L.Uir.< ARfiEXTATUS Bifiiinick
Bec rohuste et assez haut, très Uyèremeut plus court, en dessus, que. le doigt externe avec ongle; mandibule sup. assez crochue, dépassant un. peu l’inf.; angle menton.nier bien saillant, sous l’avant des naiin.es; hauteur max. passablement plus forte sur l’angle qu’en
arrière des fentes nasales; narines légèrement en arrière, du milieu du bec depuis le front.
Tarse légèrement qdu s long que le médian avec ongle. — Dos et couvertures alaires d'un cendré bleu; tête, cou, faces inf.
et cpieue blancs, avec ou sans stries brunâtres sur les qmemiers; grandes rémiges primaires cendrées et noires, à boutbla n.c plus ou moins large, ad.; T'' arec un. grand esqmce ovale blanc, en arrière d’une bague noire subterminale; 2”
Fio. 104. Six premières rémiges de Larus AROENTATUS, iid., eii noces.
volontiers avec une tache blanche plus q)etite et un jieu plus reculée, chez vieux (voy. fig. 104). Première année : brun varié de grisâtre et de roussâtre pâle, en dessus, blancluïtre et grisâtre largement taché de brunâtre, en dessous, avec rémiges 'primaires, couvertures antérieures et large bande à la queue noirâtres, juv. Bec jaune, rouge au-dessus de. l’angle mentonnier, ad.; entièrement noirédre, juv. Pieds livides, ad., ou brunâtres, juv.
Long. tôt. 0'"', 555— 030; aile pliée ü'^',440 — 452; queue 0'^,105 — 180; tarse 0'“,000 — 005; médian, avec ongle 0^,058 — 001 ; bec, en dessus 0”',047 — 053.
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L ARIEN s
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Glaucus AHOE^^TATlIs, Gl. AROENTATOiDES Joum. f. Orii., 1853, p. 101.
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Noms vulg. S. F. : Grisard. Goéland, Goéland à manteau bleu, Grosse bemle ou Gros bézu, Genève. — S. A. : Môice, Grosse Môice, Sübennôive. — S. I. : Garigolon.
AcUilti^s,e.u noces: Tête, cou, l)ord do la main ot du poignet, suscaudalo.s, queue et toute.s face.s infcrioùro.s d’un blanc pur. Dos, couvertures alairos, les auDu-ieures y comprises, et rémiges secondaires d'un cendré bleuâtii'; les dernières, ainsi que les scapulaires et les cubitales, terminées de blanc. Les deux rémiges primaires antérieures noires sur la plus grande partie de leurs barbes externes, noirâtres sur une lionne partie de leurs barbes internes, blanchâtres et grises pu cendrées en arrière, avec bout blanc, ainsi qu'une tache ou un espace, également blanc, plus grand et séparé de l’extrémité par une petite bague noire, sur la première, plus petit et plus reculé (absent même quelquefois) sur la .seconde; ces taches claires se développant avec l'âge et les mues successives. Les trois rémiges suivantes en grande partie cendrées, avec large espace noir en avant et bout blanc; la sixième entièrement grise, avec bout blanc seulement, ou maripiée d'une tache noire avant le bout, sur les barlK^s externes .surtout (voy. tig. 104). Bec .jaune, à ba.se d'un gris bleuâti-e, avec tache rouge sur l'angle mentonnier et au-dessus, sur la mandihule inférieure seulement, chez Arçjentntus, sur les mandibules supérieur et inférieure, chez Cachinnans. Pieds livides. Iris jaune clair; bord des paupières jaune-oinnge (Argentatus) ou rouge (Cachinnans).
LONGIl'ENNES
Adultes, eu. automne et en hiver: Tête et cou légèrement striés de brunâtre ; bec moins coloré. Quant au reste, à peu près comme en été.
Jeunes, avant la mue; Tête et cou gi-isâtres. largement striés de brun pâle; plumes du dos et scapulaires variées de brun, de grisâtre et de roussâtre claii" couvertures alaires brunes liordées de blanc-roussâtre; rémiges secondaires d'un Itrun foncé sur les barbes externes, bordées de grisâtre au bout et en ai'rière. Couvertures antérieures et rémiges pi-imaires entièrement d’un brun noirâtre, les postérieures légèrement terminées do plus clair. Eectrices en majeure partie blanclies, lo,s latérales sui'tout. avec une gi-ande tache subterminale d'un brun noirâtre, et largement venniculées de noirâtre en arrière. Gorge Idanchâtre; faces inférieures l)lancbâtres plus ou moins salies de grisâtre, avec macules brunes et brunâtres dessinant des l)andes transversales sur les sous-caudales. Bec en majeure partie noirâtre, plutôt brun à la base et plus clair à la pointe. Pieds brunâtre.s. Iris d'un brun jaunâtre.
Jeunes, après la mue; De plus en plus gris en dessus et blancs on dessous, avec bec passant par le verdâtre sale, jusqu’à la troisième année, au printemps de laquelle la queue perd ses taches brunes ; le bec passant au jaune rautomne après.
A la naissance: Couverts d’un duvet cendré légèi-cment jaunâtre, avec des taches brunâtres, comme un peu fonilues sur le dos. les côtés du corps et le lias du cou, plus foncées et plus franches sur la tête, les plus noires sur la ligne médiane en arrière du bec et sur les lorums. Bec noirâtre en arrière, jaunâtre en avant. Pieds brunâtres.
Variabilité: La dispo.sition et rextension des espaces blancs et noirs au bout des grandes rémiges varient assez avec hâge et un peu d’individu à individu. J'ai déjà dit que quelques ornithologistes ont distingué spécifiquement certains Goélands voisins de notre Arf/entatus qu'ils représentent dans différentes régions et dont ils ne sont peut-être que des races plus ou moins ti'anchées ou des sous-espèces locales. Je rappellerai, en passant, le L. ôorcn/ü's Brandt, du nord, un peu plus sombre que notre Goéland à manteau bleu ainsi que les L. Mkhahellesii Bruch et L. leucophæus Licht.'^ de la àléditen-anée et d’Afrique orientale, un peu plus pe-
' Bædeker (Die Eier der europ. Viigel, 1855) attrilme à l’œuf du L. horealis une coloration fondamentale jauue-roussâtre qu’il considère comme tout à fait caractéristique.
* Viau (Poussins des Oiseaux d’Europe, Bull. Soc. zool. France, XII, p. 885, 1887) attribue une valeur spécifique à la forme de la mandibule inférieure et à 'une disposition des taches cé])haliquea un peu différente chez le poussin de Michuhdlesii.
LARIENS
tits que le type, avec hec relativement fort et pieds jaunes, très voisins tant l'un de l'autre (pie du L. cachUnicuis de Pallas'.
Bien qu'accepté aujourd'hui comiiie espèce par plusieurs auteurs, le Goéland dit Cncliii/mi/s, qui remplace Arc/eidatus en divers lieux, sur la Méditerranée, la mer Noire et le lac Baïkal entre autres, ainsi que dans le nord-ouest des Indes et l’Afrique occidentale, ne se ilistingue guère de ce dernier que par la couleur un peu plus jaune de ses pattes, par le toui" plus rouge de ses yeux et par l’extension plus grande de la tache mentonnière rouge prolongée plus ou moins jusque sur le côté de la mandihule supérieure.
M. A. Ghidini. naturaliste à Lugano. m'iVrivait, en avril 1900, avoir reçu, le 24 de ce mois, du lac de Lugano, dans le ïessin. un Lanis à paupières rouges rappelant beaucoup le Cachinucuts, liien qu'il fut <à côté de cela très semblable à YArf/eidatiis du nord des Alpes. Cette forme particulière, commune sui- la Méditerranée, se montrerait donc jusque sur nos lacs teissinois, au sud des Alpes, sur celui de Lugano en particulier où elle a été revue et signalée à diverses reprises par le même observateur, en dernier lieu encore, pour 1902, dans Ainciila, Ann. VII, mars et avril, 1903, p. 51-5(1.
Le Goéland à manteau bleu, parmi les grandes (Espèces du genre, est plus fréquent en Suisse que les trois précédents. Il est de pas- .sage régulier sur la plupart de nos Lacs, au nord des Alpes, généralement en mars et avril, ainsi (pie dans la seconde moitié d’août et en septembre ou octobre, et il hiverne volontiers dans le pays sur nos plus grands bassins. Comme je l'ai dit plus haut, il paraît remplacé dans le Tessin. au sud des Alpes, par le Lnriis dit Coc/a'w/^rt/ds, sous-espèce ou variété, au moins, sur le lac de Lugano, selon A. Ghidini. On le voit souvent i.solément, quelquefois en famille. plus rarement en nombnnise société; cependant, M. Poney, de Genève, en aurait vu, au passage d'automne, à Coudrée. sur le sable de la grève du Léman, une troupe de 30 à 40 indi^^dus mélangés jeunes et vieux. Du reste, ce n’est pas seulement sur nos dirt'érents lacs de la plaine suisse, ainsi que sur ceux du centre du pays qu'il se montre plus ou moins, mais c’est aussi jus(iu’asscz haut dans le Jura et les Alpes. Il a été signalé, entre autre, d’un côté dans les environs de La Cbaux-de-Fonds. à 1000 m. s/m. envi-
* Salvaâori qui, en 1872 (Fauna d’Ital. Ucc., p. 293), considérait le Leucophæits comme une espèce distincte, a rapproché, eu 1887 (Elenco d. Ucc. ital., p. 266), ce Goéland du Cachinnans, lequel, selon lui, est stationnaire et très commun sur la Méditerranée et l’Adriatique, nichant dans la Vénétie et dans diverses iles.
L0m4IPEXXES
ron, à l’ouest, de rauti-e côté sur le lac de Po-scliiavo à la uiêmc altitude à peu près, et jusque sur les lacs de la H"-Engadine, à près do 1800 111. s/iu., à Test, luêine assez connnunéiiient, La reuconti-e que j’ai faite, le 17 juin 1893, d’un petit groupe de trois individus de cotte espèce, au fond du delta des Dranses, pourrait peut-être faire supposer une nichée tout à fait exceptionnelle sur les rives du Léman, à moins que ces sujets ne fussent à cette époque simplement égarés.
Bien que surtout marin, il se montre pourtant plus régulièrement et en plus grand nomlu’o que les précédents sur les eaux douces du continent, sur les lacs et les grands cours d’eau. 11 vole, marche et nage avec aisance, et se pose volontiers soit sur les rocs qui émergent près des grèves, soit sur celles-ci où souvent il se promène en (luête de proies rejetées par la vague. Ses mœurs et ses allures sont du reste à peu près les mêmes que celles de nos autres Goélands. Sa nourriture consiste aussi on insectes, crustacés, vei's, mollusques, poissons, parfois petits mammifères et œufs d’oiseaux, ou même jeunes poussins. En outre de son cri ordinaire, qui rappelle un peu le rire humain et peut être traduit par hahahaha, il fait entendre aussi parfois un vigoureux appel qui semhle dire le mot Idau.
Il niche en nombreuse société, près de la mer, parfois sur le sal)le de la plage, plus souvent sur les dunes ou les rochers ', pondant d’ordinaire en mai, au moins dans le nord, dans un nid grossièrement formé de plantes aquatiques ou d'herhos terrestres.
Ses œufs, au nombre de 2 ou 3, médiocrement gros et de forme ovoïde plus ou moins ramassée ou allongée, avec coquille légèrement grenue et sans véritable éclat, sont semés de taches plutôt petites et de deux couleurs, les unes profondes, d'un gris plus ou moins foncé, les autres plus superficielles, bimnes ou noiriUres, sur fonds divers, ocreux, brunixtre, olivfitre clair, gris-verdâtre, etc. Ils mesurent d’ordinaire 0‘",070 — 075 sur O™, 018 — 052, exceptionnellement 0“,067 sur 0"‘,047 ou 0"‘,07() sur 0'“‘,053.
L'espèce est très commune sur les côtes du nord de l'Europe et de l’Amérique, ainsi que, sous diverses formes, sui' le littoral dos régions moyennes et méridionales de rAmérique du Nord, sur les côtes d’Afrique et jusque sur celles du sud et de l’ouest de l’Asie. Elle se reproduit sur les côtes maritimes, jusqu'un peu au delà du 70' degré ; pour notre continent, depuis le cap Nord en Scandina-
Exceptionnellement au sommet d’un arbre, suivant Audubon, quand il est trop dérangé sur le sol.
r.ARIESS
vie. en AngleteiTe et jusque dans le nord de rAlleniagne et de la France où elle est encore plus ou moins sédentaire. C'est de là qu'elle se i-épand vers le sud et jusque dans l'intéideur du continent, à l'approche de la mauvaise saison, parfois même dès que les petits sont en état de voyager, si bien que, sous une forme ou une autre, elle est commune en hiver dans tout le sud de l'Europe.
332. — (ë) : GOÉLAND D’AUDOÜIN Korallenmàwe — Gabhinno corso.
LABUS ACDOÜIXI Payraiuleau.
Bec très fort et élevé, presque aussi long eu dessus que le médian avec ongle; maudibule sitj). bien, courbée en avant, quoùpie médiocrement crochue et débordante ; angle mentonnier saillant et avancé, la hauteur jilus forte sur l'angle que derrière les narines. Narin.es un peu en arrière du milieu du, bec au front. Tarse plus long que le médian avec ongle. Ailes dépassant beaucoup la eiueue. — Dos et couvertures alaires d'un cendré blcuéitre pâle ; tête, cou, faces inf. et queue blancs, avec ou, sans stries grises sur les premiers. Rémiges qyrimaires en majeure qmrtie noires, avec bout blanc; T" volontiers avec une tache subtermimde blanche, au côté intej-ne, ad. Première année ; varié de gris et de brun; dos maculé brun et roussâtre, queue tachée de noir et de brun,juv. Bec rouge, avec deux bandes transversales noires plus ou moins apparentes, en avant des narines; bord des pa upières rouge, ad. Pieds noirs ou bruns.
Long. tôt. ()"',4ôU — ô(Jü; aile pliée O'“,390 — 398; queue O"', 143 — lüü; tarse 0.57 ; médian, avec ongle 0’^,048 — 050; bec,
en dessus 0'°,04() — 048.
Larüs Atoocini Payraudeau, Ami. des Sc. liât., VIII, p. 462, 1826. Savi, Ornit. tosc., III, p. 71, 1831, Begl. et Gerbe, Ürn. cur., II, p. 420, 1867. Salvadori, Eleuco (1. Ucc. ital., \). 28.5, 1887. Saunders, Cat. B. Brit. Mus., XXV, p. 271, 1896. Sharpe, Haiid-list, I, p. 142, 1899. — L. I’ayraodei Vieillot, Faune fr.anç., Ois., p. 396. 1828.
Glaücus Aüdoüisi Bruch, .Toiirn. f. Orii., 1853, p. 102.
Gavina Audoüisi Bonap., Consp. Geii. Av., Il, p. 222, 1867.
Le Goéland d’Audouin. bien plus petit que le précédent, rappelle assez le suivant à première vue ; cependant, il s'en distinguera toujours facilement, non seulement par les formes et proportions de
üo
LOXGIl’ENNES
son bec beaucoup plus foi-t, mais encore par la couleur noii-câtro ou brune de ses pieds.
Cette espèce, localisée dans la Méditerranée, plus particulièrement sur quelques îles comme la Corse, la Sardaigne, la Sicile, Elbe et Malte, les deux premières surtout, aurait fait, il y a 50 ans environ, une apparition tout à fait exceptionnelle sur les bords du Léman. En effet, je trouve dans des notes oimithologiques de mon père, en date de 1853, qu’un individu de cette (‘spèce, en livrée de jeune âge, se trouvait alors dans la collection locale de M. Lebmann, de Genève, qui l’avait acheté en chair sur le marché de cette ville, prohablement vers les années 1845-50.
Ses mœurs et allures rappellent celles de nos autix'S Goélands.
Ses œufs, au nombre de 9 ou 3, seraient d’un gris verdâtre ou jaunâtre assez foncé, quelquefois d'un gris cendré, nu faiblement lavés de jaunâtre, avec des taches très irrégulières, les unes grises et profondes, les autres d’un lirun nnii- foncé et plus superticielles, souvent conHuentos et formant.quelquefois de larges plaques, principalement vers le gros bout où elles dessinent une couronne irrégulière. Ils mesureraient 0“,0(i5 — 070 sur 0“,048 — 050 (selon Degl. et Gerbe).