux médianes d'un cendré brunâtre dans la moitié basilairt'. noirâtres dans la partie extrême. graduellement attémiéi's. plates, très ettilées. tt'rminées en étroit fer de lance et volontiers un peu bitiiles à l'extrémité, ilans leur plus grand développement, tlorge et poitrine d'un blanc légèrement jaunâtre; ventre cendré clair; sous-caudales d'un cendré brunâtre. B(>c l)leu ou bleuté en arrière, noir en avant. Tarses bleuâtres en avant; membranes (m grande partie noiia’s. Iris brun.
— En. arrière-uidoitiiic : N'olontiei's plus foncés en dessus, et d'un cendré plus sond»re en dessous, jusqu'au cou.
Jeunes : Faces supérieures d'un brun cendré, avec bordures des plumes grisâtres ou blancbâti-es; giundes couvertures et i-émiges secondaires terminées de blanc.; sus-caudales barrées blanc .sur brun; rectrices brun foncé, les médianes subconiques, faiblement prolongées; grandes rémiges noirâtres, souvent finement li.serées de clair, la baguette de la premièi'e blanche, celle do la S('condo blancbâtre. ou les deux (U'omières blanches. Faces inférieures d'un cendré brunâtre, tachées de hrun à la goi'ge. ou hlanchâtrcs plus ou moins variées de bi-un à la poitrine et au ventre, avec, sous-caudales barrées brun sui' blanc. Bec bleuâtre ou vei-dâtre en arrière, noir en avant. Pieds d'ordinain* pâles, d'un bleuâti-e passant volontiers au jaunâtre sur la majeure partie des doigts et le tiers ou la moitié basilaire des membranes; le reste noir ou noirâtre, en avant. Iris lirun, ti'ès foncé.
A la nnissanee: Couverts d'un duvet biain. très foncé sur le dos, bien plus pâle sur la gorge et le ventre, presque gris .sur les joues. Pieds marbrés de brun sur jaune, avec ongles noirs.