I.AlllENS
et jciuips avant la imie, au moins celui que j’ai examiné, ont d'onlinaire les premières f>'ran(les rémiges noires ou noirâtres.
Notre oiseau. (|ui ne répond pas sur bien des points aux descriptions jus(|u’ici données de la Mouette mêla nocéphale. dans le jeune âge. ne serait donc ni un Melanocejihalus, ni un Atricilhis jeune ordinaire; à moins que l'on admette, dans la série des ti'ansformations avant l’état adulte, cbez ce dernier, un moment où les |)rincipales rémiges portei'aient. comme chez ^lelaHoerjilniliisjur., une bande blanche sur les barbes internes, ce (pii paraît peu probable. Une comparaison attentive avec les autn's espèces de la section des Moiu'ttes à capuchon qui habitent l'Europe ou s’y montrent accidentellement ik' penmd guère d'autres rapprochements. Nous avons vu que BuHbut/dns, à divers âges, est complètement différent; Icldliyn'étiis e.st de taille énormément supérieure; Lfucoj)]!thnlmus a le bec beaucoup jilus grand, et PliUadel]ih,ia{B()Hapai-tii Swains.) d'Amériipie. accidentel sur les côtes Britannicpu's et à . Héligoland. paraît bien différent, autant qu'on en peut juger siales trop brèves descriptions du jeune qu'on possède jusqu'ici.
En .somme, faute de données suffisantes sur les diverses livrées transitoires des jeunes do beaucoup d'espèces, et ne sachant trop où placer le sujet en question, je ne puis mieux faire, je crois, que de le laisser, jusqu'à plus amples renseignements ou nouveaux matériaux, entre les deux espèces qui s'en rapprochent le plus, le Larns atiicülns, ici décrit, et le L. iiitiaiioceplinhis qui suit.
La Mouette à capuchon plomhé, dite aussi Atricille, a été signalée. non seulement comme apparition accidentelle, sur les côtes d’Angleterre, de France et d'illyrie par divers auteui-s; mais encore. comme espèce commune, sur diverses îles (d différents points des rives de la j\Iéditorrauée, par Temminck, en IS‘20. 11 paraît probable que ce dernier a relevé sur des sujets d'Amérique la bonne description de L. atriciUa, adulte en noces, qu'il donne dans le volume II, p. 779, de .son l\Ianuel d'Ornithologie, et qu'il s'est ti-ompé en i-apportant à ceüo espèce, en partie sur la foi de Natterer, certaines Mouettes à capuchon communes sur la Méditerranée, des Mélanocéphales peut-êti-e. Saunders (Cat. B. Brit. Mus., XXV, p. 197). en lS9(i. et Sharpe (Hand-li'st. I, p. 140), en 1899. récusent toutes les censées renconti-es de l'espèce en Europe, et limitent l'habitat iVAtrirdhis au nord do l'Amérique (d aux Indes occidentales, en belle sai.son, avec extension dans l’Amérique centrale et méi-idionale. en hiver. L(> jeune tué siti- le Léman, près de Genève, en octobi-e 1848, sei-ait donc le seul rencontré en Europe, s’il doit être vraiment rapporté à cette espèce.
LOSHIPENNES
\j Atricillns nicherait, dans les grands marais du nord de l’Aniéri(iiie. dans les mêmes conditions à peu près (pie notre Ridibniidus en Europe.
Ses œufs, au nombre de 2 ou plus souvent 8, de forme ovoïde un peu ol)tuse et à cotpiille mince, sont volontiers d'un ga-is olivâtre et semés de taches grises et brunes, petites et moyennes. Ils mesurent 0“,050 — 058 sur 0'”,037 — 038, selon les figures de Bædeker.
336. — (9) ; MOUETTE MÉLANOCÉPHALE Scinunrzkdpfigp. Mdwe — Gabbiano corallino. LAUUS MEL.ANOCEPH.ALUS Nattergr.
Bec relativenieiit robuste et élevé, léçjèremeid plos long en. dessus que le doigt ivtenie avec ongle; mandibule sup. un peu déqirimée au dessus des narines, en arrière, et assez brusquement courbée e)i avant; angle mentonnier bien uccAisé; la hauteur sur l’angle au moins égale à celle sur les narines, le jdus souvent un peu qdus forte; le bout ant. des narines généralement qil us voisin, du bout du bec que du front, chez ad. Tarse notablement plus long que le médian avec ongle. Grandes rémiges assez larges, dépassant relat.peu la queue. — Dos et couvertures alaires d’un cendré bleuâtre pâle. Tête et haut du cou, suivant la saison, entièrement noirs, ou blancs; le capuchon de noces presque aussi bas derrière que devant. Bas du cou, faces inférieures et queue blancs. Rémiges jnimaires blanches, la première étroitement bordée de noir au côté externe, ad. — Fremière année: variée de cendré, de brun et de blanc, en dessus, blanche en. dessous; derrière et côtés de la tête ornés de. stries noirâtres; rémiges primaires en. presque totalité et une bande transversale à la queue noirâtres, juv. Bec rouge, avec une bande transversale noirütre plus ou moins apparente, en avant, ad.; livide ou jaunâtre, avec bout noirâtre, juv. Pieds rouges, ad.; bruns, juv.
Long. tôt. U'“,380 — d20; aile pliée 0"',295 — 330, dépassant la queue de 0”',03U — 035; queue 0’“,I20 — 135; tarse 0"',046 — 052; médian, avec ongle O'", 037— 042; bec, en dessus 0"',03I — 035.
Larüs mela.\ocki>ualüs Natterer, Isis, 1818, p. 816, et in Temminck, Man. Orii., II, p. 777, 1820; Temm., Man. Orn., IV, p. 480, 1840. Savi, Omit, tosc., III, p. 65, 1831. Deyl. et Gerbe, Orn. eur., II, p. 437, 1867. Fritsch, Vügel Europ., Tab. 57, Eig. 2 et 3, 1871. Friderkh, Deutsche Vôgel, 4® éd., p. 683, Tab. 29,