‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 220 sur 309 · L.VUUS .MARINUS Liiiné · texte numérisé non relu

L.VUUS .MARINUS Liiiné

Bec tj’ès robuste et très haut, un peu plus long (pie le doigt interne avec ongle, en dessus; niandibule sup. très crochue en avant, dépassant notablement l’inf.; angle nientonnier foH, légèrement en avant

des narines; la hauteur notablement ]ilus forte sur l’angle qu’en arrière des narines; narines à pmi prrès au milieu du bec, en c/essus (voy. fig. 100). Tarse quasi-égal au médian avec ongle. — Dos et couvertures alaires d’un noir ardoisé; tête, cou, faces inf.

et queue blancs, avec ou.

sans stries brumUres sur les deux qmemiers; les grandesrémigesqirimaires noires ou noirâtres et gri-

Fig. 102. Six promières roniiges de Larus MAHi.NUS, ad., en noces.

ses, avec large bout blanc, ad, (voy. .fig. 102). Fre-

mière année : blanc ou blanchâtre, maculé de brun en dessus, moucheté en dessous; rémiges primaires et large bande vers le bout de la queue noirâtres, juv. Bec jnunâtre,l’ angle mentonnier rouge, ad,; bec noir,juv. Pieds d’ un jau nâtre carné ou brunâtres.

LARIENS

Long. tôt. 0'“,65.j — 720; aile pliée 0“,l'S5 — 500; queue O^'JSO — 200; tarse 0"‘,070 — 070; médian, avec ongle 0"\072 — 077; hec, en. dessus', 0'^,000 — 005.

Larüs mariscs Linné, Syst. Xat., éd. 10, ji. 136, 1758. Meisner u. Sch., Vogel der Scliweiz, p. 266, 1815. Temminck, Man. Orn., II, p. 760, 1820. Savi, Orn. tosc., III, p. 53, 1831. NiUsun, Skaml. Fauna, Fogl., 11, p. 328, 1835. Selibiz, Faiina helv., p. 121, 1837. Bailly, Oniitli. Savoie, IV, p. 304, 1854. JRiva, Orn. ticin., p.60t, 1865. Legl. et Gerbe, Orn. eiir.. Il, ]).413, 1867. JVn7.«t‘7i, VOgel Europ., Taf. 55, Fig. 8, 1871. Friderich, Deutsche Vogel, 4® éd., p. 593, Tal). 30, Fig. 6, 1891. Saimders, Cat. B. Brit. Mus., XXV, p. 241, 1896. Sliarpe, Handlist, I, p. 141 , 1899. — L. nktEr, L. vae:os Brisson, Ornith., VI, p. 158 ad. et 167 jiw., 1760. — L. MARiNüs, L. NÆViüs Linné, Syst. Nat., I, ji. 255, ad. etjuv., 1766. — L. MACüLATüs Bodd., Tabl. Pi. enl., p. 16, 1783. — L. jiaximds Leach, Syst. Cat. M. a. B. Brit. Mus., p. 40, 1816. — L. Mulleri, L. Fabricii Brehm, Isis, 1830, p. 993.

Leuoüs jiarinus Kaup, Nat. Syst., p. 86, 1829.

Dominicanus MARINÜS Brueh, Journ. f. Ornith., 1853, p. 100.

Noms volo. S. h'.: Grisai d. Goéland à manteau noir. Grosse bezule ou Gros bézu, Genève. — S. A. : Grosse Mowe, Mantelmôive. — S. I. : Gabbian, Tessin.

Adultes, en noces : Tête, cou. sus-caudalc.s, (lucue et toute.s faces inférieiives (ruii Idanc pur. Dos. croupion et couvertui’cs de l’aile d'un noir ardoisé; scapulaires, rémiges secondaires et cubitales de même couleur, mais largement bordées de blanc. Grandes rémiges primaires noires ou noirâtres et grises, avec bout et jiartie de la baguette blancs; les deux premières pennes très largement terminées de blanc, la première sans macule, la seconde avec une tache ou barre transversale- subterminale noire, la troisième avec bout blanc beaucoup plus court, les 4'' et 5“ avec un second petit espace blanc entre gris et noir, un peu en arrière (voy. fig. 102). Bec jaunâtre ou jaune et plus ou moins orangé, avec tache rouge à la mandibule inférieure, au-dessus do l’angle mentonnier. ou parfois une tache noirâtre, étendue jnsque sur le hoi'd de la mandilnile supérieure. Pieds d'un jaunâtre livide ou carné, lias jaune; bord des paupières orangé.

Adultes, en automne, et en hiver : A peu près comme en été. avec de petites stries brunâtres sur la tête, le cou et un peu sur les joues.

' La longueur du bec en dessus, ou au front, est ici, comme je l’ai dit, toujours bien moindre que la longueur à la commissure.

LONGII’EXXES

Jeunes de V (innée: Facp.s supérieures Ijlanclies ou blaucliàtres, avec stries lu'uuàtres sur la tête et le cou, et larges macules transvoi'sales brunes sur le dos. les scapulaires et les couvertures alaires; les dernièn's un peu nuancées de tons roussàtres pâles. Faces inférieures d'un Idanc rpiasi pur à la gorge, strié de brun au cou, légèrement teinté de grisâtre, avec taches brunâtres plus ou juoins allongées, en dessous, sui- les côtés de la poitrine et du ventre suitout. Sus et sous-caudales blanches, avec quelques macules transversales brunes; rémiges secondaires brunes, bordées de blanchâtre ; rémiges primaires d'un brun noirâtre immaculé, mais finenu'ut liserées de grisâtre vers Textrémité ; couvertures antérieures bruues. largement bordées de blancbâtre. Queue blanche, maculée ou vermiculée de noirâtre, en arrière, avec une large tache brune bordée de blanc sur cbacune dos rectrices formant une bande transversale subterminale, de pins en plus étroite sur les côtés. Bec entièrement noir ou noii'âtre. avec pointe oxti'éme pâle. Pieds grisâtres ou d'un brunâtre pâle. Iris brun.

Ce n'est ])as avant la troisième année qu'ils prennent la livrée d'adulte. Meisner (1. c.) affirme même que la livrée n'est réellement parfaite que dans la 4" année. Le fait est que leur plumage, mélangé de gris dès la seconde année, puis gris varié, de brun, fonce de plus en plus sur le dos, avec chaque nouvelle mue; tandis que la tête, le cou. les faces inférieures et la queue deviennent toujours plus blancs et immaculés. Le bec, pâlit d'abord vers la ba.se. pour devenir jaune pâle, maculé de noir, avec légère trace de rouge sur l’angle mentoiinier, avant de prendi'e l'a-spect adulte; les pieds, d'abord grisâtres, deviennent brunâtres, avant de pâlir de nouveau, et l'iris passe peu à peu du bruu au jaune.

,.4 la naissance: Couverts d'un épais duvet cendré pâle, en dessus, avec taches bimnes diffuses sur le dos et macules noires sur la tête, dont une en carré sur le front; d'un cendré légèrement brunâtre, en dessous, avec milieu du ventre quasi blanc ; bec brun vei's la base, on dessus, et jaune à la pointe.

Variabilité: La disposition et les proportions des e.spaces blancs au bout d('s gi-andes rémiges varient assez avec l'âge. On trouve parfois des sujets adultes, en parfaite livrée de noces, qui présentent au bec. au-dessus de l'angle mentonnier. sur le bord des deux maudibules. une tache noirâtre plus ou moins accusée, reste probablement de la livrée du jeune âge.

Le Goéland marin ou à manteau noir, mesurant jusqu'à 1“,75 d'envergure, entre les plus grandes espèces du genre par consé-

LARIENS

quent et pai'iiii les plus exclusivoiiiont marines, est. suivant les localités. (le passage plus ou moins ivgulier ou irrégulier, hôte d'iiiver ou exceptiouiiel en Suisse. Il a été rencontré, généralement isolé, plus rarement en famille, sur les lacs de Constance, de Zurich, dePThoune, de Sarnen. de Morat. de Neuchâtel et Léman, ainsi qu'en passage sur les grands marais d'Anot et d'Orhe; non seulement dans les régions basses, du nord-est au sud-ouest, au nord des Alpes, mais encore dans le Tessin, au sud, et jusqu'en Engadine, à 1800 m. s/m., à rextrème est, le plus souvent en août et septembre, parfois en hiver ou au premier printemps. En très grande majorité, les individus capturés sont des jeunes; cependant. on a vu et tué aussi un ou deux adultes, particulièrement sur les lacs de Neuchâtel et Léman où l’espèce paraît se montrer plus régulièrement que dans le reste du pays.

Ce grand oiseau, au vol à la fois puissant et léger, nageant bien et capable de courir assez rapidement, se nourrit presque exclusivement d'animaux vivants ou morts, poissons surtout, qu'il happe à la surface de l'eau ou ramasse sui' les grèves. Quelquefois il fait, comme d'autres espèces du genre, des excursions dans les terrc's et trouve alors d'autn^s proies, des insectes, des mollusques ou même des campagnols. 11 se montre toujours d’un naturel assez sauvage. Son cri habituel peut être traduit par mj-mj-ag, (Ui état de frayeur ou de surexcitation par Idauwis.

Il se reproduit en colonies, sur les côtes océanitpies surtout et généralement au nord du 50°, construisant dans les falaises et les rochers, ou entre les herbes sur ces derniers, un nid assez vaste, grossièrement formé d'un iindange de terre et d’herhc's ou do plantes aquatiques, et pondant ordinairement dans le courant de mai. L’incubation dure quatre semaines environ, et les petits ne sont guère en état de bien voler avant le commencement d'août.

Ses n'ufs, au nombre ordinaire de 3 (parfois 2. plus rarement 4), sont assez gros, de forme subovale ou ovoïde médiocrement allongée. et plus ou moins ventrus, tiuclquefois très légèrement piriformes, avec coquille assez mince, ponnise. un peu granuleuse et sans éclat. Ils sont d’un gris verdâtre, d'un gris jaunâtre, roussâtres ou olivâtres, avec des taches éparses, irrégulières et plus ou moins grandes, moyennes et petites, les unes d'un gris lilacé. les autres Itrunes nu noirâtres, assez souvent plus serrées autour du gros bout, et mesurent généralement 0''‘,077 — 081 sur 0'" ,05.3 — 057, plus rarement 0"'.075 .sur 0"'.053 seulement.

L’espèce c'st très répandue en Europe et dans l’Américpie du Nord, jusqu'au 70° environ. jus(]u'en Islande et au Cap Nord entre

LONUIPEXNES

autre, sur terres européennes, d’où elle se répand plus ou moins sur les côtes d’Angleterre et de France, parfois même, bien que plus rarement, sur celles de Poidugal, d’Italie et de Grèce, exceptionnellement et surtout aijrès de grandes tempêtes dans l'intérieur du continent, en Allemagne et en Suisse par exemple. •

330. — 3 ; GOÉL.4ND A PIEDS JADXES Hüringsmowe — Oabhiai/o mezzo-moro.

i.Aiii'S FL'scus Linné.

Bec assez robtiste et moyeiumnent havt, presç[ue égal, eu. dessus, ai( doigt externe avec ongle; mandih. sujt. médiocrement crocluie en. avant et dépassant légèrement Hinf.; angle. mm don nier bien saillant, u)i peu en. avant des narines, la hauteur un pe\i plus forte sur l’angle que derrière les narines (différence moindre chez les jeunes).

Narines à peu ]irès nu milieu du bec, au front. Tarse sensiblement qdus long que le médian avec ongle. — Dos et couvertures edaires d’un ardoisé noinUre; tîde, cou, faces inf. et queue blancs, avec ou sans stries brunâtres sur les premiers; grandes rémiges primaires en majeure partie noires et étroitement terminées de blanc, sauf la première présentant un large espace blanc, en arrière d’une bague subterminale noire, chez ad, en noces (voy. lig. 103). Frem ière nnnée: en majeure partie brun, avec bordure blanchâtre des plumes, en dessus, blanchâtre en. dessous, avec macules brunes; rémiges primaires et large bande à la queue noirâtres, juv. Bec jaune, rouge sur l’angle mentonnier, ad,; noir, juv. Pieds jaunes ou ja unédres.

Long. tôt. O"', 490— 550; aile pliée O'^,:i8O—4-J0; queue 0"‘,I40— 100; tarse O'", 053 — 057 (O'", 000); médian, avec ongle O'", 048 — 051 ; bec, en dessus 0'“,041 — 048.

L.arus PüsCDSÜwwé, Syst. Nat., éd. 10, p. 136, 1758, et éd. 12, p. 226, 1766. Temminck, Man. Orn., II, p. 767, 1820. Sari, Orn. tosc., III, p. 57, 1831. Kdsson,

Fig. 103. Six premières rémiges de Lahus fuscus, ad., en noces.

LARIEXS

Skaiid. Fauiia, Fogl.. II. ]i. 330, 1835. Riva, Orii. tidn., p. 508, 1865. Begl. et Gerbe, Orn. pui'.. II, p. 415, 1867. Fritsch, Vogei Europ., Taf. 5(5, Fig. 7, 1871. Friderich, Deutschp VAgot, 4® rd., p. 502, Taf. 30, Fig. 5, 1891.Sai(Mrfers, Cat. B. Brit. Mus., XXV, ]). 250, 1896. Sharpe, Iland-Iist, I, p. 141, 1899. — L. ghiseus Brisson, ürnith., VI, p. 162, 1760. — L. fl.4 vides ü/eycrR. Wolf, TascFcid)., II, p. 469, 1810. Meixner u. «Sc^.. Vügel der Schweiz. p. 276, 1815. Schinz, Fauna helv.,p. 121, 1837.JJa(7Iy, Ornith. Savoie, IV, p. 310, 1854. — L. cinereüs itoeli, Syst. Cat. M. a. B. Brit. Mus., ]>. 401, 1816.

Leucüs pcsoüs Kniip, Nat. Syst., p. 86, 1829.

Laroides melanotos, L. iiABESGOREM, L. Püscus Brelim, Isis, 1830, p. 993. — L. PüSCESCENS, L. NiGRiBORSALis, L. AssiJULis Brehm, Naumannia. 1855, p.

IloJiiNiCANUS Puscus BrucJi, Jourii. f. Oriiith., 1853, p. 100.

Clupeilarus PüSctJS Bmiap., Cousp. Av., II, p. 220, 1857.

Noms vulg. S. F. : Goéland à pieds jaunes, Grosse bezule ou Gros bésu, Genève. — S. A. : Moire, Grosse 31bu:e, Gelbfüssige Moire. — S. I. : Garigolon, Coccaj, Sgarrhi, Tessiii.

Adultes, eu uores: Tétc. cou. liord dp la iiiaiii et du poignet, suscaudalt's. (lueuo ot toutc.s faces inféiieuces d’uii Idaiic pur. Dos. coiivcrtuivs alaires, antériourps y coiuprises, scapulaires, irmiges seeondairt's on luajt'uiT partie ot cubitales d'un ardoisé noirâtre plus ou moins foncé; rémiges secondaires, .scapulaires et cubitales largempnt bordées ou teimiinéos de blanc. Les trois premières grandes rémiges eu ti-ès grande partie noires et uoiriltres, avec éti'oite pointe blamdie. la premièi'e portant en outre un large espace blanc en arrièi-e d'une bague subtei-minnle noire, la seconde avec ou sans petite macule arrondie blanche sur les barbes internes, dans le noir en arrière; les ti'ois suivantes en majeure partie noirâtres avec bout noir et petite pointe blanche (voy. fig. 103). Bec jaune, rouge au-dessus de- l’angle mentonnier et un peu en avant. Pieds jaunes. Iris jaune clair; Imrd des paupières orangé.

Adultes, eu autouiue et eu hiver: Dessus de la tête, tour des yeux et du cou .striés de lu-unâtre; bec plus ou moins sali de brum'iti-e, avec angle mentonnier orangé; pieds d'un jaune un peu livide; cjuant au reste, à peu près comme en été.

■Tenues, nvnut la mue: Dessus et côtés de la tête et du cou blanchâtres. couverts de nombreuses raies ou macules allongées brunâtres. plus rares sur le front et vers la gorge. Plumes du dos, couvertures moyemu's, scapulaires et cubitales brunes, bordées de blauchâtri! ou de blanc rous.sâtre. Poignet, grandes couvertures et rémiges secondaires d'un brun plus foncé un peu luisant, avec borilures d'un blanc roussâtre au bout des grandes couvertures et

LONGIPENNES

(les iTiiiigcs soconflaii-os. Couvei-turcs antt'n'ieures et réiiiigos primaires noirâtres, les secondes sans liout Idanc. Sus et sous-caudales Idanclies, tachées transversalonient de brun ; T'octric.es blanches, tachetées de noirâtre en arrière, avec grande tache suhterminale dessinant une bande transversale noire, plus large au milieu que sur les côt(k de la queue. Faces inférieures blanchâtres, légèrement nuancées de gi’isâtre et tachées de bi'unâtre au ventre et à la poitrine, avec de ^in(^s stries grises sur le bas de la gorge. B('c noir ou noirâtre. Pieds jaunâtres. Iris brunâtre.

Comme chez l'espèce précédente, le manteau devient do plus en plus foncé avec chaque mue, en même temps que la tète, le cou, les faces inférieures et la queue deviennent de plus en plus blancs, et ciue le bec et les pattes deviennent de plus en plus jaunes.

.4 la naissance : Couverts d'un duvet cendré, avec taches céphaliciues et traits irréguliers noirs, dont plusieurs autour des yeux et un très étroit sur le front, faiblement teinté de roux, avec taches brunes diffuses sur le dos. plus blanchâtre à la gorge, plus fauve en dessous et rembruni sur le venti-e, par de petites mèches brunes ; bec noirâtre vers la base, jaune en avant; pieds d’un brun roussâtre.

Vnriahilitê : L’extension et la distribution des taches blanches sur les rémiges varient non seulement avec l'âge, mais aussi un peu d'individu à individu.

Le Goéland à pieds jaunes rappelle beaucoup l’espèce précédente par son manteau également foncé, mais s’en distingue toujours aisément par sa taille beaucoup plus petite. Il est de passage quasirégulier, hôte d'hiver ou accidenL'l, suivant les localités, en Suisse. Il a été rencontié as,sez fiéquemment sur la plupart de nos lacs, parfois même sur certains cours d’eau. l'Aar et le Rhin, le plus souvent isolément, parfois en petite société, à l'état jeune surtout. On l'a capturé entre autres sur le lac, de Constance, dans la vallée du Rhin (ff .sur le lac (h- Zurich, à l'est, sur le lac de Thoune, au centre, sur ceux de Morat et de Xeuchâtel, ainsi que sur le Léman, à roue,st, et dans le Tessin. au sud, exceptionnellement même jusqu'en H'^-Engadine à l'i^xtrème est du pays. Stôlkei- (1. c.). (pii rcqut un de ces Goélands d’Altenheim, au milieu d'octobre 1897'. ajoute qu'on en vit alors plusieurs ensemble. La collection locale du Jlusée de Genève en pos.sède un In'au sujet, adulte en livrée d'été, tué récemment par M. E. Galopin, à Commugny, sur les rives du Léman, non loin (le Genève.

‘ Uu autre jeune fut capturé dans la même localité en 1876.

LARIEKS

11 est. eoiinue le pi'écédent. oiseau marin suilout; cependant, il se niontn' plus fréqueinineut que lui sur les eaux douces dans l'intérieur des continents, et c’est pour cela qu’il est un ))eu moins rare en Suisse. 11 vole et nage bien, se pose sur les grèves ou, plus volontiers, comme ses congénères, sur les gros blocs de pierre émergeant (!(■ l’eau, à une certaine distance du rivage, blocs malheureusement ('Il majorité détruits ou exploités aujourd'hui et qui naguère conti'ibuaient à arrêter liicn des oiseaux rairs, Goidands en particulii'r, sur nos lacs, sur le Léman entre autres. 11 ne craint pas, comme la plupart de ses congénères, de faire de temps à autre des excursions dans les champs, sur lesquels il court aisément et où il trouve à ajouter à son menu ordinaire de poissons, des sauterelles, des mollusciues toi-re.stres, des vers et pai'fois des souris. L’habitude qu’il a de suivre sur mer les bancs de Sardines et de Harengs, dont il fait grande consommation, lui a valu le nom de Hiiringsmowe ou L. ImretHjorwm. Son cri a été traduit par aycKj, (ujafjay.

11 se reproduit en colonies plus ou moins nombreuses et dans les mêmes conditions que le précédent, bien que peut-être un peu moins avant dans le nord, abondamment en particulier sur les côtes de Xorvège, construisant, dans les dunes ou sur les rochers des côtes maritimes, un nid grossier d'herbes marines ou terrestres, dans lequel la femelle pond généralement en mai, parfois encore en juin.

Ses (pufs. au nombre de 3, parfois de 2 seulement, sont assez gros, de forme ovoïde plus ou moins allongée, à coquille assez mince, légèrement grenue et sans véritalde éclat, avec taches moyennes ou petites et points épars gris et bruns ou noirâtres, sur fond grisâtre, gris-verdâtre, olivâtre ou gris-roussâtre. Ils mesurent 0'",0(i4 — 0(17 sur 0'“,045 — 047, exceptioniu'llement jusqu’à 0'".070 suivant le grand axe. ou jusqu’à O^.OqO selon le petit.

L’e.spèce est ti'ès répandue sur les plages du nord et de l’ouest de rKurop(', et jusque sur h's côtes septentrionales de l’Africpie. Elle est sédentaire en Angleterre, ainsi que plus ou moins sur les rivages de Belgique, de France, d'Espagne et même d'Italie, et se montre dans l'arrière-saison en divers lieux sur les eaux douces ou continentales, en hiver jusqu’en Asie mineure et en Egypte.

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