I.ONGIPENNES
(jumr en. avcud, avec étroite bordure terminale hlan.c-roussâtre. Bec noir; pieds noirâtres.
Long. tôt. O'", 390 — 430; aile pliée 0"',3J5 — 325, dépassant la queue de O'", 048 — 036; queue O"', 120 — 130; tarse 0'^,046 — 051; médian, avec ongle 0'“,0375 — 0391; bec, au front O"', 0335 — 0370.
Larus AiRiciLLA Linné, Syst. Nat., I, p. 225, 1766. TeinmincJc, Maa. Orn., II, p. 779, 1820, et IV, p. 483, 1840. Legl. et Gerbe, Orn. etir., II, p. 431, 1867. Saunders, Cat. B. Brit. Mus., XXV, p. 194, 1896. Sharpe, Hand-list, I, p. 140, 1899. — L. RiDiBUNDüs Wüs. (nec Linné), Amer. Orn., 1808-1814. — L. plumbiceps Brehm, Lehrb., p. 722, 1823.
Xema artjoilla Boie, I*is, 1822, p. 363.
Gavia atricilla Macgill., Man. Nat. Hist. Orn., II, p. 240, 1840.
Chhoioocephalüs atricilla Bruch, Journ. f. Orn., 1853, p. 106.
Atricilla megalopterüs Bruch, Journ. f. Orn., 1866, p. 287. — A. Catbsbæi Bonap., C.-R. Acad. Sc., XLII, p. 771, 1856.
Si je donne une brève description du Larus atriciUus propre aux régions septentrionales de rAinérique et occidentales des Indes, et dont la présence accidentelle en Europe est aujourd’hui fortement contestée, c’est que j'ai hérité de mon père, G. Fatio, une Mouette de la taille de la Rieuse à peu près, bien qu’entièrement différente, qui a été tuée sur le lac Léman, près de Genève, en octobre 1848, et par lui déterminée Larus atriciUus. Après avoir signalé cette intéressante capture dans la Naumanaia (Jahrg. VI, p. 172). en 185G, mon père avait fait faire une jolie aquai-elle de cet oiseau' et avait rédigé, en vue d'une future édition do l’ou- 'vrage de Necker (Oiseaux des environs de Genève), une do.scription sommaire de celui-ci qui mallieureusement ne parut point.
Je désire présenter à nouveau la Mouette en question, jeune encore, parfaitement conservée et à divers égards bien différente soit de Larus melanocephalus, soit d’un autre jeune tV AtriciUus de la collection qui me vient de mon père et est censé provenir d'Europe septentrionale; mais, je .suis très embarras.sé pour pe.ser la valeur des caractères distinctifs des jeunes à différentes époques, devant la pénurie des données y relatives pour certaines espèces, la Mouette cà capuchon plombé en particulier. Je me trouve dans la position de Fauteur du volume XX\ du Catal. du British Muséum, H. Saunders, quand il déclare qu'il est souvent très difficile de distinguer les jeunes des Larus atriciUus et L. melanoceqibalus.
Le mieux est, je crois, de donner ici une desci-iption un peu dé-
Aqiiarelle malheureusement égarée.
LAHIENS
taillée du jeune Larus en litige, pour permettre d'apprécier ses caractères différentiels et ses affinités.
JEUNE, APIIÈS LA MUE (Atricillus ou Melanocephaliis?)
Description d’un sujet tué sur le Léman.
Bec rappelant Iteaucoup celui des adultes iXAtricillvs décrits cidessus, par SOS formes et dimensions, bien (lu'un pou moins prolongé en avant des narines, soit Iteaucoup plus robuste et plus haut cpie chez Ridibiit/d/is, quoique notablement moins élevé sur l’angle mentonnier et devant les narines que chez Melanorcphains, et, par le fait, à arête supérieure quasi gradmfflement déclive sans dépression .sui- les narines. Ongle du pouce touchant à peine le sol. Ailes dépassant beaucoup la queue. Penne.s culiitales longues, atteignant le l)ord supérieur de la bande caudale brune, au milieu, soit près des •*/,. de la queue chez MelaHorephciliis après la mue).
Tête, nuque et derrière du cou comme nuancés de gris ou de brun-roussâtre pâle; chatiue plume étant d'un brun roux clair au milieu et bordée de cendré ou de blanchâtre, à pai't un e.spacc autour de l'oul où le brunâtre domino, espace sombre se prolongeant en s'élargissant jusqu'assez lias .sous l'oreille. Le bord des paupières blanchâtre. Plumes du dos, couvertures petites et moyennes, cubitales et scapulaires d'un brun grisâtre assez foncé, largement bordées et tei-minéos do blanc ou blanchâti-e. Croupion et sus-caudales blancs, avec quelques petites taches brunes étagées, quasi-équidistantes. Grandes couvertures d'un cendré bleuâtre clair, formant un large miroir immaculé sur l’aile pliée. Pu’iniges secondaires brunes, bordées de blanc. Grande pollicienne et couvertures antérieures noirâtres, bordées de blanc à l’extrémité. Cinq premières grandes rémiges d'un noir brun, en dessus, avec baguette brune ou brunâtre, sauf à la base, grises et blanches, avec baguette blanche, en des,sous; la première entièrement noire, sauf sur le bord des barbes internes, en arrière de ses deux cinq, environ; les suivantes noires sur un quart de leur longueur à peu près, en arrière du bout, puis sur les barbes externes, ainsi que sur une largeur qua.si-égale des barbes internes et une étroite bordure extrême de celles-ci. enveloppant une bande blanche allongée; les ;T' à 5‘' étroitement terminées de blanchâtre. Rémiges primaires postérieures, depuis la 0“, en majeure partie grises, avec bout noir et pointe blanche. Rectrices blanches, avec une grande tache noirâtre largement boialée de blanc, dessinant une bande transversale et siditerminale sur la queue; les médianes avec un espace clair au milieu de la tache. Gorge et un étroit demi-collier sur le devant et les côtés du cou d'un blanc
IiON«IPENSï]S
légèroiiient voussâtre. Faces inférieures lOancIios, avec croissants subterininanx brunâtres plus ou moins accusés sur les plumes du coiu (les côtés do la poitrine et des flancs. Bec noir en dessus et en avant, bi'un foncé sur les côtés, en arrièi'e. Pieds bruns. Iris brun.
Long. tôt. ()'“,40; aile pliée 0"*,.Slo, dépassant queue do 0",05'2; queue O^l^ô; tarse O'" ,048; médian, avec ongle 0'",0.3ü; bec. on de.ssus, à la l)aso de l’arête sup. 0'",0335.
L’individu en question e.st déterminé jeune par la présence do la bande subtcrminale noirâtre de sa queue, ainsi que par la bigarrure de son plumage; et l'époque de sa i-encontrc sur le Léman établit indubitablement qu’il a dû faire au moins une première mue. qu'il est même peut-être déjà dans sa seconde année, à cause de la pui’oté du cendré-ldeuâtrc de scs grandes couvertures, de la moindre largeur de sa bande caudale et de la longueur de .ses pennes cubitales.
La forme du bec. plus déclive et moins élevé on avant que chez Melaitocephdlus, la longueur relative des premières grandes lémiges dépassant notablement plus le bout de la. queue que chez celuici, la couleui- brune des taches du manteau et surtout la teinte d'un gris-brun rou.ssâtre clair de la tête et du cou. rappelant à la fois celle du jeune Atncillus avant la mue, sur les mêmes parties, et celle de l’adulte (ui hiver sur le derrière de la tête et la nuque, militent fort('meut en faveur d’un rapprochement avec Airidlhis.
Je n'hésiterais pas à rapporter à cette dernière espèce le curieux sujet que je viens de décrire, s'il ne présentait, sur un autre point, un caractère contradictoire d'une certaine importance. Ses grandes rémiges, à partir de la seconde surtout, prés('ntent en effet, comme j(' l'ai dit. nn espace blanc allongé sur les barbes internes, rappelant la ligure de ces pennes donnée pai' Saunders, pour MpIcihocephcdnsjnv.' dans le vol. XXV du Catal. of B. du Brit. Muséum, p. 182, en lS9(i.
Les caractères distinctifs tirés des formes très diff'érent(‘s du bec, des proportions relatives des aih's vis-à-vis de la queue et de certaines particularités de la livrée ne peuvent, malgré leur importance, permettre de négliger les dissemblances signalées dans la couleur des rémiges à qui sait que les jeunes, dans le genre Lanis, ont généralement les grandes rémiges plus sombres ou plus noires que les adultes, et que, dans le cas particulier d'AtricilUts, adultes
‘ Jeune de 2« année ])robableinent; car ce n’est pas le cas chez ceux de année que j’ai pu examiner.